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Discours du Guide suprême aux femmes actives dans les centres universitaires et islamiques Version imprimable
11/05/2013

Ce qui suit est le texte intégral d'un discours prononcé le 11 mai 2013 par l'Ayatollah Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, lors d'une réunion avec un groupe de femmes actives dans les centres islamiques et les universités.

Au nom d'Allah, le très Miséricordieux, le tout Miséricordieux

Je remercie sincèrement les honorables dames qui ont organisé cette bonne et fructueuse réunion. Aujourd'hui, j'ai vraiment profité de leurs avis et je remercie Dieu pour la profondeur des questions, des pensées et des efforts qui se dégagent des discours de ces femmes distinguées et remarquables, de notre pays. Les questions dont vous avez parlé étaient pour la plupart, de bonnes questions. Il y a eu certaines suggestions qui par la grâce d'Allah, seront examinées. Inshallah, j'examinerai la partie du travail qui me revient et dont je dois assumer le suivi.

Il y a beaucoup de choses à dire sur la question des femmes et ce qui les concerne. Nous souffrons d'un retard dans ce domaine qui a été également mentionné par les dames qui ont pris la parole dans cette réunion. Le retard dans ce domaine n'est pas similaire au retard dont nous souffrons dans les domaines scientifiques. Quand nous disons que nous souffrons d'un retard dans ce domaine, cela signifie que nous avons beaucoup de points importants à transmettre au monde sur la question des femmes, la question du genre et les questions qui sont liées aux femmes comme la famille, les enfants, le mariage, la paix et la tranquillité dans l'environnement familial et d'autres questions que nous n'avons pas réussi à transmettre au monde et à l'opinion publique internationale. Nous avons du retard de ce point de vue alors que le monde a besoin d'idées et de concepts de valeur, complets et clairs à cet égard. Comme un certain nombre de dames l'ont fait remarquer, lorsque nous discutons de ces questions dans les instances internationales, elles reçoivent un bon accueil et comme d'autres l'ont dit, les résultats des recherches dans les domaines psychologiques et autres, confirment la justesse des règles islamiques sur la question des femmes. Ce n'est qu'une partie des capacités de la philosophie islamique sur cette question sensible. Mais nous n'avons pas réussi à définir et à montrer ces capacités de manière appropriée. Il en est de même dans beaucoup d'autres domaines qui sont liés au raisonnement et à la pensée. Dans beaucoup de ces domaines, nous n'avons pas réussi à transmettre réellement au monde, l'opinion de l'Islam. Quand je dis: « Nous n'avons pas réussi », il ne faut pas croire que la République islamique est responsable de cette situation car ce qui a été fait à cet égard, a été effectué grâce à la République islamique, la Révolution et l'imam Khomeiny, et à l'influence de leurs idées. Heureusement, ces idées ont été développées dans une certaine mesure, mais nous devons travailler davantage dans ce sens. Pour ce faire, nous avons besoin de certaines choses dont je parlerai tout à l'heure.

Pour constituer un front prêt à attaquer et à l'abri des attaques d'autrui, et prendre une position offensive, nous avons besoin de promouvoir et de transmettre ces idées et ces pensées. Nous en avons vraiment besoin. En fait, cette position offensive assurera notre immunité et notre capacité défensive. Par conséquent, à mon avis, plus vous travaillerez pour combler ce retard, plus précieux sera votre travail car il est nécessaire d'agir dans ce domaine. Nous ne devons pas hésiter et arrêter à mi chemin ce mouvement qui est un mouvement d'éveil lié à la question des femmes. Il ne faut pas s'arrêter au milieu du chemin. Bien que nous bénéficiions d'un discours islamique parfait, précieux et convaincant, nous avons adopté une attitude passive face au discours occidental sur la question des femmes.

Le discours occidental sur la question des femmes est un discours calculé et politique. Le jour où cette idée et ce discours sur les femmes se sont développés en Occident, cela a été fait selon un calcul prudent. Bien sûr, ce que je dis n'est pas fondé sur des données et des informations précises, mais il y a des signes évidents qui appuient cette interprétation. Depuis la Renaissance en Occident, l'industrialisation et le développement de nouvelles industries, ce discours s'est progressivement développé et a atteint son apogée de nos jours. Bien sûr, ce sommet sera accompagné par un déclin et une décadence et ce mouvement verra, inshallah, son propre effondrement et sa propre destruction.

Le discours occidental sur la femme a plusieurs dimensions mais il a deux dimensions saillantes. La première est qu'il veut donner aux femmes une identité masculine. C'est-à-dire, il veut que les femmes se comportent comme des hommes. C'est un aspect important de ce discours. L'autre est qu'il réduit les femmes à un objet de plaisir pour les hommes, avec le plaisir de regarder les femmes ou d'autres plaisir encore pires. C'est un autre aspect du discours occidental sur la femme. Le féminisme et les mouvements semblables qui se sont répandues dans le monde contemporain, sont en fait, les produits et les conséquences du discours occidental.

Ils veulent donner aux femmes une identité masculine en les occupant à des emplois qui sont plus compatibles avec les caractéristiques physiques et intellectuelles des hommes. Ils sont fiers de cette démarche et cherchent à la décrire comme un avantage et un honneur pour les femmes. Nous avons adopté une attitude passive face à cette démarche occidentale. Nous avons été trompés et l'avons involontairement et inconsciemment acceptée. Comme vous le voyez, aujourd'hui, nous sommes fiers d'avoir tel ou tel nombre de femmes à certains postes de direction. Ce que je dis ne doit pas être mal compris. Je n'ai pas de problème avec le fait de donner aux femmes des postes de direction. Je n'empêche pas les femmes d'être impliquées dans ces activités et je ne leur nie pas ce droit. Je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose. Notre ministre de la santé et certains vice-présidents étaient de sexe féminin et les femmes ont des postes dans différents secteurs. À mon avis, il n'y a rien de mal à cela. Le problème est d'en être fier et de s'en vanter dans le monde, en disant que nous avons tel nombre de femmes aux postes clés. Cela signifie que nous avons été trompés et passifs. Il n'y a pas de quoi en être fier. Prenons le cas d'une femme qui a certaines qualifications, qui a développé ses capacités et s'est montrée apte à assumer un poste précis. Elle peut être autorisée à occuper ce poste parce que ce n'est pas illégal, mais ce serait une erreur d'être fier d'avoir tel ou tel nombre de femmes responsables dans les affaires exécutives. Nous devons être fiers par contre, d'avoir un grand nombre de femmes intellectuelles et instruites, et actives dans les domaines culturels et politiques. Si nous disons que nous sommes fiers d'avoir un grand nombre de femmes (moudjahids) combattantes dans différents domaines, prêtes au martyre, ce sera une attitude appropriée de même que d'être fiers d'avoir un grand nombre de femmes actives dans les domaines politiques et révolutionnaires, qui écrivent et prononcent des discours. C'est une attitude appropriée.

Être fier de ces choses est approprié mais être fier d'avoir tel ou tel nombre de femmes ministres, députés et gestionnaires d'organisations financières, est une attitude erronée. Cela signifie une attitude passive face aux ennemis. Sommes-nous censés confier aux femmes des professions masculines ? Non, la position, l'identité et les caractéristiques des femmes sont nobles et respectables. Cette identité est à certains égards, supérieure à celle des hommes. Si nous adoptons une perspective globale, nous voyons que les hommes et les femmes n'ont pas de différence. Certains avantages ont été accordés aux femmes et d'autres aux hommes, en fonction des caractéristiques naturelles qu'Allah le Très-Haut, a conférées à chacun d'eux. Allah le Très Haut, a donné à chaque genre certaines caractéristiques. Chaque genre bénéficie de qualités exceptionnelles. Par conséquent, ils n'ont pas de différences en termes de qualité humaines ni des privilèges qu'Allah le Très-Haut, a donnés à l'humanité comme les droits humains, les droits sociaux, les valeurs et la perfection spirituelles. Un homme peut devenir Ali ibn Abi Talib (AS) et une femme peut devenir Fatima Zahra (AS). Un homme peut devenir Jésus (AS) et une femme peut devenir Marie (AS). Ils ne sont pas différents les uns des autres. Par conséquent, l'attitude juste est de reconnaître les femmes en tant que femmes, comme elles sont, comme de véritables femmes et filles, et en prenant en considération leur sexe et de voir quelles valeurs peuvent aider une femme ou la communauté féminine à atteindre la croissance et la transcendance. Cette perspective est la bonne perspective. Nous n'aurions pas dû adopter cette attitude passive face aux perspectives occidentales, comme nous l'avons fait malheureusement.

Quant à la seconde dimension du discours occidental qui consiste à faire des femmes un objet de plaisir pour les hommes, elle a frappé comme une tornade les pays islamiques sans défense pour aider les hommes à se livrer facilement aux plaisirs sexuels. Cela a été géré par l'Occident et a également frappé notre pays. Par plaisir, je n'entends pas le plaisir spirituel, psychologique et scientifique de deux personnes qui se parlent ou accroissent mutuellement leurs connaissances. Ce n'est pas de cela dont il s'agit dans le plaisir à l'occidentale. Heureusement, la Révolution est venue et a mis un frein à cela dans une large mesure. Cela doit être évité parce que c'est un grand danger et risque de causer un grand désastre. La question de l'hijab est une des conditions préalables. La façon dont nous devons nous vêtir et le modèle des relations entre hommes et femmes, sont les conditions préalables à cette question. Ces choses doivent être respectées pour que cette grande catastrophe - pour les hommes et les femmes - soit évitée. Bien sûr, la corruption morale humilie les femmes sans qu'elles en soient conscientes. Aujourd'hui, cette question est discutée en détail dans le monde. Je sais et je l'ai lu dans un certain nombre de textes, de journaux et de livres, que les intellectuels occidentaux commencent à ressentir une certaine peur et une certaine détresse face à cette situation. Ils ont raison mais ils l'ont compris très tard. Encourager les gens à la luxure - qui est centrée autour des femmes - n'est pas une chose sans importance. Aujourd'hui, vous pouvez voir que la situation s'aggrave dans le monde avec l'homosexualité et le mariage entre deux personnes du même sexe. Ce sont des abîmes profonds et dangereux pour la civilisation occidentale et pour ceux qui gèrent cette civilisation. C'est un précipice particulier dans lequel ils vont sombrer complètement et une pente dont ils sont à mi chemin.
À mon avis, ils ne seront pas en mesure d'empêcher ce déclin parce que leurs problèmes ont dépassé les limites. Il y a quelques années - environ sept, huit ou dix ans - j'ai lu dans des journaux étrangers que les Américains essayaient de faire des films à partir des livres de tel ou tel romancier qui écrit à propos de la famille. Ils voulaient en faire profiter le cinéma afin d'améliorer la situation sociale. Ils ont fait et font encore certains efforts, mais ces efforts sont comme un ruisselet par rapport à ce déluge dont ils sont eux-mêmes responsables et qui continuera à sévir. Bien sûr, nous jouissons d'une immunité à cet égard grâce au hijab et d'autres règles semblables. Mais nous ne devons pas sous-estimer cette question, nous devons la considérer comme très importante. Comme un certain nombre de dames qui travaillent sur ce sujet, l'ont souligné dans leurs discours, la question de l'attirance sexuelle et les dangers qu'elle représente pour les femmes, les hommes, la société et la famille, doit être prise très au sérieux.

J'ai dit que l'islam parlait des femmes de façon réelle. Comme je l'ai souligné, nous devons promouvoir ce discours en prenant une position offensive. Nous ne devons pas du tout prendre une position défensive. Un certain nombre de dames ont dit que les membres d'une association chargée de voter des conventions sur les femmes ou d'organisations affiliées à l'Organisation des Nations Unies nous avaient menacés d'adopter une résolution contre nous si nous faisons telle ou telle chose. Cela nous est égal. Qu'ils adoptent leurs résolutions ! Le discours islamique sur la femme doit être propagé avec détermination et énergie, nous ne devons pas rester passifs. S'ils demandent pourquoi nous ne donnons pas aux femmes la liberté d'apparaître sans hijab, nous devons demander pourquoi ils veulent leur permettre ce dérèglement nuisible et menaçant, qui est actuellement en vigueur en Occident. Ce qui se passe en Occident en ce qui concerne l'impudeur et le manque d'hijab, effraie tout le monde. On se demande vraiment ce qu'ils veulent faire et où ils veulent aller.

Vous avez peut-être plus d'informations à ce sujet mais j'ai aussi beaucoup d'informations sur cette question et les choses qui sont faites à différents niveaux, aux niveaux supérieurs, dans le domaine professionnel, la vie quotidienne et d'autres domaines. Dans le discours islamique, le respect envers les femmes et ses caractéristiques, sa dignité et sa délicatesse féminine doit être souligné. Par délicatesse, je n'entends pas seulement la délicatesse physique. En plus de la délicatesse physique, je parle aussi de la délicatesse psychologique et intellectuelle des femmes, et de la complexité de leurs responsabilités. C'est seulement les doigts délicats et doux d'une mère qui peuvent organiser les fibres extrêmement minces du système nerveux de l'enfant sans créer de complexes ou de problèmes émotionnels. Personne d'autre ne peut le faire. Personne d'autre qu'une femme ne peut le faire. C'est une tâche féminine. Un certain nombre de tâches exigent une délicatesse si grande que nous nous demandons comment la volonté divine a accordé de si grandes capacités et une telle finesse aux femmes. Je dis toujours à mes amis, à mes proches et aux femmes que contrairement à l'idée établie, les femmes sont le sexe le plus fort. Les femmes sont plus fortes que les hommes. Les femmes peuvent entièrement contrôler et influencer les hommes grâce à leur sagesse et leur perspicacité. Nous pouvons voir cela dans la pratique et le prouver par le raisonnement. C'est une réalité. Bien sûr, il y a un certain nombre de femmes qui n'adoptent pas de mesures sages et qui, par conséquent, ne peuvent pas agir de la sorte. Mais une femme sage peut apprivoiser un homme comme on peut dompter un lion sauvage. Cela ne signifie pas qu'il faut être physiquement plus fort que le lion. Au contraire, cela signifie qu'il faut utiliser son pouvoir psychologique. Les femmes ont cette capacité mais elles doivent le faire avec délicatesse et subtilité. Quand je dis délicatesse, je ne parle pas seulement de la délicatesse physique. En plus de la délicatesse physique, j'envisage également la délicatesse dans la mise en œuvre des pensées et des idées, la sagesse et les prises de décisions. Ce sont des capacités qu'Allah le Très-Haut, a accordées aux femmes. À mon avis, ceci devrait être la base de travaux. Ce discours doit être renforcé et propagé.

Le deuxième point que je voudrais évoquer est qu'à mon avis, il y a deux questions concernant la situation actuelle des femmes dans notre pays qui sont plus importantes que les autres, plus cruciales et nécessitent plus d'attention. Une de ces questions est la signification et la valeur du foyer familial et de la famille. Nous devons considérer comme très important le foyer dans lequel nous vivons. On ne peut imaginer les êtres humains sans maison et sans endroit pour vivre. Tout être humain a besoin d'une maison et d'un foyer familial. La famille est l'âme de ce foyer. Cela doit être considéré comme très important et étudié avec précision. La deuxième question est que nous devons empêcher les femmes d'être affaiblies et opprimées à différents niveaux. Nous avons des femmes qui sont faibles et privées de beaucoup de choses, et des femmes qui sont opprimées. Cette oppression doit être évitée. Il est nécessaire d'adopter des lois importantes à cet égard. Il y a des règles de comportement essentielles qui doivent être appliquées. Il est nécessaire d'établir certaines conventions et certaines règles sociales pour que les femmes ne soient pas opprimées dans les domaines sociaux, sexuels, familiaux, culturels et intellectuels. Ces sortes d'oppression dont les femmes peuvent être victimes, sont quelquefois des questions individuelles et privées comme les questions sexuelles mais aussi des questions sociales comme celles des relations sociales et familiales. J'ai noté certains points concernant les questions familiales. Les maris, les enfants, les pères et les frères doivent se comporter de façon respectueuse envers les femmes. Si les femmes sont respectées dans le milieu familial, une grande partie des problèmes de notre société sera résolue. Nous devons encourager les enfants à embrasser les mains de leur mère. C'est ce que veut l'islam. Ce comportement est visible dans des familles profondément religieuses et morales, qui ont une relation étroite avec les concepts religieux. Les enfants d'une famille doivent se comporter envers leur mère de manière respectueuse. Il n'y a aucune contradiction entre un comportement respectueux et une relation affective et chaleureuse, entre une mère et son enfant. Les femmes doivent être respectées au sein de la famille. C'est une façon de prévenir l'oppression à l'encontre des femmes. Imaginez une famille et une maison où l'homme profère toutes sortes d'insultes et a un comportement violent. Malheureusement, il y a encore des cas de violences physiques dans notre pays. Cela ne devrait pas exister. Bien sûr, cela se produit aussi dans les pays occidentaux. Cela n'a rien de bizarre. Les Occidentaux, en particulier les Européens, ont une apparence soignée, portent des cravates et utilisent des parfums mais ont la même nature et le même comportement sauvages qu'ils ont toujours eus au long de l'Histoire. Ils tuent facilement des gens et commettent des crimes avec sang-froid. Il n'est donc pas étonnant que les femmes soient battues chez elles par les Européens et les Américains. Mais une telle chose ne devrait pas même être imaginable dans un contexte islamique alors que nous en avons vu malheureusement certains cas. Par conséquent, ce sont deux questions fondamentales. À mon avis, il nous faut une planification détaillée à cet égard.

Outre ces deux questions, il y a d'autres questions importantes comme celle du mariage. Les obstacles au mariage doivent être supprimés. Comme les dames l'ont souligné à cette réunion, certaines choses ont été faites et j'ai vraiment été heureux de savoir qu'heureusement, ces questions reçoivent une attention particulière. Sur la question de l'hijab et des relations sociales, des choses doivent être faites d'une manière fondamentale et sérieuse. Vous devez faire attention aussi à la question du soutien financier et juridique aux femmes opprimées et privées de leurs droits, et la dame originaire de la province du Khorasan Razavi, a souligné que la question des tribunaux qui est un de mes soucis, a été posée au système juridique. J'espère que des choses seront faites dans la pratique. L'une de mes angoisses et inquiétudes est que les femmes ne soient pas en mesure de se défendre devant les tribunaux et les instances juridiques, soit par manque d'argent pour avoir un avocat compétent, soit par incapacité de se défendre elles-mêmes. C'est une question importante qui doit être suivie. La question de l'emploi des femmes et des modalités et des limites de leurs activités - c'est-à-dire, la finesse et la souplesse dont j'ai parlé au sujet de l'emploi des femmes - sont des choses qui doivent être étudiées. Toutefois, les problèmes les plus cruciaux sont les deux questions que j'ai mentionnées au début.
Un de mes souhait est que les activités sur la question des femmes dans notre pays, allant des questions juridiques et relatives à la jurisprudence islamique aux questions sociales, exécutives et affectives, soient abordées de manière systématique. Cela exige une structure cohérente. Bien sûr, un certain nombre de rapports qui m'ont été présentés ou les points qui ont été discutés lors de cette réunion, montrent que certaines idées ont été étudiées mais je crois qu'un plan global doit être formulé à cet égard. Nous devons définir les questions relatives aux femmes de manière systématique, et leur donner une forme adéquate. Cela exige aussi la création d'un centre qualifié et permanent, avec un personnel compétent et un plan à long terme. Je ne crois pas du tout à l'efficacité des plans à court terme dans ce domaine. Certaines organisations et des instituts devraient être formés pour travailler dans les différentes parties de ce centre important et permanent, s'informer mutuellement de ce qu'ils font et créer une banque de données appropriée. Beaucoup de choses sont faites par les femmes dans notre pays au sujet desquelles même les dames qui participent à cette réunion, ne sont pas ou peu informées. Heureusement, nous avons beaucoup de femmes remarquables et compétentes, dans les différents secteurs qui travaillent dans des perspectives différentes. Nous devons profiter de cet important ensemble.

Un autre point qui est le dernier car il est midi et il nous reste peu de temps, est que les femmes actives dans le camp de la République islamique ont joué un rôle considérable dès la victoire de la Révolution islamique, aux premières années après la Révolution et pendant la Défense Sacrée. Elles ont montré leur présence d'une manière exceptionnelle. Vous ne devez pas négliger cette présence exceptionnelle des femmes dans le camp de la Révolution. Ceux qui s'opposent à la Révolution essaient de profiter de femmes compétentes. Le camp de la Révolution a beaucoup plus de femmes compétentes, actives et bien informées, qui sont des auteures, des oratrices et des savantes. Il bénéficie de femmes qui sont prêtes à prendre des mesures et sont intéressés par la pensée et l'écriture, et cherchent à transmettre leurs idées et leurs pensées. Elles ne doivent pas abandonner la révolution et la défense de la Révolution. C'est un point. Je terminerai en disant que la Radiotélévision de la République islamique d'Iran (IRIB) a un rôle fondamental dans la promotion des idées dont j'ai parlé et des questions que vous avez soulignées. Je crois et je recommande que l'IRIB joue ce rôle fondamental. Elle en est capable. Dans la société, l'IRIB peut encourager le respect des femmes religieuses, actives et combattantes qui portent le hijab et apprécient les caractéristiques islamiques. D'autres personnes souhaitent le contraire. Malheureusement, un certain nombre de programmes de la radiotélévision vont dans le sens des objectifs de ces personnes. C'est l'inverse qui devrait être fait et l'IRIB devrait être complètement au service de cette idée.

En tout cas, la conclusion que nous pouvons tirer est qu'heureusement, nous avons fait certains progrès sur la question des femmes dans la République islamique mais les résultats ne répondent pas aux besoins et aux attentes de l'Islam, et ne sont pas proportionnellement appropriés aux possibilités et aux ressources de l'Islam. Nous sommes en retard dans ce domaine. Par la grâce d'Allah, vous, mesdames, rattraperez ce retard de la meilleure façon possible.

J'espère qu'Allah le Très-Haut, vous protègera et augmentera vos progrès de façon quotidienne, et que nous pourrons nous approcher de ce que l'islam recommande dans ce domaine.

Que les salutations soient sur vous et que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions vous accompagnent !

 
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