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Discours du Guide suprême aux étudiants et aux professeurs du centre islamique du Khorasan du Nord Version imprimable
10/10/2012

Ce qui suit est le texte intégral du discours prononcé le 10 Octobre 2012, par l'Ayatollah Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, lors d'une réunion avec des religieux et des étudiants des centres d'enseignement islamique de la province du Khorasan du Nord.

Au nom d'Allah, le très Miséricordieux, le tout Miséricordieux

Louange à Allah, Seigneur de tous les êtres, et que la paix de Dieu et Ses salutations soient sur notre maître et prophète, Abel-Qassem Al-Mustafa Mohammad (AS) et sur ses descendants infaillibles et immaculés, en particulier celui qui représente le trésor d'Allah sur terre.

L'une des réunions les plus agréables organisées au cours de mes voyages est celle que j'ai avec les religieux et les jeunes étudiants de ces centres. Il y a plusieurs raisons pour cela. Une personne qui connaît bien la philosophie des centres islamiques, qui entretient des relations avec les jeunes de ces centres peut facilement comprendre pourquoi un septuagénaire comme moi, est encouragé par les jeunes qui ont pris cette voie. Heureusement, après la Révolution islamique, Les femmes ont également trouvé l'occasion d'étudier dans les centres islamiques. Les étudiants en sciences religieuses, hommes et femmes, se préparent à une présence aux endroits sensibles du front. C'est cela le travail d'un religieux.

Ce soir, nous allons poursuivre notre discussion en espérant que par la grâce d'Allah et grâce à vos efforts déterminés et les efforts des responsables des centres islamiques, ce débat touchera vos cœurs purs et éclairés, et contribuera au changement, au mouvement et aux améliorations dont ce mouvement a besoin.

Tout d'abord, je tiens à dire que la région de Bojnurd qui est actuellement connue sous le nom de « Khorasan du Nord », à partir de Farouj aux frontières du Golestân et du Parc National de Golestân, de l'est à l'ouest et du sud au nord, a formé de nombreuses personnalités éminentes. Je ne veux pas exagérer le nombre des savants religieux de cette région, ni le comparer à celui des autres villes. Ce que je veux dire est que beaucoup de savants religieux de cette région au moins ceux que je connais, furent pour la plupart, des figures saillantes et talentueuses.

L'un de ces savants était le défunt Amirza Hassan Bojnourdi. Je l'ai rencontré en personne et j'ai également assisté à ses cours. En 1961 ou 1962, quand il avait quitté la ville de Nadjaf et était en pèlerinage à Machhad et à Qom, l'Imam Khomeiny lui avait demandé de rester à Qom. Il avait un tel niveau de connaissances que notre Imam avait insisté pour qu'il reste à Qom. L'Imam Khomeiny avait des normes très strictes en matière d'érudition et estimait que les activités scientifiques devaient être accompagnées de spiritualité et de morale. Son Éminence a accepté la proposition de l'imam Khomeiny et a pris des dispositions pour enseigner à Qom, mais malheureusement, il a eu une crise cardiaque le jour même où il devait commencer à enseigner à l'école Feyziyah. Pour cette raison, il a dû retourner à Najaf. Plus tard, j'ai assisté à quelques-uns de ses cours à Najaf qu'il avait l'habitude de donner dans la mosquée « Tussi » où un certain nombre de grands savants religieux participaient à ses cours. Son Éminence avait beaucoup de capacités et de talent artistique, et aussi une très bonne mémoire. J'ai été témoin de ses capacités exceptionnelles. C'est une des personnes qui sont nées dans votre région.

Le regretté Hadj Mirza Ahmad Bojnurdi Mortazavi était un de ses amis et camarades de classe. Au cours de leur première année d'études islamiques, ils ont tous deux quitté Bojnurd pour se rendre à Machhad et assister aux cours du regretté Aghazadeh et de Hajj Agha Hossein Qomi. A cette époque, mon père faisait partie des religieux réputés de Machhad. Il les connaissait et nous a dit beaucoup de choses à leur sujet. Plus tard, ils sont partis à Najaf. Mon père aussi est allé à Nadjaf par la suite, et leurs relations ont continué là-bas. Hadj Mirza Ahmad est revenu à Bojnurd après quelques années. Il était un dignitaire religieux influent et populaire dans toute la région de Bojnurd. A cette époque, le gouvernement était hostile au clergé et à chaque fois qu'il repérait un religieux influent, il faisait de son mieux pour saper sa position. Le gouvernement essayait soit de le rallier soit de détruire l'influence qu'il avait sur le peuple. Il n'a pas réussi à le faire avec le défunt Hadj Mirza Ahmad. Dans cette région, il jouissait d'un grand respect et quand il se rendrait à Machhad à l'époque où j'étais étudiant à Machhad, les savants de Machhad lui rendaient hommage et allaient lui rendre visite.

Avant eux, le célèbre cheikh Mohammad Taqi Bojnurdi était le plus grand érudit de cette région, l'imam de la prière du vendredi à Machhad et de la mosquée Goharshad. Il était célèbre à la fois pour sa piété et pour son savoir. Bien entendu, il appartenait au siècle précédent et il est décédé il y a environ une centaine d'années. Toutefois, il y a quelques années encore, sa maison à Machhad, était un lieu de réunion. Sa maison se trouvait dans une ruelle qui porte actuellement son nom. Les habitants de Machhad le savent. De grandes cérémonies de deuil avaient lieu dans sa maison et les gens faisaient beaucoup de dons. Son fils, le regretté Cheikh Morteza, qui était lui aussi, un des grands religieux de Machhad, a suivi son chemin, suivi plus tard par le fils du Cheikh Morteza, le regretté Acheikh Réza que j'ai rencontré en personne. Le regretté Hadj Mirza Hassan-Ali Morvarid était le beau-frère d'Acheikh Réza. Ces personnes comptent parmi les grandes figures de cette région. Ils ne sont peut-être pas très nombreux mais sont très réputés parmi nos savants religieux.

J'ai été témoin de ces capacités saillantes au cours de mes études au centre islamique. Comme je l'ai dit à certains amis, j'ai suivi les cours de « Kifaya » et « Makasib » d'Acheikh Hachem Qazvini. Dans ces classes, il y avait un étudiant qui était plus doué que tous les autres. Il y avait près de 200 étudiants dans cette classe, ce qui était un grand nombre à l'époque. Un tel chiffre est considéré comme ordinaire aujourd'hui parce que les centres islamiques sont vastes mais à cette époque, 200 personnes dans une classe était un évènement. Dans ses cours de "Kifaya", il posait des questions et lançait des débats avec Hadj Cheikh Hachem Qazvini qui était originaire de cette région. Je pense qu'il était de la région d'Ashkhaneh et son nom était cheikh Hossein Kurde. Il était kurde. Malheureusement, à cette époque, ces gens talentueux n'étaient jamais identifiés et reconnus. Même quand ils l'étaient, aucun effort n'était fait pour profiter de leur talent. Personne ne demandait ce qui leur est arrivé, jusqu'où ils ont continué leurs études et quel fut leur apport au progrès des connaissances. C'était comme ça à l'époque mais aujourd'hui, les conditions sont et doivent être différentes.

J'étais très ami avec deux religieux qui sont tombés en martyrs. Bien sûr, beaucoup de jeunes étudiants des centres islamiques sont allés au champ de bataille pendant la guerre et sont tombés en martyrs. J'ai vu les noms de ces martyrs, mais je n'ai pas eu l'occasion de les rencontrer en personne. J'en connaissais seulement deux d'entre eux, Acheikh Qassem Sadeqi Garmei qui était originaire de Garmeh et le regretté Tayyebi.

Hadj Cheikh Qassem Sadeqi avait des débats académiques avec moi. Nous aimions discuter sur le «Sharh-e-Lam'e" et le "Makasib". Il était très talentueux. S'il avait continué ses études, il serait certainement devenu un remarquable chercheur religieux. Mais à cette époque, les étudiants des centres islamiques ne recevaient pas d'orientation, de soutien ou d'aide financière pour poursuivre leurs études. Cela n'existait pas à cette époque. Il a donc abandonné et commencé une carrière différente. Bien sûr, après la Révolution, à la fois Asheikh Qassem Sadeqi Garmei et le défunt Tayyebi sont devenus des députés du Parlement et faisaient partis des 72 membres du Parti républicain islamique qui ont été tués dans l'attentat.

La ville de Bojnurd, les villes environnantes d'Esfarayen, de Chirvan et de Farouj et d'autres villes dans les régions chiites et sunnites sont une source de grands talents.

Nos frères sunnites ont également joué un rôle important. Comme je l'ai dit ce matin, les religieux sunnites turkmènes ont aidé à mettre fin à la fitna (dissension) que les communistes voulaient lancer dans cette région, au nom des Turkmènes. J'étais intimement familier avec certains érudits religieux qui étaient des intellectuels motivés et des hommes d'action qui ont joué un rôle important à cette période.

Il est possible de préparer le terrain pour la création d'un séminaire islamique global dans cette région, qui offrira des cours avancés. Il est nécessaire d'inviter des professeurs à venir dans cette province. Il n'y a pas de raison pour que les étudiants soient obligés de quitter leur ville natale et continuer leurs études dans les grands centres. La plupart de ces étudiants ne retournent pas dans leur ville natale. Ce n'est pas recommandé. Nous avons eu de grands savants religieux qui venaient de petites villes de la région du Khorasan. Je suis allé dans de nombreuses villes où vivaient de grands juristes islamiques. Il y avait deux jurisconsultes islamiques à Birjand, le défunt Tahami et le défunt Acheikh Mohammad-Hossein Ayati qui auraient été reconnus comme Référence religieuse s'ils avaient vécu à Najaf. Ces deux jurisconsultes musulmans vivaient à Birjand et appartenaient au peuple de Birjand. Une personne comme le défunt Agha Najafi Quchani vivait dans la ville de Quchan et était un des meilleurs étudiants du défunt Akhund Khorasani. Comme je l'ai dit, Hadj Mirza Ahmad Mortazavi vivait à Bojnurd. La même chose est vraie pour les autres villes de cette province qui comptaient de grands savants religieux.

Certaines personnes pourraient faire valoir qu'à cette époque, il n'y avait pas de bons moyens de communications entre les grandes et les petites villes, et que les érudits religieux n'avaient pas d'autre choix que de rester dans leurs villes natales. Ce raisonnement peut être utilisé pour arriver à une conclusion très différente. Aujourd'hui, les communications sont faciles. Vous pouvez vous asseoir devant un ordinateur et suivre les meilleures cours de grands centres islamiques. Par conséquent, c'est aujourd'hui et non à cette époque, que les étudiants ne sont pas obligés de quitter leur ville pour étudier. Si vous avez des doutes et des questions, vous pouvez aller à Machhad en voiture en quelques heures, auprès d'un savant religieux et dissiper vos doutes puis revenir dans votre ville. Aujourd'hui, compte tenu de ces disponibilités, de ces ressources et de ces nombreux équipements, les centres islamiques des petites villes doivent se développer quantitativement et qualitativement.

Le programme intitulé "Hijrat" encouragera les activités des religieux dans le pays. J'ai proposé l'idée de lancer ce programme il y a plusieurs années. Les religieux doivent quitter les grands centres et s'installer dans les petites villes dont ils sont ou non d'origine. Il se peut que certains religieux ne soient pas originaires de ces petites villes. Le défunt Mohaqeq Sabzevari qui a écrit le « Zakhira» et le «Kifaya», était un religieux célèbre d'Ispahan à l'époque safavide. Il a quitté Ispahan pour s'installer à Machhad. A cette époque, Ispahan était la plus grande ville d'Iran et Machhad était une petite ville ou plutôt un grand village. A lui seul, il a rénové l'école Baqueriyah de Machhad. Cette école a disparu aujourd'hui mais les anciens s'en souviennent. Il est resté à Machhad bien qu'il n'en était pas originaire. Le défunt Mirza Mahdi qui était originaire d'Ispahan, fut un des étudiants exceptionnels du défunt Vahid Behbahani qui a eu quatre étudiants exceptionnels dont le nom était Mahdi et qui étaient connus sous le nom « des quatre Mahdis ». Il est resté à Machhad où il est tombé en martyr. Il n'y a pas de problème à rester dans une petite ville qui n'est pas votre ville natale mais si c'est votre ville natale, il est nécessaire que vous y restiez.

Les savants religieux de Qom et de Machhad originaires de Bojnurd devraient sélectionner une dizaine de personnes parmi eux et les envoyer à Bojnurd. Les centres islamiques devraient également être tenus de leur fournir les installations et les ressources nécessaires pour qu'ils puissent enseigner à Bojnurd. J'ai entendu dire que jusqu'au dixième niveau, les cours sont donnés dans cette ville. Les chercheurs des centres islamiques de Machhad et de Qom peuvent donner des cours plus avancés dans cette ville. Un religieux qui a terminé ses études dans cette ville, peut aller dans un autre centre comme celui de Qom ou de Machhad. Il n'y a aucun problème, mais il doit revenir. Savez-vous ce qui se passera si un savant religieux revient dans une ville comme Bojnurd ? Imaginez les répercussions que cela aura à notre époque qui est celle de la diffusion des idées, des pensées et des nouvelles cultures dans différentes parties du monde de l'Islam.

Aujourd'hui, il y a près de 40000 étudiants dans l'université de cette ville ou de cette province. Combien parmi ces 40000 étudiants sont en contact avec vous ? Combien d'entre vous ont des discussions avec eux ? Certains d'entre vous pourraient participer à leurs réunions. 50 ou 100 jeunes religieux vont faire des discours dans ces réunions mais ce n'est pas cela qui compte. Vous devez avoir des débats avec eux et les aider à se développer. Cela demande du temps et des efforts. Cela exige des connaissances. Cela exige que vous teniez compte de leurs besoins intellectuels et culturels. Cela nécessite un engagement et un dévouement. Il est nécessaire pour les étudiants des universités et des centres islamiques, d'être en contact les uns avec les autres.

Heureusement, nous avons un grand nombre de jeunes gens et de jeunes filles dans ces centres. Vous devez étudier et travailler dur. Vous avez besoin de vous instruire pour devenir des religieux et développer vos capacités d'analyser les nouvelles idées. Vous devez aller au-delà de vos sources et effectuer des études supplémentaires. Certaines cours qui sont normalement donnés dans les centres islamiques de Qom ou de Téhéran, peuvent exiger des lectures complémentaires sur la littérature persane, l'éthique ou d'autres domaines. Bien sûr, la littérature arabe est également nécessaire et est un outil de base de notre travail. Il n'est pas nécessaire d'inclure ces sujets dans les programmes du centre. Bien entendu, ce n'est pas mon travail et je ne fais que présenter une opinion personnelle. Ceux qui sont chargés de l'élaboration des programmes devraient réfléchir sur cette question.

Un étudiant en sciences islamiques ne doit jamais abandonner la lecture et doit lire différentes sortes de livres. Il faut lire au cours de la jeunesse. Faites de votre mieux pour former vos esprits pendant la jeunesse car votre mémoire a des capacités infinies. Je me souviens encore de tout ce que j'ai appris pendant ma jeunesse. Au contraire, quand vous serez vieux comme moi, qui malgré mes programmes chargés, lis encore plus que nos jeunes, tout ce que vous apprenez ne vous restera pas en mémoire. Vous êtes jeunes, essayez de faire de votre mieux pour remplir votre mémoire d'informations utiles qui vous serviront dans la propagation de l'Islam.

Une des questions qui doit être discutée et qui est plus importante que tout le reste, est la relation entre les centres islamiques, la Révolution et la République islamique. Parmi les religieux, aucune personne juste et sage, ne peut se séparer de la République islamique qui a fourni une excellente occasion à ceux qui appellent les gens à Dieu et font la propagation de l'Islam. Aviez-vous une telle opportunité dans le passé ? Aujourd'hui, un étudiant bien informé peut parler à la télévision pendant une demi-heure pour dix ou vingt millions de personnes. Quand avons-nous eu de telles occasions dans l'Histoire de l'Islam ? Quand est-ce que de tels rassemblements massifs ont eu lieu ? Quand avions-nous des cérémonies de la prière du vendredi ? Quand avions-nous tant de jeunes intéressés par les enseignements de l'islam ? Aujourd'hui, vous voyez que la quasi-totalité de nos jeunes dans les universités et ailleurs, sont désireux d'apprendre et de comprendre les enseignements de l'Islam. Nous devons leur fournir des réponses. Notre clergé avait-il de telles occasions dans le passé ? De plus, vous avez accès à des outils comme les ordinateurs, l'Internet et le cyberespace qui vous facilitent la tache. Si vous apprenez à utiliser ces outils, vous pourrez transmettre votre message à des milliers de personnes que vous ne connaissez même pas. C'est une occasion extraordinaire qui ne doit pas être gaspillée sinon le Jour du Jugement dernier, Allah le Très-Haut, nous demandera pourquoi nous n'avons pas aidé tous ces jeunes désireux d'apprendre, ni profiter de ces moyens pour promouvoir les enseignements islamiques. La République islamique a fourni cette occasion aux religieux et à nous. Comment pouvons-nous nous couper de la République islamique ?

Ce n'est pas un honneur pour un religieux de se distancer des questions nationales et de la République islamique. Au contraire, c'est une honte. Un religieux doit accueillir avec plaisir un régime qui porte le drapeau de l'Islam et respecte les règles islamiques. Beaucoup de nos Marjah m'ont à maintes reprises, dit qu'ils considéraient toute tentative pour affaiblir la République islamique comme haram (illicite). Par gentillesse, beaucoup d'entre eux m'écrivent ou me disent qu'ils ne cessent de prier pour moi. Cela montre qu'ils apprécient la République islamique mais certains religieux dans différentes régions du pays, se distancient de la République islamique, sous prétexte que la République islamique a certains défauts. Ils peuvent trouver de nombreux défauts dans la République islamique mais nous, les clercs, avons encore plus de défauts et de lacunes. N'est-ce pas le cas ? Le simple fait qu'il y ait des failles et des lacunes dans une organisation, ne signifie pas que nous pouvons ignorer tous les points forts de cette organisation. Cela est vrai pour les religieux qui ont beaucoup de défauts et d'imperfections. Je suis moi-même un religieux et un séminariste depuis l'adolescence jusqu'à maintenant. Sans réfléchir longtemps, je peux vous donner une longue liste de défauts et de faiblesses dont nous, les religieux, souffrons. Nous souffrons d'une centaine de défauts et de faiblesses, mais est-ce que cela signifie que nous devions nous éloigner des religieux ? Pas du tout. Il se peut qu'il y ait chez eux, une centaine de défauts et de faiblesses, mais il y a aussi mille vertus et points positifs. C'est en comparant les qualités et les défauts que nous pouvons distinguer le droit chemin.

Les centres islamiques doivent se considérer comme des soldats de la République islamique. Ils doivent faire des efforts pour la République islamique. Ils doivent se soucier de la République islamique et la renforcer. C'est exactement le contraire de ce que font les services de renseignement de l'Angleterre, des États-Unis, d'Israël et d'autres pays dans leurs politiques. Ils essaient de trouver des points faibles. Un religieux dit quelque chose dans un coin du pays qui semble être contre les objectifs et les principes généraux de la République islamique, et ils le mettent tout de suite en relief. Même s'il s'agit d'une personne sans importance, ils prétendent que c'est une grande personnalité pout promouvoir l'idée qu'il existe un fossé entre la République islamique et les religieux. Prétendre que « nous ne voulons pas être impliqués dans les affaires de la République islamique » est une attitude laïque et les centres islamiques ne peuvent pas être laïcs.

Cela ne signifie pas que tous les étudiants des centres islamiques doivent travailler pour le gouvernement dès le premier jour. Non, ils doivent étudier. J'ai moi-même été impliqué dans les activités révolutionnaires dès le début, mais j'enseignais aussi le "Makasib" et le "Kifaya" à Machhad. Beaucoup de mes élèves étaient engagés dans des activités révolutionnaires et certains d'entre eux étaient si profondément impliqués dans ces activités qu'ils commencèrent à se demander à quoi bon étudier le "Makasib" et le "Kifaya". Je leur ai dit à plusieurs reprises, qu'il fallait construire une base intellectuelle et qu'après, ils pourraient commencer et poursuivre un mouvement comme celui de l'Imam Khomeiny.

La République islamique est directement reliée aux religieux. Sans les religieux, la République islamique n'aurait pas vu le jour et la Révolution islamique n'aurait pas été victorieuse. J'étais en contact avec des associations intellectuelles avant la Révolution, et familier avec les groupes politiques. J'ai même eu des débats avec les membres de plusieurs de ces groupes politiques, et je suis sur que sans les religieux, la Révolution islamique n'aurait pas atteint la victoire même en cent ans. Nos intellectuels politiques dont un grand nombre étaient des gens très bien, se souciaient du pays mais n'avaient pas la capacité, la crédibilité et l'influence nécessaires. Ils n'étaient pas capables de commander les cœurs des gens. Par contre, nos religieux avaient un vaste réseau dans le pays et le pouvoir de commander et d'influencer profondément les cœurs des gens. Pendant les premières années de la Révolution, j'ai récité ces versets de la Sourate An-Nahl : « [Et voilà] ce que ton Seigneur révéla aux abeilles : « Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres, et les treillages que [les hommes] font. Puis mangez de toute espèce de fruits, et suivez les sentiers de votre Seigneur, rendus faciles pour vous. De leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent » [Coran, 16 : 68-69].

J'ai comparé les étudiants en sciences islamiques à des abeilles qui se nourrissaient du nectar des fleurs de la connaissance qui poussaient dans les déclarations de l'Imam Khomeiny, puis les propageaient dans différentes parties du pays, produisant du miel pour les gens et piquant les ennemis. Aucun autre groupe de personnes et aucun parti politique n'étaient capables de faire ce que nos religieux ont fait. S'ils avaient échoué, cette révolution sociale ne serait pas arrivée, une révolution dans laquelle les habitants de Téhéran crient les mêmes slogans lors de la Journée d'Achoura, que les habitants des petits villages des provinces éloignées, dans leurs manifestations. Ils disent les mêmes choses et ont tous les mêmes revendications. Ceci est un exemple de révolution sociale qui a conduit à l'effondrement d'un régime comme celui des Pahlavis et à la mise en place d'un gouvernement comme celui de la République islamique. Par la grâce d'Allah, notre gouvernement est assez ferme, solide et enracinée pour résister pendant des siècles.

Ce sont également nos dignitaires religieux qui ont construit les bases intellectuels du régime. Des gens comme le martyr Motahhari, l'Allamah Tabatabai et d'autres érudits ont construit une infrastructure intellectuelle qui peut être utilisée pour répondre aux besoins intellectuels de notre jeunesse. Dans notre pays, les idées du martyr Motahhari et d'autres élèves de l'Allamah Tabatabai ont de façon décisive, brisé les idées marxistes. C'est dans ce contexte que la République islamique a été établie.

Par conséquent, notre responsabilité est très lourde. Il y a beaucoup de travail à faire. Vous devez vous préparer spirituellement en termes de moralité, de purification spirituelle, d'engagement religieux, d'engagement à vos obligations religieuses, aux prières recommandées et au Coran.

Le cher étudiant a récité de très beaux versets d'une voix très agréable : « Certes, vous avez dans le Messager de Dieu un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Dieu et au Jour du Jugement Dernier et invoque Dieu fréquemment » [Coran, 33: 21]. Si nous croyons vraiment en Dieu et au Jour du Jugement, et invoquons Dieu fréquemment, notre modèle doit être le Saint Prophète (SAWA). Cela ne signifie pas que nous devons agir exactement comme lui parce que c'est impossible. Cela signifie simplement que nous devons suivre son chemin. Le verset suivant précise la relation entre les croyants et le Saint Prophète. «Et quand les croyants virent les coalisés, ils dirent : « Voilà ce que Dieu et Son messager nous avaient promis; et Dieu et Son messager disaient la vérité» [Coran, 33: 22]. Dans la bataille d'Ahzab, les musulmans furent attaqués de tous les côtés. Dans la bataille de Badr, la bataille d'Uhud et d'autres batailles, les musulmans étaient confrontés à un seul groupe de personnes ou à de petites tribus, mais dans la bataille d'Ahzab, toutes les tribus polythéistes de la Mecque, de Thaqif et d'autres régions s'étaient mobilisées contre les musulmans et avaient rassemblé 10000 soldats. De plus, les Juifs qui vivaient à côté des musulmans et avait été protégés par le Prophète (SAWA), ont trahi les musulmans et ont coopéré avec leurs ennemis.

C'est aussi le cas à notre époque, les États-Unis, l'Angleterre, le régime sioniste et les régimes réactionnaires producteurs de pétrole se sont opposés à eux (les musulmans). Ils ont dépensé de l'argent et mis en commun leurs ressources pour une bataille d'Ahzab qui est une bataille qui effraye les cœurs. Au début de cette sourate, Allah le Très-Haut, dit : « Et de même, quand un groupe d'entre eux dit : "Gens de Yasrib ! Ne demeurez pas ici. Retournez chez vous » [Coran, 33: 13]. Leur objectif était de faire peur aux gens. La même chose est vraie à l'heure actuelle. Il y a des gens qui essaient de faire peur aux gens et les mettent en garde en disant que s'opposer aux États-Unis n'est pas une mince affaire, qu'ils vont nous écraser. Ils se réfèrent aux attaques militaires américaines, aux sanctions, à leur propagande et à leurs politiques. A la fin de cette sourate, Allah le Très-Haut, dit : « Certes, si les hypocrites, ceux dont les cœurs sont malades, et les intimidateurs [semeurs de troubles] à Médine ne cessent pas, Nous te lancerons contre eux » [Coran, 33 : 60]. Ces gens sont "ceux dont les cœurs sont malades". Dans ces conditions, c'est la façon dont les croyants réagissent qui est importante : «Et quand les croyants virent les coalisés, ils dirent : "Voilà ce que Dieu et Son messager nous avaient promis; et Dieu et Son messager disaient la vérité» [Coran, 33: 22].

Nous ne sommes pas surpris. Allah le Très-Haut, et Son messager nous ont appris que la foi au monothéisme, en l'Islam, en Dieu et en Son Messager, nous fera des ennemis. Oui, nous avions été prévenus et nous avons vu que les ennemis sont venus nous confronter. « Dieu et Son messager disaient la vérité". Et cela ne fit que croître leur foi et leur soumission » [Coran, 33: 22]. Leur foi s'est renforcée. Quand les hypocrites dont la foi religieuse n'est pas solide et les personnes "dont les cœurs sont malades" voient l'ennemi, ils se mettent à trembler de peur, à avertir et à faire pression sur les gens fidèles et ceux qui luttent dans le sentier de Dieu. Ils ne cessent de leur demander pourquoi ils agissent ainsi. « Pourquoi ne faites-vous pas de concessions ? Pourquoi ne changez-vous pas de politique», disent-ils. Ils font exactement ce que veut l'ennemi. D'autre part, les croyants sincères disent : « Nous ne sommes pas surpris par cette hostilité qu'ils ont à notre égard, " Voilà ce que Dieu et Son messager nous avaient promis". Ailleurs dans le Saint Coran, Allah le Très-Haut, dit : « Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront satisfaits de toi tant que tu ne suivras pas leur religion » [Coran, 2: 120].Aussi longtemps que vous refuserez de vous soumettre, que vous ne les suivrez pas, leur comportement ne changera pas. Renforcez-vous afin qu'ils ne puissent pas vous mettre sous leur joug ou que vous puissiez vous libérer rapidement de leur joug. Renforcez-vous. Pourquoi vous affaiblir et être obligés de vous résigner et de vous humilier devant les ennemis ? « Et cela ne fit qu'accroître leur foi et leur soumission » [Coran, 33: 22].

Mes chers amis, mes chers enfants, chers étudiants, c'est ainsi que vous devez agir. Étudiez sérieusement pour être à l'avant-garde dans cette grande bataille. Mon conseil est de ne pas négliger les centres d'activités culturelles et artistiques au sein des mosquées. Bien sûr, vous devez coopérer avec les membres du Bassidj à cet égard. Il n'est pas bon qu'une fissure apparaisse entre les religieux d'une mosquée et les membres du Bassidj. Activez ces centres culturels et artistiques grâce à votre collaboration avec les membres du Bassidj. Travaillez ensemble, pensez, faites des recherches et essayez d'entamer des discussions qui sont adaptés aux besoins de votre jeune public. Faites des recherches dans ce domaine. Il y a certains livres que vous pouvez consulter et qui peuvent vous aider. Consultez des gens compétents. Équipez-vous de la connaissance et du raisonnement puis allez vers ces centres culturels et artistiques, et aidez les jeunes qui viennent auprès de vous. Accueillez d'une manière chaleureuse les jeunes qui viennent à vous. Traitez-les de manière amicale. Leur apparence peut vous sembler parfois inappropriée mais ce n'est pas un problème. Parmi les femmes qui ont assisté à la cérémonie d'accueil, il y en avait qui ne portaient pas un hijab approprié mais elles avaient les larmes aux yeux. Que devons-nous faire avec elles ? Faut-il les rejeter ? Est-ce juste de les rejeter ? Non, leurs cœurs sont attachés à ce camp et leurs âmes sont attachés à nos objectifs et nos valeurs. Elles ont juste un défaut. N'ai-je pas mes propres défauts ? Leurs défauts résident dans leur apparence et mes défauts sont intérieurs et ne sont pas visibles. Nous avons tous nos défauts et elles aussi. C'est l'attitude que vous devez adopter. Bien sûr, il faut avertir les gens des dangers du mal mais cela doit se faire de manière amicale et non pas en attirant la haine. Par conséquent, vous devez établir une relation avec les étudiants.

En ce qui concerne l'habit des religieux, M. Farjam a fait une bonne recommandation. Ceux qui suivent des cours avancés dans les centres islamiques doivent porter l'habit officiel du clergé mais doivent savoir que le port de cet habit leur met de lourdes responsabilités sur les épaules. Le turban mince que vous portez sur la tête est en fait très lourd en responsabilités. Quand les gens voient que vous êtes coiffé d'un turban, ils vous posent toutes sortes de questions ou font toutes sortes de critiques. Lorsqu'on vous pose une question et que vous ne connaissez pas la réponse, il vaut mieux faire des recherches, trouvez la réponse et répondre ensuite à la personne qui a posé la question que de donner une mauvaise réponse ou de vous mettez en colère contre la personne qui pose des questions parce que vous ne connaissez pas la réponse. Un tel religieux fera plus de mal que de bien.

Ayez du respect pour les imams des prières collectives dans les mosquées. Attachez de l'importance aux prières collectives. Diriger les prières collectives est très important pour ceux qui sont qualifiés. Parlez aux fidèles lors de chaque prière ou au moins une fois par jour. Éclairez les cœurs par le rappel des vérités religieuses et des vertus des Imams infaillibles (AS). Il est possible d'éclairer les cœurs de cette façon.

J'espère qu'Allah le Très-Haut, protègera M. Mehmannavaz pout qu'il puisse continuer à servir dans cette région. Dans les réunions que nous avons eues, il m'a toujours demandé de venir à Bojnurd et je lui disais: « Certainement, mais chaque chose en son temps ». Il a bien fait de rester à Bojnurd et est une source de bénédictions pour cette ville. L'honorable imam de la prière de vendredi qui est heureusement un locuteur compétent et un grand intellectuel, et dispose des capacités nécessaires continuera à s'acquitter de ses responsabilités en tant qu'imam de la prière du vendredi de la meilleure façon possible. C'est ce que nous avons toujours souhaité [au sujet des affaires religieuses] : Gagner davantage et perdez le moins possible. La ville de Bojnurd, non seulement a su garder Monsieur Mehmannavaz dont l'existence est une source de bénédictions mais elle a aussi gagné un honorable imam de la prière du vendredi.

Mon Dieu ! Fais que nos paroles et nos intentions servent Ta cause et accepte-les de notre part par Ta faveur et Ta générosité. Mon Dieu ! Fais que le cœur sacré de l'Imam du Temps (AS) soit satisfait de nous. Fais-nous bénéficier des prières de ce magnanime Imam. Mon Dieu ! Aide les gens qui ont assisté à cette réunion, les étudiants et les religieux de cette région à être de vrais soldats de l'islam et du Coran. Augmente l'amitié qui existe entre les chiites et les sunnites de la région. Guide chacun d'eux vers le chemin de la droiture et du salut de l'Ummah islamique.

Que les salutations soient sur vous et que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions vous accompagnent !

 
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