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Discours du Guide suprême aux députés du Parlement islamique Version imprimable
29/05/2011

Ce qui suit est le texte intégral du discours prononcé le 29 mai 2011 par l'Ayatollah Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, lors d'une réunion avec les députés du parlement de la République islamique (Majlis).

 Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

"Chers frères et sœurs, soyez les bienvenus. J'espère qu'Allah le Tout-Puissant, vous récompensera pour chaque instant de travail sincère et votre sens des responsabilités. J'espère qu'Allah le Tout-Puissant, vous accordera des bénédictions croissantes, chers frères et sœurs.
Je tiens à remercier M. Larijani [président du Parlement islamique] pour ce bon rapport et l'expression des positions claires et transparentes du représentant du Parlement sur les puissances arrogantes, les Etats-Unis et les expansionnistes internationaux.
Bien sûr, ceci est aussi l'avis de la nation et nous devons être reconnaissants à Allah le Tout-Puissant, d'avoir aidé notre nation à préserver et même à accroître sa compréhension claire et précise, des évolutions politiques du monde et de leurs objectifs au cours des trois dernières décennies.
C'est une réalité indéniable que l'un des problèmes actuels des nations est l'absence de prise de conscience ou une ignorance qui leur nuit dans les évolutions mondiales et les différents événements, et les conduit à l'erreur dans les dilemmes politiques.
Si la réalité des regroupements politiques et économiques dans le monde était éclaircie pour les nations et qu'elles y réfléchissent de façon consciente, maintenant à l'esprit leurs objectifs, l'épée des puissances arrogantes s'émousserait.
L'objectif principal de cette immense propagande diffusée par les médias et les machines de désinformation au service de la politique des puissances arrogantes, est de créer la confusion afin que les nations ne puissent gagner ou préserver cette prise de conscience et cette perspicacité. Notre nation elle, l'a conservée et nous devons en être reconnaissants.
Je tiens également à remercier les honorables députés du Parlement d'avoir clairement exprimé ces positions jusqu'à aujourd'hui, et par la grâce d'Allah, ils continueront à agir de la même manière jusqu'à la fin de leur mandat. Cela aurait été une sérieuse déception pour le pays et la Révolution si le Majlis avait fait une erreur dans l'une de ces importantes évolutions politiques, soit par indifférence soit pire encore, par l'adoption de positions erronées.
Nous devons être reconnaissants au Majlis et être fiers de lui pour ses positions fermes et ses positions claires et sans ambiguïté sur les différentes questions politiques, et à l'occasion des attaques des ennemis contre la République islamique.
J'exprime ma profonde gratitude au Majlis et j'insiste pour que ces actions se poursuivent avec fermeté parce que le conflit entre la Révolution islamique et l'arrogance mondiale est un conflit qui continuera. Certes, par la grâce d'Allah, ce conflit ne continuera pas jusqu'à la fin des temps.
La République islamique se renforcera avec le temps et les attaques diminueront le jour où les ennemis seront découragés, mais en attendant, la nation et les personnalités doivent résister. Il est nécessaire de poursuivre cette résistance. La subtilité avec laquelle la Révolution traite l'ennemi ne doit pas être ignorée. Aujourd'hui, nous devons vérifier le type de complot que l'ennemi fomente contre la Révolution. En d'autres termes, nous devons prévoir le scénario de l'ennemi et ses objectifs. Si nous parvenons à faire des prévisions précises et planifier de façon correcte, l'ennemi sera certainement vaincu.
Toutes les preuves montrent que l'ennemi se concentre actuellement sur quelques domaines essentiels. Le domaine économique en est l'exemple le plus évident. C'est pourquoi j'ai nommé cette année "L'année du Djihad économique ".
L'un de leurs objectifs est de mettre économiquement notre pays à genoux, de retarder et de paralyser le pays dans le domaine économique et de décourager le peuple. Cela est évident, d'autant plus qu'ils l'ont eux-mêmes déclaré. Cela donne des directions claires au Majlis, au gouvernement et à tous les responsables travaillant dans différents secteurs nationaux.
D'autres exemples évidents sont leurs efforts pour fomenter la discorde entre les organismes chargés de la gestion du pays. C'est un de leurs objectifs essentiels et ils ne cherchent pas à le cacher. Cela ne signifie pas qu'ils ne veulent pas cacher cet objectif mais il est impossible de le cacher. La façon dont les ennemis agissent dans les questions importantes et à grandes échelles, exige qu'ils agissent publiquement, qu'ils fassent certaines déclarations et certains discours. Par conséquent, les plans et les politiques des ennemis ne peuvent pas être gardés secrets. Ils veulent fomenter la discorde et utilisent tous les moyens en leur possession. Nous devons être vigilants. Les différences de goûts et d'opinions politiques ne doivent pas aboutir à des conflits entre les différents groupes politiques et les responsables du pays. Si nous considérons de façon optimiste les événements postélectoraux, nous dirons que les dissidents avaient seulement des doutes, leur grand péché est d'avoir évoqué ces doutes de façon à créer un grand problème pour le régime islamique.
Ce grand péché ne peut être ignoré et ses effets existent encore dans notre société.
Bien entendu, la nation iranienne est une nation vigilante. La vigilance de la nation iranienne lui permet d'évacuer automatiquement les effets de tels événements ou de ne pas les laisser apparaitre. Mais ces gens ont essayé de porter atteinte à la République. Créer des conflits, causer des différends et fomenter la discorde sont de graves fautes et des actes répréhensibles car c'est exactement ce que cherche notre ennemi.
Vous devez jouer votre rôle au sein du Majlis. Cette question n'a rien à voir avec les penchants politiques et les goûts des députés. Les goûts politiques n'ont aucune importance, l'important est de défendre le pays, la Révolution, l'islam et les grandes réalisations de la nation. Tous les groupes politiques du pays partagent ces préoccupations sauf ceux qui leur sont étrangers. Ces préoccupations sont celles de tous les partis politiques du pays, indépendamment de leurs tendances.
Un autre exemple très saillant est la campagne déployée pour saper les croyances et les sentiments islamiques, et promouvoir de différentes manières des idées sacrilèges ou blasphématoires. Cela fait partie de leur politique. Ils dépensent d'énormes sommes d'argent et font d'immenses efforts pour déployer des machines de propagande chargées de changer la mentalité de nos jeunes. Bien sûr, cela ne se limite pas à nos jeunes. La même politique se poursuit actuellement avec véhémence, dans les pays arabes où ont lieu des révoltes et des révolutions. Ils ont dépensé des milliards de dollars pour influencer les jeunes qui s'étaient rassemblés sur les places du Caire ou en Tunisie, et qui ont donné naissance à ces grands événements. Ce sont des événements qui se produisent et non des prévisions ou des analyses. Ce sont les faits qui sont importants. L'ennemi fait donc des efforts et travaille de toutes ses forces pour promouvoir la corruption et l'immoralité, et ébranler les convictions des gens.
L'ennemi a préparé un scénario complet et bien défini contre la République islamique, le mouvement islamique et l'éveil islamique. Heureusement nous sommes capables de faire face à ce scénario. Il n'y a aucun doute à cet égard. Je dis de façon décisive que notre puissance potentielle au niveau idéologique et philosophique et la main-d'œuvre compétente et enthousiaste dont jouit la République islamique, sont capables de contrer cette attaque et l'ont montré au cours de ces 32 dernières années. Les ennemis ne sont pas restés les bras croisés au cours des 32 dernières années. Ils ont sans cesse pensé et travaillé, ainsi que leurs soi-disant laboratoires d'idées.
Ils ont dépensé de l'argent, préparé de nombreux plans, utilisé des agents, organisé des rencontres et des visites ci et là, et ont fait tout leur possible dans les domaines diplomatiques. Toutefois, le résultat est que la République islamique a avancé et qu'ils ont eux, reculé.
Bien sûr, sans certaines négligences, faiblesses morales et autres lacunes dont nous souffrons, nous aurions fait encore plus de progrès. Nous avons eu effectivement certains problèmes mais en dépit de ces lacunes, nous avons fait des progrès sensibles et l'ennemi a connu un déclin certain.
Les Etats-Unis à l'époque de Reagan étaient très différents par rapport à l'époque d'Obama. La République islamique des années 70 est radicalement différente de celle des années 90. Nous avons progressé et les Etats-Unis ont décliné. Par conséquent, la République islamique est capable de leur résister, à moins que nous échouions dans le maintien de notre vigilance et que nous nous sentions trop confiants, ces deux attitudes sont dangereuses. Il ne faut ni perdre notre vigilance ni nous concentrer sur des questions secondaires. Nous ne devons ni nous sentir trop confiants, ni sous-estimer l'ennemi et le considérer comme impuissant. Nous devons être vigilants.
A ce propos, je m'adresse à tout le monde. Je m'adresse à chacun des 290 membres du Majlis ici présents. Chacun et chacune d'entre vous a cette responsabilité divine. Vous devez être vigilants. La même directive s'applique au gouvernement, aux fonctionnaires du système judiciaire et aux responsables gouvernementaux travaillant dans différents secteurs nationaux. Nous sommes tous responsables, les membres de l'armée dans un sens et des civils dans un autre.
Mais la responsabilité des responsables du gouvernement est claire, plus lourde et bien définie. Nous sommes tous responsables. Voilà comment nous devons considérer nos emplois. Chacun est responsable de son côté : moi dans mon travail, vous, dans votre emploi et les autres dans leur emploi.
Nous avons une lourde responsabilité qu'Allah le Tout-Puissant, nous a confiée. Nous n'avons pas le droit de renoncer à cette responsabilité. Non, c'est un devoir que nous devons mener à bien, avec force et responsabilité. Nous devons toujours avoir cela à l'esprit quand nous nous engageons dans un travail politique, intellectuel, économique ou de gestion.
Si nous travaillons sans avoir ce point à l'esprit, il est possible que nos efforts aillent dans le sens inverse des objectifs et nous devrons supporter le châtiment divin.
Allah le Tout-Puissant, ne pardonnera pas de tels péchés. L'imam Khomeiny a dit la même chose au sujet de certains problèmes et péchés sociaux, des infractions politiques et d'autres questions de ce genre. Il disait : «C'est un péché qu'Allah le Tout-Puissant, ne pardonnera pas, car il n'est pas facile de se repentir de ce péché." Dieu pardonne tous les péchés si le pécheur s'en repent.
Mais si une personne commet un péché et nuit à toute une nation, comment peut-il s'en repentir ? Comment peut-il réparer ses fautes ? Comment peut-il demander pardon à chaque personne qui en a subi les conséquences ? Allah le Tout-Puissant, ne pardonnera pas de tels péchés. C'est pourquoi nos postes sont si sensibles.
Voilà donc un aperçu sur des questions nationales, régionales et mondiales. Le Majlis et le gouvernement ont heureusement adopté des positions appropriées et ont résisté.
Nos responsables gouvernementaux ont réussi à transmettre le message clair de la Révolution à la population de la région malgré le tumulte des ennemis, et la nation iranienne et ses responsables ont réussi à exprimer clairement leur avis qui est juste et logique. C'est ce qui s'est passé heureusement et cela doit continuer.
Après tout, nous sommes au milieu d'un champ de bataille. Dans un champ de bataille, on frappe et on doit s'attendre à être frappé. L'ennemi ne reste pas les bras croisés, il essaie de porter des coups. Nous devons considérer cette vaste arène internationale comme un champ de bataille. Il n'est pas question de paix ni de pitié. Quand ils se montrent doux, c'est qu'ils attendent le moment propice pour vous porter un coup fatal. Par conséquent, il faut être vigilant. Nous devons être en éveil et vigilants, et j'insiste pour que cette vigilance soit maintenue et préservée.
Il est temps pour tous de faire preuve de vertu. Nous avons une vertu personnelle où chacun doit surveiller ses actes. La vertu parfaite exige que l'on surveille constamment ses actes, tout comme quelqu'un qui marche à travers des buissons épineux. C'est un exemple qui a été utilisé à la fois dans les récits islamiques et dans les déclarations des personnalités éminentes. Il faut toujours regarder où l'on met le pied. Si vous ne faites pas attention, les épines déchireront vos vêtements et vous blesseront les pieds. C'est une image pour expliquer la vertu individuelle qui est nécessaire car c'est la seule façon pour que les gens atteignent le succès et le salut. Si quelqu'un veut obtenir le salut final, il doit faire preuve de vertu. Plus on respecte la vertu, plus grands seront le succès et le salut.
Mais il y a aussi une morale collective qui exige que les membres d'un groupe se surveillent les uns les autres. Sans cette surveillance collective même ceux qui observent la vertu individuelle dans le groupe, risquent de glisser et de déraper. Nous avons eu beaucoup de problèmes à cause de cela ces trente dernières années. C'est un domaine dans lequel nous avons fait preuve de faiblesses.
Depuis une vingtaine d'années nous avons eu un courant politique dans le pays qui s'est fait appeler «de gauche». Ils avaient même de bons slogans mais ils n'ont pas fait attention et ont négligé cette morale collective. Il y avait parmi eux des gens qui étaient très religieux, mais le manque d'attention au groupe a fait que les dissidents opposés à l'Imam Hossein (AS), à l'islam, à l'Imam Khomeiny et à la Révolution, ont pu compter sur eux. Ils n'ont pas lancé des slogans contre l'imam ou la Révolution, mais ont permis à ceux qui criaient des slogans contre l'imam et la Révolution, de profiter de leur présence. C'est un danger très grave. Ils ont dérapé. Par conséquent, la surveillance collective est nécessaire.
L'année dernière, j'ai suggéré que vous établissiez des mécanismes de surveillance mutuelle au sein du Majlis. C'est un exemple de morale collective. Vous devez surveiller votre organisation. Certaines critiques ont été avancées ci et là, disant que les députés devaient être libres de leurs mouvements. Personne ne leur conteste cette liberté. C'est seulement aux déviations que nous sommes opposés. Un mauvais député ternira la réputation du Majlis et le déshonorera. N'est-ce pas regrettable de voir ternir la réputation d'une si grande organisation législative ?
Nous sommes allés chez l'Imam Khomeiny au début de la Révolution pour présenter une personne approuvée par l'imam, pour la candidature à la Présidence de la part du parti républicain islamique. L'imam n'a pas accepté cette proposition pour certaines raisons puis il nous a recommandé de nous référer au Majlis. Il nous a dit que l'avis du Majlis était important. Le Majlis avait une telle importance aux yeux du leader de la Révolution et du fondateur de ce régime. Il faut que ce statut soit préservé. Il est nécessaire de défendre et de préserver la réputation du Majlis. Cela nécessite une auto surveillance. Sans cette surveillance, nous serons confrontés à des problèmes comme vous le voyez. J'ai fait cette suggestion l'année dernière. Bien sûr, de petites étapes ont été franchies récemment au Majlis dans ce domaine, mais l'importance de cette question n'a pas été bien ressentie. Cette surveillance est le signe de l'existence d'une morale collective.
Il y a différents goûts et penchants politiques au sein du Majlis. Je n'insiste pas pour que les différentes tendances politiques se rassemblent et s'unissent en une seule. Non, les différences de goût, d'opinion et d'idéologie politique sont naturelles. Dans de nombreux cas, ces différences d'opinion sont bénéfiques et parfois aussi négatives mais il n'est pas nécessaire de les éliminer. Par contre, comme je viens de l'expliquer, les députés ne doivent pas se disputer et ces différences ne doivent pas conduire à des hostilités et à oublier les Etats-Unis. Malheureusement certains de nos partis se comportent de cette manière.
Quand ils sont opposés à un certain parti, ils ont tendance à oublier les Etats-Unis, Israël et les ennemis de la Révolution et de l'Imam. Leur principale préoccupation est de vaincre leur adversaire. C'est une erreur. Les partis politiques ne doivent donc pas se battre de cette manière. Leurs membres doivent avoir des mécanismes de surveillance pour ne pas laisser leur parti dérailler. Il y a des gens très bien dans ces partis politiques mais quand un groupe politique déraille, les bons et les mauvais sont pris dans le mouvement. Ces points sont évidents et naturels. Je ne tiens pas à donner des conseils à ce sujet aux frères et sœurs ici présents.
Je tiens à mentionner à présent un autre point important. Cette année étant la dernière année de votre mandat au sein du Majlis, prenez soin de ne pas laisser les prochaines élections qui se tiendront à la fin de l'année, paralyser le Majlis au cours des dix derniers mois.
Il serait dangereux que l'attention des honorables députés aux prochaines élections qui se tiendront le 3 mars 2012, éclipse les autres affaires et les travaux qui devraient être achevés au cours des dix prochains mois. Je vous prie de ne pas laisser cela se produire.
J'ai conseillé à tous les gouvernements jusqu'ici qu'ils maintiennent leurs efforts au cours de la dernière année mais ceci est plus important dans le cas du Majlis, car les conséquences seraient encore plus graves. Pour le gouvernement, la dernière année signifie la fin des mandats. Ils ne peuvent rien faire pour conserver le poste qu'ils ont actuellement.
Mais ce n'est pas le cas des députés qui peuvent essayer de garder leur poste mais sans affecter leurs responsabilités actuelles qui sont essentielles et délicates. Je prie les frères et les sœurs de faire attention à cette question.
Lier une relation avec les puissants et les riches, pose aussi un problème. Je n'irai pas par quatre chemins car nous sommes tous des frères et nous devons nous encourager mutuellement à la vérité et à la bienveillance. Il est très dangereux de s'approcher des puissants et des riches pour assurer sa position au Parlement. C'est une très mauvaise chose. C'est une des choses qu'Allah le Tout-Puissant, ne pardonnera pas et qui engendrera la vengeance divine. C'est un acte qui aura des effets très négatifs sur les gens, leur destinée (qui est si importante) et la société.
Les chers députés doivent élaborer ce projet de surveillance qui a été en grande partie approuvé par le Majlis, pour un véritable contrôle sans aucune magouille. Faites en sorte que le Majlis soit vraiment supervisé de manière appropriée sans aucune possibilité de tricherie ou de corruption.
Un autre point que j'ai toujours répété est la nécessité de coopérer avec le pouvoir exécutif. Il doit exister une coopération avec le pouvoir exécutif et judiciaire, mais la coopération avec l'exécutif est plus importante parce que le Majlis travaille de pair avec l'exécutif.
Bien sûr, il faut éviter les discordes et les tensions qui auraient des effets très négatifs sur le peuple. Parfois, certaines critiques avancés au sein du Majlis dans un discours, deviennent incontrôlables. Si des critiques sont faites contre une personne ou un groupe, il ne sera pas facile d'en éviter les conséquences. Cela décourage le peuple. Aujourd'hui, nos responsables gouvernementaux travaillent durs. Ne contestez pas ce fait en disant qu'il y a des lacunes ici ou ailleurs.
Je suis conscient des insuffisances et peut-être de certaines lacunes que beaucoup de gens ignorent. En dépit de ces insuffisances, le pouvoir exécutif jouit actuellement d'une situation favorable et de grands travaux ont été accomplis dans le pays. Il est nécessaire de coopérer. Il est nécessaire de s'entraider. Le Majlis et le gouvernement doivent s'entraider. La loi a le dernier mot dans les actions gouvernementales et les options du gouvernement sont un signal à nos législateurs, sur les tendances à suivre dans leur législation. Cette question n'est absolument pas contraire à l'indépendance du Majlis.
J'ai moi-même été député et Président. J'ai expérimenté les deux postes et au cours de ces années [de leadership], j'ai vu différents parlements et différentes administrations.
Il n'y a rien de mal à formuler une loi appropriée, efficace et logique qui sera facilement applicable par le gouvernement. Si le Majlis ratifie de telles lois, cela ne veut pas dire qu'il a perdu son indépendance. Il y a des gens qui ont de sérieux problèmes avec l'existence du Majlis et en même temps se soucient de son autonomie et défendent son indépendance ! Cela n'est pas en contradiction avec l'indépendance du Majlis. Le Majlis doit voir comment il est possible de formuler des lois dont l'application sera facile pour le gouvernement.
Cela est possible et ne pose aucun problème. D'autre part, une fois qu'une loi a été élaborée et approuvée, le gouvernement est tenu d'agir conformément à cette loi avec fidélité et sans histoires. La coopération doit se faire des deux côtés, les deux parties doivent coopérer et s'entraider. Cela est nécessaire et doit être respecté. La situation deviendra embarrassante si les deux parties manquent de bonne volonté, le Majlis refuse alors de changer une loi particulière simplement parce que le gouvernement l'a demandé et de son côté, le gouvernement refuse d'appliquer une loi juste prétextant certains problèmes, avec pour résultat l'impossibilité de gérer le pays. La clémence, la coopération et la souplesse sont de bonnes choses. Nous avons certaines prescriptions islamiques à cet égard.
Les croyants doivent faire preuve de souplesse. C'est seulement avec l'ennemi qu'il ne faut pas faire preuve de souplesse. Il faut être souple avec les amis. Il est nécessaire de faire preuve de tolérance les uns vis-à-vis des autres et vice versa.
Les élections parlementaires auront lieu dans dix mois et sont importantes. Les élections sont l'étendard de la République islamique. Heureusement, à la grande déception des ennemis, nous avons toujours organisé nos élections à la date fixée. Ceci est très important. Depuis la première élection en 1979, nous avons organisé 31 ou 32 élections qui ont toutes eu lieu à temps.
Lors d'une élection parlementaire, certains ont tout fait pour la retarder mais sans résultat. Les chefs des trois pouvoirs se sont joints pour empêcher que les élections parlementaires soient tenues à temps, mais ils ont échoué. Ils ont fait beaucoup d'efforts, organisé des discussions, publié des articles dans les journaux et récolté des signatures pour le report des élections. Les fonctionnaires du gouvernement ont été mobilisés, mais par la grâce d'Allah, ils ont échoué. Inshallah, la situation sera la même dans l'avenir.
Les élections sont importantes. Les élections sont notre étendard et le symbole de la démocratie religieuse. Il est nécessaire d'organiser ces élections de manière appropriée.
En dépit de certains accès de mauvaise humeur ci et là, lors des différentes élections, et des craintes prématurées sur d'éventuelles fraudes, ils n'ont jamais été en mesure de prouver une seule de leurs déclarations.
Heureusement toutes les élections ont eu lieu de manière transparente et claire. Par la grâce d'Allah, l'élection à venir aussi sera tenue de la même manière. Bien sûr, nous avons du temps avant les élections mais je conseille aux représentants du gouvernement d'être prudents et de maintenir le respect qu'elles méritent.
Le Majlis, le gouvernement et le pouvoir judiciaire doivent tous respecter les élections. Personne n'est autorisé à s'immiscer dans les élections d'une manière ou d'une autre. C'est le peuple qui doit juger, choisir et déterminer le résultat de nos élections.
Avant de conclure, je voudrais ajouter un dernier point [en réponse à la louange excessive d'un des députés au Guide suprême. ndt]. J'ai vraiment été gêné par les louanges du cher frère qui a pris la parole après M. Larijani. Bien que ces déclarations viennent d'un amour sincère, d'une sympathie et de l'amabilité du locuteur, elles sont nocives à la fois pour moi et pour la personne qui les fait. Il faut éviter de tels commentaires. Nous constituons un ensemble chargé de faire fonctionner le pays et nous travaillons ensemble comme une équipe. Je suis responsable d'une affaire et vous êtes responsable d'une autre. De tels commentaires ne sont ni plaisants ni ne nous font avancer.
Nous sommes tous des serviteurs de Dieu et inshallah, les serviteurs du peuple. J'espère qu'Allah le Tout-Puissant, nous donnera l'occasion de bénéficier de Ses bénédictions.

Que les salutations divines soient sur vous et que la miséricorde d'Allah et Sa bénédiction vous accompagnent !

 
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