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Imam Khomeiny

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Discours du Guide suprême au Président et aux membres du cabinet Version imprimable
30/08/2010

Ce qui suit est le texte intégral d'un discours prononcé le 30 août 2010, par l'Ayatollah Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, lors d'une réunion avec le Président Mahmoud Ahmadinejad, et les membres de son cabinet.

Au nom d'Allah, le très Miséricordieux, le tout Miséricordieux

Je suis reconnaissant à Allah le Très-Haut, qui m'a donné une nouvelle occasion de vous rencontrer, chers amis et honorables responsables à l'occasion de la « Semaine du gouvernement ». Je suis reconnaissant à Allah le Très-Haut, qui m'a donné l'occasion de Le prier de vous accorder récompenses et succès à vous tous, et de vous transmettre quelques opinions et recommandations qui doivent être présentées publiquement. Bien sûr, il y a des choses qui sont signalées à nos honorables responsables dans les réunions privées, au Président et aux membres estimés du cabinet mais il y a certaines autres choses qui doivent être discutées en public parce qu'elles comportent un aspect plus social.

Tout d'abord, nous ne devons pas oublier la mémoire de nos honorables martyrs, les martyrs Rejaï, Bahonar et Eraghi qui étaient vraiment attachés aux valeurs de la Révolution. C'est peut-être pour cette raison qu'Allah le Très-Haut, a fait que leur mémoire restera toujours vivante. C'est un moyen par lequel Allah le Très-Haut remercie Ses serviteurs. « Certes, Allah est reconnaissant » [Coran, 2: 158]. Allah le Très-Haut, nous remercie bien que nous n'ayons pas de telles demandes ni de telles attentes. Allah le Très-Haut, remercie les responsables qui travaillent d'une manière sincère et mettent tout ce qu'ils ont en jeu. Une des voies par laquelle Dieu remercie Ses serviteurs, est que leur mémoire subsiste dans l'esprit des gens pendant de nombreuses années. J'espère que la mémoire de ces personnalités brillantes restera vivante dans notre société parce qu'ils sont l'incarnation de nos valeurs. Si leur mémoire reste vivante, nos valeurs le resteront également.

Cette année, cette rencontre avec vous, chers responsables, a lieu au cours du mois sacré de Ramadan et par la grâce d'Allah, notre gouvernement et nos responsables bénéficieront des bénédictions de ce mois sacré. Personnellement, je prie beaucoup pendant les nuits de Qadr. La nuit dernière qui était la nuit du 19ème jour du Ramadan, j'ai beaucoup prié pour les responsables du pays, le Président, les membres du cabinet et les autres fonctionnaires. Ma prière n'a pas beaucoup de valeur, mais il est nécessaire de prier Allah le Très-Haut, et c'est ce que j'ai fait. Vous devez aussi prier et demander à Allah le Très-Haut, de vous accorder le succès.

Tout d'abord, je dois dire que l'année en cours a été une année très difficile pour le dixième gouvernement et les efforts qui ont été faits par nos responsables dans la branche exécutive, étaient vraiment très précieux. Ils méritent vraiment d'être récompensés et remerciés pour leurs efforts. L'année en cours a également été une année difficile sur le front politique et sécuritaire. Elle a également été une année difficile à cause des mouvements étrangers pour influencer certains domaines comme notre économie, notre culture et d'autres domaines. Ceux qui ont lancé la fitna (dissension) de l'année 2009, ont gravement nui au pays. Je ne prétends pas que cette fitna ait été planifiée par les séditieux eux-mêmes ou d'autres personnes mais qu'elle a été planifiée par avance. Si cette fitna n'avait pas eu lieu, le pays aurait pu faire avancer les choses d'une meilleure façon. Les séditieux ont redonné espoir et moral aux ennemis et à ceux qui avaient déployé leurs forces et constitué un front contre la République islamique.

Bien sûr, vous avez réussi à faire avancer les choses en vous appuyant sur vos croyances, votre foi religieuse et votre fermeté. Vous avez réussi à éliminer les obstacles qui se trouvaient sur la voie du régime islamique. D'après ce que je sais, vous avez réussi à faire disparaitre des obstacles difficiles de manière appropriée. Je crois que cela est très précieux et révélateur de l'attention et de la miséricorde de Dieu. Un certain nombre de choses que Monsieur le Président a expliquées dans son rapport détaillé, ont été accomplies en 2009. Heureusement, de bons travaux ont été effectués malgré tous les problèmes.

C'est en quelque sorte une manifestation des orientations des martyrs Rajaï et Bahonar. Ces deux martyrs étaient des exemples d'efforts pieux et d'engagement aux principes. Ils ont respecté leur engagement aux principes et aux valeurs, quels que soient leur rôle et leur position.

Pendant toutes ces années, nous avons commémoré ces deux honorables martyrs lors de la Semaine du gouvernement. Toutefois, tous ceux qui commémorent ces deux chers martyrs ne sont pas toujours engagés vis-à-vis de leur trajectoire et de leurs orientations.

Vous devez être fiers de respecter les principes et de croire aux slogans de la Révolution. C'est une grande bénédiction que l'application des slogans de la Révolution soit pour vous une fierté. Une des caractéristiques les plus importantes de ce gouvernement est qu'il est fier de respecter les slogans de la Révolution. Vous devez savoir que c'est pour cette raison que les gens ont voté pour vous. Les gens sont attachés à ces slogans. La justice intéresse les gens ainsi que le rejet du luxe, le service aux gens, la lutte contre les puissances arrogantes, un mode de vie simple et des efforts pour servir le peuple. Ce sont des choses que les gens aiment et revendiquent. Une société, un pays et une nation vigilante exigent de leurs dirigeants la justice, des services, des relations amicales avec les gens, l'engagement à la religion, l'attachement aux valeurs religieuses et l'engagement à la charia. Ce sont des choses que les gens aiment et revendiquent. Heureusement, vous avez lancé ces slogans et les gens ont voté pour vous. Vous devez donc apprécier cette occasion.

Je voudrais faire certaines recommandations concernant quelques sujets importants. En ce qui concerne les orientations générales et à grande échelle du gouvernement, je vous recommande de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour préserver ces orientations. N'abandonnez pas votre orientation vers l'Islam, la morale, la justice, le service au peuple et la lutte contre les pouvoirs arrogants et menaçants dans le monde. Le progrès constant des connaissances, de la compréhension et de la maturité politique du peuple les a amenés à exiger plus de choses que dans le passé. Aujourd'hui, la nécessité de la lutte contre les puissances arrogantes est plus claire qu'avant la Révolution et les premières années après la Révolution. Aujourd'hui, les gens ont vu beaucoup de choses et fait beaucoup d'expériences. Beaucoup de choses sont devenues claires pour eux. Cela est aussi vrai dans la prestation des services et le combat constant pour aider le pays à progresser. Cela doit être vos orientations générales que vous ne devez pas perdre de vue ou abandonner.

Faciliter la vie des gens doit être une orientation générale du gouvernement. Cela est nécessaire et important et si cela était expliqué en détail, nous nous rendrions compte que bon nombre des exigences économiques et de nombreuses fonctions liées au gouvernement comme l'administration électronique, la création d'activités dans les villages et l'arrêt de la migration des habitants des zones rurales, font partie des activités pour améliorer le niveau de vie du peuple. Le but est de permettre aux gens d'avoir une vie confortable et facile, et de vivre en sécurité. Les effets de cette question auront une influence dans différents domaines.

Le plan stratégique vicennal est l'une des questions qui je crois, doit être prise en considération par le gouvernement dans ses orientations générales. Le plan stratégique est un projet essentiel qui a été réalisé dans le pays. Différents aspects du plan ont été étudiés et évalués. Le plan n'est pas une collection de slogans mais a été élaboré en fonction des possibilités existantes et des réalités sur le terrain. Le plan est en fait, une feuille de route qui doit être suivie pendant vingt ans. Cinq années se sont écoulées. Nous nous réveillerons un jour et verrons que cette période de vingt ans est terminée. Nous devons voir les progrès que nous avons faits. L'une des mesures dans l'avenir, est de voir dans quelles mesures, nous avons réussi à appliquer le plan et combien d'objectifs ont été atteints. Si nous ne parvenons pas à prêter attention à ce point, nous pourrions nous réveiller un jour et voir que dix ou douze années sont passées et que nous n'avons pas fait les progrès souhaités et qu'il est impossible de faire le reste dans le peu de temps qui nous reste. Par conséquent, il est nécessaire de coordonner nos activités et nos efforts de façon appropriée, en fonction des progrès que nous voulons faire au cours de chaque période, et en fonction des possibilités de cette période donnée. Je crois qu'il est nécessaire d'examiner cette question. C'est une des responsabilités du gouvernement. Analysez bien cette question.

Si vous trouvez que le pays n'a pas fait les progrès nécessaires en cinq ans par exemple, vous devez conclure que vos plans n'ont pas été assez efficaces. Je crois que vous devriez charger certaines personnes de cette question pour évaluer la situation de manière sage et prudente, et voir si nous avons fait les progrès nécessaires ou non. Bien sûr, il n'est pas possible d'évaluer de telles choses de façon précise mais il est possible de savoir approximativement, si nous avons fait suffisamment de progrès ou non.

Le progrès et la justice sont deux questions importantes qui concernent les orientations générales. J'ai proposé que la décennie en cours soit nommée "Décennie de progrès et de justice". La proposition a été acceptée et les différentes organisations du pays ont convenu que cette décennie sera celle du progrès et de la justice. Près de deux ans se sont écoulés. Bien sûr, des progrès sont visibles dans le pays. Les rapports qui ont été présentés à cette réunion, sont de bons rapports et montrent qu'il y a eu des progrès dans différents secteurs. Mais comment administrer la justice ? Est-il vraiment nécessaire d'avoir une norme pour voir si la justice a été instaurée dans les différents domaines culturels, pédagogiques et économiques ? Par exemple, quelle est la norme dans le domaine de l'éducation ? Comment la justice peut-elle être assurée ? Il est nécessaire de préciser une norme à l'avance afin de l'inclure dans notre planification pour le modèle de justice que nous cherchons. Tant que nous n'aurons pas défini cette norme, il sera impossible de réaliser le modèle de justice que nous souhaitons. Par conséquent, la définition d'un standard pour la justice dans les différents domaines, est une étape importante. Par exemple, nous devons définir ce que représente la justice dans l'allocation budgétaire ? Comment peut-on s'assurer si oui ou non, la justice a été observée dans la répartition du budget ? Je vais vous expliquer ce problème plus tard dans le cadre de la culture. Il est donc nécessaire d'avoir une norme afin de préciser ces choses-là.

Une autre question qui est nécessaire au sujet des orientations, concerne les plans quinquennaux. Ces plans quinquennaux sont actuellement examinés par le Majlis et nous espérons que le pouvoir exécutif et le Majlis coopérerons dans ce domaine. Imaginez que le pouvoir exécutif prépare un plan qu'il considère comme la version finale, si le Majlis apporte des modifications fondamentales, le plan risque de perdre sa structure et sa cohérence. De même, si des modifications apportées au cinquième plan de développement sont motivées par des raisons locales ou régionales plutôt que nationales, le plan perdra de sa cohésion. L'adoption d'une perspective locale agrandit certaines choses. Les besoins sont peut-être réels mais quand on considère les choses d'un point de vue général, les nécessités locales perdent leur signification parce que cette nécessité ne peut pas être une priorité compte tenu des autres travaux qui doivent être faits et des limites des installations qui existent. Il est nécessaire d'adopter une perspective générale dans le plan et d'éviter des considérations locales ou régionales.

C'est un aspect de la question. L'autre aspect est que le pouvoir exécutif doit accepter que le plan qu'il a préparé et remis au Majlis, puisse être modifié et critiqué. Le Majlis et le pouvoir exécutif doivent faire preuve de souplesse dans leurs positions, se rapprocher et s'entendre sur un plan structuré pour qu'il soit applicable.

De bons travaux ont été fait dans le domaine économique qui ont été mentionnés par Monsieur le Président, dans son rapport. C'est une bonne idée de publier ce rapport. Les mesures qui ont été adoptées et le travail qui a été fait par le pouvoir exécutif, doivent être présentés à la population. Ce que je voudrais souligner à cette réunion, est le plan de refonte économique proposé par la neuvième administration. Actuellement, la question des subventions ciblées qui fait partie du plan de révision, est discutée et évaluée, et sur le point d'être appliquée. Tout le monde est d'accord sur la nécessité de ce plan même s'il peut y avoir des divergences d'opinion sur la façon dont il devrait être mis en œuvre. Toutefois, les autres parties du plan de refonte économique qui concernent notre système monétaire, commercial, douanier et d'autres systèmes, ne doivent pas être ignorées et il est nécessaire de poursuivre parallèlement ces questions. Le plan de refonte économique est une initiative importante. Mon conseil est que le plan de refonte économique est une des choses que vous ne devez pas laisser inachevée. Suivez ce plan de manière très sérieuse.

Une autre question économique que je tiens à souligner est l'attention aux indices des grands domaines économiques. Bien entendu, il y avait certains points à cet égard dans le rapport qui a été présenté par Monsieur le Président mais je tiens à souligner quand-même la question. Il est nécessaire de travailler sérieusement sur la question du taux de croissance. Le taux de croissance qui a été spécifié dans le plan de développement ou dans le plan stratégique, est très différent du taux de croissance que nous avons effectivement atteint. Nous ne devons pas ignorer les effets de la récession économique mondiale et les problèmes de l'économie mondiale, ces facteurs sont certainement importants, mais nous devons essayer de nous rapprocher des indices qui ont été spécifiés. C'est aussi le cas dans la question des investissements nationaux et étrangers. Les statistiques présentées sont bonnes et prometteuses. Dans tous les cas, la question de l'investissement est très importante. L'avenir dépend de l'investissement dans les différents secteurs que ce soit le secteur de l'énergie ou d'autres secteurs. Les investissements sont nécessaires dans différents secteurs.

La question de l'emploi est également une question importante. Les plans qui ont été préparés pour l'emploi au cours des dernières années, n'ont pas eu les résultats souhaités. Les mesures qui ont été prises n'étaient pas mauvaises mais elles n'ont pas suffi pour éviter la nécessité d'une attention particulière à la question de l'emploi. C'est aussi le cas en ce qui concerne la question de l'amélioration de la productivité.

En ce qui concerne les questions économiques, je souligne et recommande une attention particulière aux politiques énoncées à l'article 44 de la Constitution. Il est nécessaire de prêter une attention sérieuse à ces politiques. Certaines statistiques ont été signalées pour comparer les activités de privatisation dans le présent et le passé. Ces statistiques sont exactes mais il convient de noter que les politiques visées à l'article 44 de la Constitution, n'avaient pas été définies à cette époque. C'est-à-dire que la période de temps où il n'y avait aucune mention de l'article 44 de la Constitution, ne doit pas être incluse dans les statistiques. Nos conditions économiques ont fondamentalement changé après l'annonce et l'application de ces politiques. En fait, un nouveau mouvement a été lancé dans le pays. Par conséquent, la comparaison des dernières années avec les années où rien n'avait été fait dans ce domaine, n'est pas une comparaison valable. Nous devons examiner ce qui a été fait en ce qui concerne l'article 44 de la Constitution. Ceci est important. Le but de l'article 44 de la Constitution était de permettre aux gens de faire des investissements dans l'économie et de la gérer. Il est nécessaire d'encourager les gens à s'engager dans l'économie grâce à leur capital, et de la gérer. Si toutes les organisations sont gérées par le gouvernement, il sera impossible d'atteindre ces objectifs. Bien sûr, vous devez poursuivre la privatisation dans les cadres qui ont été spécifiés par ces politiques et selon les principes qui ont été précisés dans les règlements qui sont très précis à cet égard.

Le secteur privé bien sur, est incapable d'investir dans certains domaines. Quelle est la solution ? Si le secteur privé reste absent, aucun problème ne sera résolu. Les politiques devraient s'orienter vers le secteur privé en lui permettant de s'engager dans certains investissements, à grande échelle. C'est une politique à définir. Toutefois, si le gouvernement refuse de s'engager dans certaines activités économiques, cela ne signifie pas qu'il prend des distance par rapport au domaine économique, non, le gouvernement reste chargé de l'élaboration des politiques et de la supervision, même s'il ne s'engage pas dans certaines activités économiques.

Dans les années 1980, quand les représentants du gouvernement étaient tournés vers une économie dominée par l'État, je leur disais : « Imaginez un véhicule qui peut transporter une lourde charge et que vous pouvez tout simplement marcher à coté du véhicule ou vous asseoir au volant. Vous avez abandonné le véhicule et toute sa charge repose sur vos épaules. Vous avancez avec peine. Vous n'atteindrez pas votre destination, vous vous lasserez alors que le véhicule qui peut la porter est laissé de coté. Ce véhicule est le secteur privé ». Je leur disais ces choses à ce moment-là mais ils ne m'ont pas écouté. L'imam Khomeiny insistait également pour que les gens prennent en main la gestion, mais ils ont fait valoir que l'expression de l'imam « par le peuple» ne signifiait pas le secteur privé mais les citoyens ordinaires et que le gouvernement devait aider les gens en prenant le contrôle de l'économie. C'était la façon dont ils interprétaient les déclarations de l'Imam Khomeiny. Bien, leur raisonnement était faux.

Actuellement l'atmosphère est très différente. Tous les gens qui disaient cela à cette époque, ont totalement changé d'avis. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas encore trouvé un équilibre et passent d'un extrême à l'autre. Il devrait quand même être possible de trouver le juste milieu où les gens interviendraient avec leur capital et prendraient en main la gestion de notre économie, et où le gouvernement superviserait et contrôlerait les affaires. Si nous parvenons à cela, notre économie connaitra un grand essor. Bien entendu, cela n'est pas possible à court terme et fait partie des projets à moyen ou à long terme qui nécessitent beaucoup d'efforts.

La question de la lutte contre la contrebande, la corruption économique et d'autres délits semblables exige une discussion longue et détaillée. Toutes ces choses sont liées aux questions économiques d'une manière ou d'une autre mais puisque j'ai beaucoup parlé sur les questions économiques, je ne poursuivrai pas cette discussion plus longtemps.

La question de la gestion est un autre sujet sur lequel je tiens à faire quelques recommandations. Le cabinet ministériel fait partie des importants organismes de gestion dans le pays. Le cabinet ministériel joue un rôle très important et ses prises de décision sont une responsabilité pour tout le monde y compris nos responsables gouvernementaux et le peuple. Cela montre à quel point les décisions du cabinet sont importantes et concernant les affaires exécutives, le pouvoir exécutif a plein pouvoir.

Il y a quelques points essentiels à ce sujet. Une question est que le cabinet ministériel doit aider les organisations gouvernementales à coopérer les unes avec les autres. S'il y a un conflit ou des désaccords entre les différentes organisations, le cabinet doit essayer de les réduire ou de les éliminer, ce qui est une tâche importante. Ces désaccords sont naturels. Différentes organisations ont généralement différentes idées, ce qui est tout à fait naturel et n'est pas particulier à notre pays. Cela existe partout dans le monde. Je compare toujours le cabinet à un carrefour où le Président joue le rôle d'un agent de la circulation. Il arrête certains membres et ordonne à d'autres membres de passer. C'est-à-dire qu'il aide les membres du cabinet à coopérer et à éviter les conflits. C'est un des rôles que le cabinet doit jouer.

Parfois, ces conflits et ces désaccords qui existent dans le travail de direction, sont rendus publics ce qui augmente les désaccords et crée d'autres problèmes. Par exemple, un organisme dit quelque chose ou exprime une opinion sur une question particulière, et un autre dit le contraire. Cela crée une confusion et les gens ne peuvent pas distinguer qui dit la vérité. Cette question concerne exactement la vie quotidienne des gens. Un organisme présente une statistique et une autre organisation, une autre statistique. Cela ne doit pas arriver. Toutes les administrations ont souffert de ces problèmes. Les membres du cabinet passent un temps précieux à examiner différentes questions, essayez de donner un rôle plus important au cabinet et de réduire les conflits autant que possible.

Un autre problème important est le rôle des ministres. Après tout, il y a des responsabilités communes. En tant que ministres, vous avez des responsabilités communes et personne ne peut prétendre qu'il n'est pas responsable ou qu'il n'est pas concerné. Quand les décisions sont prises au cabinet, tous les messieurs et les dames qui font partie du cabinet, sont responsables. Tous ceux qui peuvent voter sont responsables. Par conséquent, vous devez jouer un rôle dans l'amélioration des décisions. Personne ne doit s'occuper de ses propres affaires dans les réunions du Cabinet ni assister aux réunions sans s'y être préparé. Vous avez le droit de donner votre avis sur la question qui est censée être discutée au cabinet, par conséquent, vous devez jouer un rôle dans les décisions. Puisque vous disposez d'un droit légal de vote, vous devez étudier et réfléchir sur la question qui est discutée. Vous devez avoir recours aux avis des experts qui travaillent pour votre ministère et leur demander conseil sur les questions qui sont censées être discutées dans les réunions du Cabinet. Bien sûr, les ministres ont certains pouvoirs et il est nécessaire de leur faire confiance. Nous devons faire confiance aux gens qui sont chargés de la branche exécutive du gouvernement, c'est à dire les ministres. Il est nécessaire de reconnaître les responsabilités des ministres. Ces responsabilités ne doivent pas être traitées à la légère.

Une autre question qui est liée à la gestion d'état est celle du double travail. Il est nécessaire d'éviter le double travail au sein du gouvernement. Cela a certains défauts et représente un gaspillage de temps et de travail sans raison et deuxièmement, un gaspillage d'argent. Troisièmement, les décisions qui sont prises pourraient être en contradiction les unes avec les autres. Lorsque deux organismes sont chargés de la même chose, ils prennent parfois des décisions contradictoires. Le quatrième défaut qui est le plus important, est que les responsabilités sont traitées à la légère. Par exemple, si un problème survient dans le domaine de la culture, de l'économie, de la politique étrangère ou autres, soit personnes ne ressent une responsabilité soit un double travail est effectué par la branche exécutive du gouvernement et certaines organisations en dehors du pouvoir exécutif. Tous nos efforts doivent se concentrer à l'élimination de tels travaux et dans la mesure où c'est le pouvoir exécutif qui est concerné, cela ne doit pas arriver. Bien sûr, il existe certaines exceptions mais en règle générale, le double travail n'est pas une bonne chose.

Je tiens à ajouter un dernier commentaire à propos de la gestion. Parfois, les responsables de l'exécutif se plaignent de certaines organisations et la plupart du temps, leurs plaintes sont légitimes et reflètent bien la situation des autres branches du gouvernement ou de certaines organisations comme les Forces armées. La plupart du temps, les responsables de l'exécutif ont raison. Étant donné que j'ai travaillé moi-même dans la branche exécutive, je suis familier avec la charge et les modalités de ce travail. Je peux donc dire que leurs plaintes sont légitimes. Vous avez peut-être raison dans la majorité des cas mais il y a aussi des critiques contre vous qui sont légitimes dans certains cas. Par conséquent, essayez de rester ouverts aux critiques. Les responsables de l'exécutif devraient être en mesure d'accepter et de tolérer les critiques. Bien sûr, cela est difficile mais il est nécessaire d'être tolérant. "L'instrument de la gestion est la tolérance" [lit-on dans le Nahjol Balaghah, maxime 176]. La gestion ne signifie pas avoir le dernier mot sur toutes les choses. Si vous souhaitez gérer, vous devez être tolérants. Il y a certaines choses que vous devez tolérer en tant que gestionnaires.

Il y a presque deux ans, lors d'une réunion avec les mêmes invités, je me suis plaint de la branche exécutive au sujet d'une question culturelle. Heureusement, le pouvoir exécutif a accordé une attention sérieuse au travail culturel. D'énormes budgets ont été attribués aux affaires culturelles. Les différentes initiatives et mesures prises dans le domaine culturel, sont vraiment très appréciables. Il est agréable de voir qu'une attention sérieuse est accordée à la culture. Cependant, les premiers mois de cette année ou l'année dernière, je ne me souviens pas exactement, lorsque le budget culturel était l'objet de discussions, j'ai dit à Monsieur le Président que je m'inquiétais de la façon dont cet énorme budget culturel allait être dépensé alors qu'une augmentation du budget de la culture devrait nous réjouir. Nos gestionnaires tiennent à dépenser les budgets qui sont mis à leur disposition parce qu'ils savent que s'ils ne parviennent pas à les dépenser cette année, ils n'auront pas de telles ressources l'année suivante. Par conséquent, les gestionnaires doivent dépenser ces ressources et il est très difficile de dépenser de manière appropriée, un budget alloué à la culture. Cela n'est pas facile. Le travail culturel n'est pas un chantier. «Voici le terrain et les matériaux, commençons la construction», non, les matériaux pour le travail culturel sont très difficiles à trouver. Quand il est question d'activités culturelles, il est très difficile de trouver un architecte et des constructeurs.

Par conséquent, je crois qu'il est nécessaire de prêter une attention sérieuse au travail culturel. Nous devons tout d'abord déterminer les modèles d'activités culturelles importants. Dans les administrations précédentes, les responsables ont décidé de s'engager dans le travail culturel. Je ne veux pas citer de noms mais je n'ai pas le choix. Je dois être franc pour cette comparaison. Ils ont donc décidé de faire un travail culturel et dit qu'ils avaient besoin d'un budget. Dans ce cadre, ils ont décidé de réparer les caravansérails de l'époque de Shah Abbas. C'est effectivement une bonne chose car ce sont des monuments historiques mais est-ce une priorité culturelle ? Nous sommes confrontés à une énorme pression de la propagande mondiale. La politique est au service de la culture. L'économie est au service de la culture. L'art est au service de la culture. Toutes ces choses sont utilisées pour faire pression sur la culture de notre nation. Ils (les ennemis) sont bien conscients que s'ils parviennent à transformer notre culture, la bataille sera gagnée. S'il y a une bataille contre les puissances arrogantes, un désir de résister et une volonté de faire face aux ingérences étrangères, c'est à cause de la culture. Chaque société a une culture et s'ils parviennent à la changer, tout leur appartiendra. C'est pour cette raison qu'ils concentrent tous leurs efforts sur notre culture. Face à ce mouvement culturel et à cette grande invasion culturelle qui cible notre Révolution, notre indépendance et notre foi religieuse, la réparation des caravansérails de l'époque de Shah Abbas est-elle une priorité ? Il s'agit d'une erreur et d'une faille dans l'identification des priorités culturelles. Par conséquent, concernant le travail culturel, quel doit être notre objectif ? Les productions culturelles. Heureusement, je suis en contact avec les étudiants et j'organise régulièrement plusieurs réunions avec eux. La semaine dernière, dans une réunion en compagnie de nos jeunes révolutionnaires qui sont notre espoir et notre avenir, différentes associations et certaines de nos élites ont insisté sur la question de la production culturelle et expliqué combien de produits culturels nous produisons actuellement et combien nous devrions en produire. Vous avez présentés des documents détaillés dans cette réunion et je donnerai les recommandations nécessaires plus tard, dans des réunions privées.

Le deuxième point est qu'une fois que nous avons identifié les travaux culturels auxquels notre budget doit être attribué, nous devons passer au contenu. Nous pouvons par exemple, décider de produire dix films révolutionnaires sur nos valeurs révolutionnaires, ou publier un certain nombre de livres. Quel doit être le contenu ? De quelle qualité doit être le travail ? Quel est le contenu scientifique et artistique, qu'il doit contenir ? Ces choses sont très difficiles et subtiles.

Dans le travail culturel, ne soyez pas à la recherche d'un travail apparent. Dans le domaine culturel, se contenter des apparences n'est pas seulement inutile mais c'est aussi nuisible. Dans le travail culturel, il faut faire un travail original et réel, cela est actuellement une nécessité pour le pays.

J'ai noté certaines déclarations du Président qui a dit qu'il ne voyait pas beaucoup le ministre des Affaires étrangères qui est souvent en voyage. Ces activités au niveau international sont appréciables mais il faut savoir que la diplomatie ne se limite pas à de nombreux voyages et à des réunions. Ces choses sont le corps de la diplomatie, qui est bien sûr important. Mais la diplomatie a également une âme qu'il faut renforcer au sein du système diplomatique. Bien sûr, ces messieurs travaillent vraiment dur et il ne faut pas faire preuve d'ingratitude. Je veux juste faire quelques recommandations. Imaginez que nous organisions un sommet ou une réunion. Quel sera le résultat de cette réunion ? Dans certains cas, ces réunions sont très bonnes. Par exemple, le sommet du TNP qui s'est tenue à New York, faisait partie des mesures intéressantes et exceptionnelles qui ont été prises, comme d'autres initiatives qui m'ont été signalées, certaines réunions, négociations et conférences importantes. Il est évident comme le disent les rapports, qu'un bon travail a été effectué mais il y a certaines mesures qui auraient dû être examinées et analysées avec plus d'attention.

Dans le travail diplomatique, ces activités doivent prendre une orientation et un contenu appropriés. Toutes les mesures diplomatiques doivent être centralisées et gérées au ministère des Affaires étrangères. A mon avis, les négociations économiques avec d'autres pays doivent être centralisées dans le département qui est chargé des questions économiques au sein du ministère des Affaires étrangères.

Que Dieu nous donne à tous la possibilité d'être en mesure de faire ce qu'on attend de nous et sur quoi nous serons interrogés au Jour du Jugement. Dans le Dua Makarim al-Akhlaq, nous lisons: « Fais-moi m'acquitter de ce sur quoi Tu me poseras des questions demain » [Sahife Sadjadiyah, prière 20] Dans cette invocation, nous demandons à Allah le Très-Haut, de nous faire travailler sur des choses sur lesquelles nous seront interrogés le Jour du Jugement. Il y a certaines choses au sujet desquelles nous serons interrogés. Nous devons réussir à nous en acquitter de la meilleure manière. Que Dieu nous aide dans cette direction et à remplir nos responsabilités. Que Dieu vous récompense et renforce de jour en jour l'atmosphère de travail, d'amitié et d'efforts, et l'esprit révolutionnaire dans notre pays.

Que les salutations soient sur vous et que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions vous accompagnent !

 
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