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Imam Khomeiny

Biographie
Discours du Guide suprême à l'occasion du 24ème anniversaire du décès de l'Imam Khomeiny Version imprimable
04/06/2013

Ce qui suit est le texte intégral du discours prononcé le 4 Juin 2013 par l'Ayatollah Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, au sanctuaire de l'imam Khomeiny.

Au nom d'Allah, le très Miséricordieux, le tout Miséricordieux

Toutes les louanges à Allah, Seigneur des Mondes, et paix et salutations sur notre Maître et Prophète, Ab-al-Qassem al-Mustafa Mohammad, ses descendants élus, immaculés et infaillibles, ceux qui guideront la visite guidée, et surtout celui qui représente le trésor d'Allah sur terre.

Nous sommes reconnaissants à Allah le Très-Haut, qui nous a donné une autre occasion de rendre hommage à notre magnanime Imam en cette journée, et d'exprimer notre respect pour lui. Bien que la mémoire de l'Imam soit vivante dans le peuple en tout temps, le 14 Khordad [4 juin] est l'occasion pour la nation iranienne de lui manifester son amour. Cette année, l'anniversaire de la disparition de l'imam Khomeiny coïncide avec l'anniversaire du martyre de son ancêtre, l'Imam Musa ibn Ja'afar (as) et est aussi le 50ème anniversaire de l'événement déterminant et important qui a eu lieu le 15 Khordad de l'année 1342 [le 5 juin 1963] et fut un moment historique important. Je voudrais aborder brièvement quelques points à cet égard et certaines questions urgentes.

Le 15 Khordad n'a pas été le début du grand mouvement du peuple et des religieux. Avant cela, des événements importants avaient eu lieu au cours de l'année 1341 [du calendrier iranien] ainsi qu'au début de l'année 1342. Par exemple, je citerai l'événement de l'école Feiziyeh le 2 Farvardin 1342 [le 22 mars 1963] où des religieux ont été attaqués et l'Ayatollah Golpaygani, grande référence relieuses chiite, insulté. Avant cet événement, vers la fin de l'année 1341, il y avait eu des manifestations dans le grand bazar de Téhéran et l'Ayatollah Hadj Sayed Ahmad Khansari, avait aussi été insulté. Ces choses montrent que le mouvement des religieux avait atteint un niveau important en 1341 et au début de 1342, au point que les forces de sécurité du régime avaient commencé à réprimer les étudiants des centres islamiques, les religieux et même les grands Ayatollahs, de manière brutale.Cependant, le 15 Khordad 1342 fut un moment très important parce qu'il a révélé à cette époque dangereuse et sensible, le lien qui existait entre le peuple et le clergé. Dans la même année, le jour d'Achoura qui tombait le 13 Khordad, notre magnanime Imam a prononcé un discours historique à l'école Feiziyeh. Après son arrestation le 15 Khordad, il y a eu un grand mouvement à Téhéran, à Qom et dans d'autres villes, qui a été réprimé par l'armée, les forces de police et les services de sécurité. Ce soulèvement populaire du 15 Khordad était révélateur du lien étroit qui existait entre le peuple d'Iran, le clergé et les références religieuses représentées par l'Imam. Le fait est que c'est ce lien qui a assuré la propagation et la victoire du mouvement. Partout où un mouvement est soutenu par le peuple, il sortira gagnant. Si les gens ne se rallient pas aux mouvements de protestation, ils échoueront. Par exemple, après le Mouvement constitutionnel en Iran, il y a eu certains événements et certaines activités menées par des groupes de gauche et nationalistes qui ont toutes échoué car elles ne profitaient pas du soutien du peuple. Seul un mouvement soutenu, corps et âmes, par les gens pourra continuer et remporter la victoire. L'événement qui a eu lieu le 15 Khordad l'a prouvé et a montré que le peuple était avec les religieux. L'arrestation de l'Imam Khomeiny a provoqué un tel soulèvement à Téhéran et dans d'autres parties du pays, que le régime a dû intervenir pour réprimer sauvagement les gens. Un grand nombre de personnes ont été tuées. Les rues de Téhéran étaient couvertes du sang de ces gens et de ces jeunes pieux. Le 15 Khordad, le régime dictatorial a révélé sa brutalité et sa sauvagerie.

Un autre point concernant l'événement qui s'est produit le 15 Khordad auquel nos jeunes et notre cher peuple devraient faire attention est que la « communauté internationale » et aucune des soi-disant « organisations de défense des droits de l'homme » n'ont protesté contre les massacres brutaux qui ont eu lieu à Téhéran et dans d'autres régions du pays. Toutes sont restées silencieuses. Le peuple et le clergé sont restés dans l'arène. Les Marxistes, des groupes de gauche et même les gouvernements ont condamné le mouvement populaire du 15 Khordad disant qu'il s'agissait d'un mouvement « féodal » ou rétrograde. Les nationalistes qui prétendaient soutenir les activités anti-gouvernementales, ont également condamné le mouvement qu'ils ont qualifié de « mouvement aveugle et sans but » et de « mouvement radical ». Partout où des gens paresseux n'osaient pas prendre des risques et jouer un rôle dans ce combat, ils accusaient les combattants pieux d'extrémisme et rejetaient ce mouvement qu'ils considéraient comme « extrémiste et radical ». L'imam Khomeiny (ra) est resté dans l'arène en s'appuyant sur le soutien du peuple et a réussi à présenter au peuple et à l'Histoire, l'image d'un chef spirituel, décidé et déterminé.

La foi en Dieu, au peuple et en lui-même l'ont rendu décidé, courageux et déterminé. Ces trois croyances se sont révélées dans le comportement, les décisions et les actions de l'Imam. L'Imam parlait au peuple du fond du cœur et le peuple a accueilli son appel, corps et âme. Les gens sont entrés dans l'arène et ont résisté de manière courageuse. Leur mouvement qui n'avait pas de sympathisants dans le monde et n'a reçu aucune assistance, a progressivement évolué vers la victoire finale.

Je voudrais développer les trois croyances de l'Imam Khomeiny. Les points dont je vais parler à cet égard sont des points importants qui peuvent nous éclairer s'ils trouvent leur chemin dans nos cœurs. En ce qui concerne la foi en Dieu, l'Imam était la manifestation du saint verset : « Certes ceux auxquels on disait : "Les gens se sont rassemblés contre vous; craignez-les" cela accrut leur foi et ils dirent Dieu nous suffit comme garant» [Coran 3: 173]. L'imam Khomeiny était fermement engagé et croyait de tout son cœur et de toute son âme au verset « Dieu nous suffit; Il est notre meilleur garant». L'Imam avait foi en Allah le Très-Haut. Il avait foi aux promesses divines. Il a agi, travaillé et parlé de l'amour de Dieu, et savait que « si vous aider la cause d'Allah, Il vous aidera» [Coran 47: 7], qui est une promesse divine, définitive et incontournable.

En ce qui concerne la confiance qu'il faisait au peuple, notre magnanime imam connaissait bien la nation iranienne. L'Imam savait que la nation avait une foi religieuse profonde et qu'elle était intelligent et courageuse. Il savait qu'il s'agissait d'une nation dont les capacités resplendiront comme le soleil dans les différents domaines si elle a des dirigeants compétents.

A une époque, une personne incompétente comme le Shah Sultan Hussein a isolé la nation iranienne, puis une personne courageuse comme Nader Gholi - sans titre honorifique - a émergé et est devenu un leader qui a permis à notre nation d'étendre la sphère de sa gloire de Delhi à la mer Noire. L'imam Khomeiny avait remarqué cette vérité de notre Histoire, en avait été témoin et y croyait. Il connaissait bien notre nation. Il avait foi en la nation iranienne. La profonde foi religieuse du peuple qui avait été cachée par des gens matérialistes, a été réveillée par notre magnanime Imam. Il a ressuscité la fierté religieuse du peuple et la nation iranienne est devenue un modèle de résistance et de perspicacité. Pour notre magnanime Imam, le peuple était chéri et les ennemis du peuple les plus haïs. Si l'Imam n'a jamais arrêté son combat contre les puissances dominatrices, même un seul instant, c'est principalement parce que les puissances dominatrices étaient les ennemis du bonheur du peuple et que l'Imam considérait les ennemis du peuple comme ses véritables ennemis.

L'Imam a enseigné au peuple d'Iran à être confiant. Avant de développer ce sentiment de confiance dans le peuple d'Iran, l'Imam l'a suscité en lui-même. Il a montré sa foi en ses capacités. Le jour d'Achoura de l'année 1342, alors qu'il était seul, l'Imam a menacé le Shah et déclaré qu'il demandera au peuple iranien de le forcer à quitter le pays s'il continue. Il a dit cela aux citoyens et aux étudiants de l'école Feiziyeh à Qom, et a menacé le Shah Mohammad Reza qui exerçait alors un pouvoir absolu dans le pays en s'appuyant sur les États-Unis et d'autres puissances étrangères. Cette menace avait été proférée par un religieux de Qom qui n'avait ni armes, ni matériel, ni argent ni soutien international. Il a réussi à résister dans ce domaine en s'appuyant sur sa foi en Dieu et en lui-même. Le jour où l'Imam est rentré d'exil, il a menacé le gouvernement de Bakhtiar à Behesht Zahra (cimetière de Téhéran), et a annoncé d'une voix résonnante qu'il allait donner un coup de poing au gouvernement Bakhtiar dans la bouche, et installer un autre gouvernement. Cela montre l'assurance de l'imam Khomeiny qui avait foi en lui-même et en ses capacités. C'est cette confiance qu'il a transmise à la population d'Iran par ses paroles et ses actions.

Mes chers amis, pendant une centaine d'années, on nous avait convaincus que nous étions incapables de gérer et de développer le pays, d'atteindre la dignité et la gloire, d'aller de l'avant dans le domaine de la connaissance et d'autres domaines. Nous avions commencé à croire à cette incapacité.

Développer ce sentiment d'incapacité et d'infériorité pour faire perdre confiance aux nations est un des moyens efficaces dont les pouvoirs autoritaires ont toujours abusé pour assurer leur domination. C'est par ce moyen qu'ils ont réussi à imposer un retard à la nation iranienne dans les domaines politiques, scientifiques, économiques et dans tous les autres domaines de la vie. L'Imam a renversé cette situation et a privé les superpuissances hégémoniques de ce moyen. Il a dit à la nation iranienne : "Vous pouvez". Il a restauré notre confiance en nous-mêmes et notre détermination. Nous, le peuple de l'Iran, avons senti que nous étions de nouveau capables. Nous avons progressé et pris des mesures. Pour cette raison, la nation iranienne a remporté des victoires au cours de cette trentaine d'années, dans tous les domaines dont je parlerai plus tard.

Ces trois croyances de l'imam Khomeiny, la foi en Dieu, au peuple et en lui-même, sont devenues l'axe de toutes ses décisions, de ses actions et de ses politiques. Au début du mouvement, ces trois croyances étaient une source d'énergie pour l'Imam tout comme à l'époque où il était en exil, où il est parti pour Paris et où il est retourné en Iran. Ce sont ces trois croyances qui ont donné à l'Imam le courage de retourner à Téhéran dans de telles conditions. Ces trois croyances se sont aussi manifestées dans les événements qui ont eu lieu au cours du mois de Bahman 1357 [janvier-février 1979], dans les fitnas qui se sont produites dans le pays, dans l'établissement de la République islamique, dans sa résistance ouverte au système d'oppression mondiale et le slogan "ni l'Est, ni Ouest", dans la guerre imposée et dans tous les événements qui ont eu lieu dans ces dix années mouvementées de la vie de l'Imam. Ces trois croyances étaient la base des décisions, des actions et des politiques de l'imam.

Jusqu'aux derniers jours de la vie de notre magnanime Imam, personne n'a remarqué dans ses paroles et ses actions, le moindre signe de découragement, de doute, de fatigue, de faiblesse ou de soumission. Beaucoup de révolutionnaires dans le monde se mettent à avoir des doutes et deviennent conservateurs au fur et à mesure qu'ils vieillissent. Parfois même, ils reviennent sur leurs déclarations. Les déclarations de l'Imam au cours des dernières années de sa vie, étaient parfois plus révolutionnaires que ses déclarations de l'année 1342. Il vieillissait mais restait jeune de cœur et dynamique. C'est cette fermeté qui a été décrite dans le Saint Coran : « Et s'ils se maintenaient dans la bonne direction, Nous les abreuverions certes, d'une eau abondante » [Coran 72: 16]. Dans un autre verset, Allah le Très-Haut dit : « Ceux qui disent : "Notre Seigneur est Dieu" et se tiennent dans le droit chemin, les Anges descendent sur eux » [Coran 41: 30].

Ces trois croyances ont gardé l'Imam jeune et dynamique, ont consolidé sa pensée et son chemin pour notre nation, et se sont progressivement développées chez notre peuple, les jeunes et les gens des différents milieux sociaux. Ces trois croyances leur ont donné de l'espoir, ont créé chez eux une forte confiance en eux-mêmes et ont abouti à la confiance en Dieu. Ces caractéristiques ont remplacé le désespoir et le pessimisme. Le peuple d'Iran a changé et Allah le Très-Haut, a changé ses conditions. « En vérité, Dieu ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes » [Coran 13: 11].

Le peuple d'Iran a changé de chemin, de mouvements et de motivations, et Allah le Très-Haut, l'a aidé et soutenu. Quel a été le résultat sinon que l'Iran dépendant est devenu un pays indépendant ?

Il y a beaucoup de leçons que notre chère jeunesse doit tirer de la dépendance du régime Pahlavi taghuti, qui était encore pire que celle des Qâdjârs réactionnaires et déshonorés, à l'égard de l'Angleterre puis des États-Unis. Leur dépendance avait atteint un niveau vraiment honteux. Après la Révolution, un célèbre diplomate américain a mentionné la même chose dans ses écrits. Il a dit que c'étaient les Américains qui dictaient au Shah ce dont il avait besoin et ce dont il n'avait pas besoin, avec qui établir des relations et avec qui les rompre, combien il devait produire et vendre de pétrole, à qui il devait vendre du pétrole et à qui il ne devait pas en vendre. Notre pays était géré sur la base des politiques et des plans américains, après avoir été géré en fonction des plans et des politiques de l'Angleterre.

Ce pays dépendant s'est transformé en un pays indépendant et fier. Les dirigeants corrompus, traîtres et matérialistes, qui étaient plongés dans leurs désirs charnels et leurs passions humaines, ont été remplacés par des représentants du peuple, par des responsables élus par le peuple. Au cours des trente et quelques années, les responsables qui ont pris le pouvoir dans notre pays et ont pris le contrôle de nos politiques et de notre économie, étaient des représentants du peuple. Ils n'ont pas rempli leurs poches après leur arrivée au pouvoir, ce qui est un point très important. Bien sûr, certains d'entre eux étaient plus pieux que d'autres. Les politiciens dépendants, médiocres et cupides, soumis aux ennemis et brutaux envers le peuple, ont été remplacés par des vrais représentants du peuple. Notre pays scientifiquement arriéré, s'est transformé en un pays scientifique. Avant la Révolution, nous n'avions enregistré aucune réalisation scientifique remarquable dans le pays. Aujourd'hui les centres internationaux disent que le rythme des progrès scientifiques de l'Iran est onze fois supérieur à la moyenne mondiale. Est-ce un exploit insignifiant ? Les centres scientifiques internationaux prédisent que dans quelques années - en 2017 - l'Iran se classera en quatrième position dans le domaine scientifique. Est-ce un accomplissement insignifiant ? Notre pays qui n'avait fait aucun progrès scientifique, a su atteindre une telle position.

Il fut un temps où nous devions demander aux étrangers d'envoyer leurs ingénieurs dans notre pays pour nous construire des barrages, des routes et des usines chaque fois que nous en avions besoin. Aujourd'hui, la jeunesse iranienne construit des milliers d'usines et des centaines de barrages, de ponts, de routes et d'autoroutes dans le pays, sans aucune aide de l'étranger. Aujourd'hui, notre croissance scientifique et technologique, et notre capacité de développer le pays ont atteint ce niveau. Serait-il approprié d'ignorer ces réalisations ?

Dans les domaines de la santé et de la médecine, les Iraniens qui avaient de l'argent se rendaient en Europe pour des opérations insignifiantes et ceux qui n'avaient pas suffisamment d'argent devaient mourir. Aujourd'hui, les opérations les plus complexes comme la greffe du foie et du poumon, et d'autres opérations importantes sont effectuées dans notre pays, non seulement à Téhéran mais dans beaucoup de villes à travers le pays. Ces capacités existent aujourd'hui dans notre pays. La nation iranienne n'a pas besoin des étrangers dans ce domaine. Notre pays a accédé à l'indépendance et à l'autosuffisance dans ce domaine vital.

De nombreuses régions du pays avaient été ignorées. Avant la Révolution, j'avais l'habitude de me rendre dans différentes régions reculées du pays qui étaient complètement ignorées. Aujourd'hui, différents services sont offerts dans toutes les régions du pays y compris les villes et les villages les plus éloignés. Aujourd'hui, personne ne peut dire qu'une zone particulière ne dispose pas d'électricité ou de routes, ou d'autres possibilités semblables. Avant la Révolution, il aurait été surprenant de voir un endroit éloigné bénéficier de telles installations. Aujourd'hui, le c'est le contraire qui est surprenant. A cette époque, la population était de 35 millions d'habitants et il y avait 150.000 étudiants dans le pays. Aujourd'hui, notre population a doublé mais le nombre de nos étudiants est vingt fois voire trente fois supérieur. Cela montre que nous avons accordé une attention particulière à la science. Le nombre des étudiants, des professeurs et des universités dans le pays, est remarquable. Dans chaque ville éloignée, il y a une, deux, cinq et parfois dix universités. Avant la révolution, il y avait certaines provinces où le nombre d'écoles secondaires était inférieur à dix. Aujourd'hui, dans chaque ville de la même province, il y a plusieurs universités. Ce grand mouvement du peuple d'Iran est le résultat de la Révolution et des efforts désintéressés de la jeunesse iranienne et des représentants du gouvernement au cours des trente et quelques dernières années. Ce sont des développements importants. Grâce à la Révolution, de nombreux projets liés aux infrastructures ont été réalisés dans le pays. Des milliers d'usines ont été construites. Beaucoup d'entreprises mères ont été construites. Les produits que nous devions mendier et acheter aux étrangers en petites quantités, sont aujourd'hui massivement produits dans le pays. Il faut reconnaitre ces progrès qui sont tous le résultat des trois croyances que l'Imam a développées dans notre nation: la foi en Dieu, au peuple et en soi-même.

Je ne dis pas ces choses pour créer un faux sentiment de fierté et de satisfaction, ni pour que vous soyez heureux et reconnaissants pour une victoire considérée comme définitive. Non, il y a encore un long chemin à parcourir. Si nous comparons nos conditions avec celles de l'époque du Taghut (shah), ces réalisations sont remarquables mais nous avons un long chemin à parcourir si l'on compare nos conditions avec les conditions d'un Iran islamique idéal à savoir le pays et la société que l'islam souhaite, un sentiment de fierté et de bien-être général, une foi religieuse, une éthique et une grande spiritualité. Je dis ces choses afin que notre chère jeunesse et notre nation courageuse se rendent compte qu'elles peuvent continuer dans cette voie en s'appuyant sur les trois principes dont j'ai parlé. Vous devez savoir qu'il y a un long chemin à parcourir mais soyez surs que vous en avez la capacité. Vous avez la capacité de poursuivre cette voie. Vous disposez des moyens nécessaires. Vous pouvez continuer à parcourir ce long chemin à grande vitesse jusqu'aux plus hauts sommets. Je dis ces choses afin que vous sachiez que les ennemis qui veulent créer le désespoir dans nos cœurs, agissent en vain, et que tous les signes sont prometteurs.

La feuille de route qui se trouve face à nos yeux est constituée des principes de notre magnanime Imam, ces mêmes principes qui ont transformé cette nation arriérée et humiliée, en une nation fière et d'avant garde. Ces principes nous seront utiles le long du chemin et constituent notre feuille de route. Les principes de l'imam Khomeiny sont des principes clairs. Heureusement, ses déclarations et ses écrits sont à la disposition de notre peuple sous la forme d'une vingtaine de volumes [des discours de l'imam Khomeiny] et les principaux points ont été présentés dans son Testament. Tout le monde peut se référer à ces documents et les lire. Je crois qu'il n'est pas conseillé de se contenter de mentionner le nom de l'Imam et de laisser ses principes sombrer dans l'oubli. Ce serait une erreur. Le nom et le souvenir de l'Imam ne sont pas suffisants. L'Imam restera un des leaders de notre nation avec ses principes spécifiques et la feuille de route qu'il nous a offerte.

En ce qui concerne la politique intérieure, les principes de l'Imam consistaient à s'appuyer sur le vote du peuple, à préserver l'unité du peuple et à choisir des dirigeants populaires soucieux des intérêts nationaux et prêts à faire tous les efforts nécessaires pour les progrès pour le pays.

En ce qui concerne la politique étrangère, l'Imam exigeait que nous mettions en place une résistance contre les politiques interventionnistes et dominatrices, que nous établissions des relations fraternelles avec les nations musulmanes, que nous développions des relations avec tous les pays sauf ceux qui ont tiré l'épée contre la nation iranienne et lui sont hostiles, que nous combattions le sionisme, que nous résistions pour la libération de la Palestine, que nous aidions les opprimés dans le monde et que nous mettions en place une résistance contre les oppresseurs. Le Testament de l'imam Khomeiny est à notre disposition. Ses écrits et ses déclarations ont été enregistrés et sont disponibles sous forme de livres.

En ce qui concerne la culture, l'Imam exigeait le rejet de la culture laxiste occidentale, le rejet de la rigidité et des attitudes réactionnaires, le rejet de l'hypocrisie dans la religion, la défense de la morale et des commandements islamiques, et la lutte contre la propagation de l'immoralité et de la corruption dans la société.

En ce qui concerne les questions économiques, l'Imam recommandait de s'appuyer sur l'économie nationale et l'autosuffisance, de garantir la justice économique dans la production et la distribution, de défendre les défavorisées et de lutter contre la culture capitaliste dans le respect du droit de propriété. L'Imam rejetait la culture capitaliste oppressive mais a souligné la nécessité de respecter le droit de propriété, le capital et le travail. En outre, les principes de l'Imam exigent que nous refusions de nous fondre dans l'économie mondiale et que nous préservions l'indépendance de notre économie nationale. Ce sont les principes de l'Imam Khomeiny sur les questions économiques. Toutes ces choses sont évidentes dans les déclarations de l'Imam.

L'Imam a toujours exigé des représentants du gouvernement qu'ils mettent en œuvre ces principes avec puissance et sagesse. Voilà la feuille de route de notre magnanime Imam grâce à laquelle la nation iranienne pourra combler l'écart entre les conditions actuelles et les conditions idéales, en s'appuyant sur sa foi religieuse et en se souvenant de son Imam. La nation iranienne peut progresser compte tenu de ses capacités et de ses talents, et des individus exceptionnels qui sont heureusement présents parmi notre peuple. La nation iranienne peut continuer sur la voie révolutionnaire que nous avons suivie au cours de cette trentaine d'années, avec plus de puissance et une plus ferme détermination. Par la grâce d'Allah, notre nation sera en mesure de devenir un véritable modèle pour les autres nations musulmanes.

Permettez-moi maintenant d'aborder la question des élections qui est une question sensible et d'actualité. Chers frères et sœurs et chers peuple d'Iran, les élections sont la manifestation des trois croyances de l'Imam Khomeiny auxquelles nous devons aussi avoir foi. Les élections sont la manifestation de la foi en Dieu, parce que la participation aux élections est une obligation religieuse. Nous devons remplir notre rôle dans le destin du pays. Tout le monde dans notre pays, a cette responsabilité. Les élections sont la manifestation de la foi au peuple car la volonté du peuple se manifeste dans les élections. Ce sont les gens qui choisissent les représentants du gouvernement dans les élections. Les élections sont la manifestation de la foi en soi-même, parce que toute personne qui dépose son bulletin dans l'urne sent qu'elle joue un rôle déterminant dans le destin du pays et que c'est aussi son propre droit. C'est un point très important. Par conséquent, les élections sont la manifestation de la foi en Dieu, de la foi dans le peuple et de la foi en soi-même.

Donner naissance à une épopée politique grâce à la participation massive aux élections, est le point le plus important en ce qui concerne les élections à venir. Qu'est-ce qu'on entend par épopée ? L'épopée signifie une tentative de parvenir à la gloire, accompagnée de ferveur et d'enthousiasme. Chaque vote que vous déposerez dans l'urne pour l'un des huit honorables candidats est un plébiscite à la République islamique. Chaque vote pour un des candidats est un vote pour la République islamique et un vote de confiance au régime et à son mécanisme électoral. Lorsque vous participez aux élections comme électeur ou candidat, votre simple présence signifie que vous faites confiance à la République islamique et à notre mécanisme électoral. A un niveau moins important, votre présence se traduit par un vote à la personne que vous considérez comme la meilleure pour l'avenir du pays.

Nos pauvres ennemis étrangers cherchent un moyen pour transformer cette élection en une menace contre la République islamique alors que l'élection est une opportunité pour la République islamique. Ils espèrent des élections froides et sans enthousiasme, afin de dire que les gens ne sont pas intéressés par la République islamique ou créer des troubles postélectoraux comme ils l'ont fait en 2009 après les enthousiastes élections présidentielles. Ce sont les objectifs des ennemis de notre nation mais ils font une erreur. Ils ne connaissent pas notre peuple. Les ennemis de notre nation ont oublié le ressemblent du 9 Dey [le 30 décembre 2010, condamnant les troubles postélectoraux]. Ceux qui pensent que dans notre pays, il y a une majorité silencieuse opposée à la République islamique, ont oublié que ces 34 dernières années, un nombre considérable de personnes ont envahi les rues chaque année, lors des rassemblent du 22 Bahman [le 11 février, marquant la victoire de la Révolution islamique en 1979], dans les différentes villes de notre pays pour manifester leur soutien à la République islamique et crier "mort à l'Amérique". Afin d'anéantir l'enthousiasme de nos élections, leurs laboratoires d'idées produisent constamment des thèses qu'ils diffusent dans leurs médias et par le biais de leurs porte-parole. Un jour, ils disent que nos élections sont prévues d'avance, un autre jour ils disent que nos élections ne sont pas libres, un autre jour ils disent que nos élections ne sont pas légitimes aux yeux du peuple. Ils ne connaissent pas notre peuple ni nos élections ni la République islamique. Dans les domaines qu'ils connaissent, ils émettent des commentaires injustes sans aucune honte.

Dans quelle partie du monde différents candidats, célèbres ou inconnus, sont-ils autorisés à utiliser les médias nationaux et gouvernementaux de manière égale ? Si quelqu'un connaît une exception, qu'il la présente. Dans quelle partie du monde une telle chose existe-t-elle ? Est- ce que cela existe aux États-Unis ou dans les pays capitalistes où les candidats s'ils sont membres des deux ou trois partis existants, et bénéficient de l'appui des capitalistes, des propriétaires d'entreprises, des riches et des centres de richesses et de pouvoir, peuvent faire campagne et dans le cas contraire, ne peuvent même pas faire la moindre publicité. Quiconque a suivi les élections américaines comme moi, le confirmera. Ceux qui ne jouissaient pas du soutien des sionistes et des réseaux capitalistes internationaux assoiffés de sang, n'ont pas pu participer aux élections malgré leurs efforts. Ils n'avaient accès ni aux médias ni aux chaînes de télévision. Pour chaque seconde de campagne, ils auraient dû dépenser des sommes énormes alors que dans notre pays, les candidats bénéficient d'opportunités égales pour parler aux gens pendant de nombreuses heures, grâce aux médias gouvernementaux et sans dépenser un sou. Dans quelle autre partie du monde cela existe-t-il ?

La seule chose qui contrôle l'entrée dans nos élections, est la loi. Conformément à la loi, certaines personnes peuvent être candidats et d'autres ne le peuvent pas. La loi précise les conditions et les qualifications, et qui est chargé de valider les inscriptions. Toutes ces choses sont définies par la loi. Nos ennemis étrangers ferment les yeux sur ces réalités et disent des choses, et comme je l'ai souligné précédemment, malheureusement, il y a des gens injustes qui les répètent. Mais par la grâce d'Allah et grâce à leur présence, leur résistance et leur détermination, les gens vont réagir à toutes ces machinations et leur réponse sera écrasante et décisive.

Je voudrais maintenant donner un conseil aux honorables candidats qui présenteront des critiques dans les programmes télévisés. C'est leur droit. Ils peuvent critiquer ce qui leur semble critiquable. Cependant, ils doivent prêter attention au fait que la critique signifie une volonté d'aller vers un avenir de labeur et de gloire, et non un effort pour donner un tableau sombre de la situation et développer le pessimisme et des commentaires injustes. Les candidats doivent prêter attention à ce point. Je ne vise pas une personne en particulier. A partir de maintenant, les médias étrangers vont prétendre que je suis favorable à tel ou tel candidat. C'est un mensonge. Je ne vise personne. Je souligne des vérités. Je conseille aux frères qui veulent gagner la confiance des gens, d'être justes dans leurs commentaires. Ils peuvent faire des critiques mais ne doivent pas présenter un tableau sombre de la situation et nier les réalisations remarquables qui ont été faites sous l'administration actuelle ou les administrations précédentes, grâce aux efforts constants de gens qui comme eux, ont pris ces responsabilités en mains.

La critique ne signifie pas nier les aspects positifs. Critiquer signifie souligner les choses positives qui ont été faites et ensuite souligner les faiblesses et les défauts. Le prochain Président n'aura pas à commencer à zéro. Des milliers de travaux remarquables ont été effectués. Au cours de ces nombreuses années, des milliers de projets fondamentaux liés aux infrastructures, ont été réalisés dans le pays sous les différentes administrations. Il y a eu des progrès scientifiques, des progrès industriels et des progrès dans le domaine de l'infrastructure. Des choses très importantes ont été planifiées et mises en œuvre dans différents domaines qu'il ne faut pas ignorer. Chaque fois qu'ils voudront faire quelque chose, ils commenceront à partir des réalisations qui ont été faites. Nous ne pouvons pas nier tout ce travail sous prétexte que nous avons des problèmes économiques et des problèmes d'inflation. Ce n'est pas juste. Oui, nous avons des problèmes économiques et des problèmes d'inflation. Par la grâce d'Allah, la personne qui sera élue sera en mesure de résoudre ces problèmes et de supprimer ces obstacles. C'est le vœu de la nation iranienne. Toutefois, cela ne signifie pas que nous devions rejeter tout ce qui a été fait dans le but de présenter une solution aux problèmes existants. De plus, les candidats ne doivent pas faire de promesses irréalisables. Vous devez parler de sorte que si vos déclarations sont enregistrées et rediffusées l'année prochaine, vous ne vous sentirez pas honteux. Faites des promesses qui ne vous obligeront pas à blâmer les autres et à dire qu'ils ne vous laissent pas travailler. Faites uniquement des promesses que vous pourrez respecter.

Dans notre pays et selon notre Constitution, le Président a de grands pouvoirs. La Constitution a donné de vastes pouvoirs au Président. Le Président contrôle le budget national, tous les piliers exécutifs du pays et l'application des lois et des règlements. Il a le pouvoir d'utiliser les capacités de tous les experts dans tout le pays. Le Président a la main libre dans différentes questions. La seule chose qui limite le Président dans notre pays, est la loi. Seule la loi peut limiter ses actions, ce qui n'est pas en soi-même une restriction. La loi donne des directions à suivre mais ne le restreint pas. La loi montre le chemin et nous dit comment avancer.

Ceux qui s'adressent aujourd'hui aux gens, devraient discuter de ce qu'ils sont capables de faire et de ce dont les gens ont besoin. Ils devraient promettre qu'ils agiront de manière sage et prudente. S'ils ont des plans dans différents domaines, ils doivent les présenter à la population et promettre qu'ils vont avancer sur ce chemin de façon persistante et sans faille. Ils doivent promettre qu'ils utiliseront tous les pouvoirs de la Constitution pour mener à bien leur grande responsabilité, qu'ils vont gérer les conditions du pays et concentrer leurs efforts sur l'économie qui est un défi imposé à la nation iranienne par les étrangers. Ils doivent promettre qu'ils ne vont pas créer de controverses, qu'ils ne donneront pas libre cours à leurs amis et leurs proches, qu'ils ne privilégieront pas les intérêts des étrangers aux intérêts de la nation iranienne sous différents prétextes.Certaines personnes affirment que nous devrions faire des concessions aux ennemis afin de les apaiser, et préfèrent effectivement les intérêts des ennemis aux intérêts de la nation. C'est une erreur. Ils [les ennemis] sont en colère parce que vous existez, parce que la République islamique existe, parce que l'Imam est vivant dans les cœurs et dans nos plans nationaux, parce que les gens montrent chaque année, leur fidélité à l'Imam à l'occasion de l'anniversaire de sa disparition. Ce sont les raisons de leur colère qui doit être contrôlée et réprimée grâce à notre puissance nationale.

Si notre pays devient puissant et capable, s'il réduit ses besoins, s'il élimine les problèmes, s'il parvient à améliorer l'économie qui est notre principal problème aujourd'hui, l'ennemi sera sans défense contre la nation iranienne. En tout cas, l'important est de faire preuve de détermination, d'avoir foi en Dieu, foi au peuple et foi en nous-mêmes.

Cela s'applique à la fois aux candidats à la présidentielle et à tout le peuple. Mes chers frères, dans dix jours, nous traverserons une grande épreuve et par la grâce d'Allah, nous espérons que dans cette grande épreuve, Allah le Très-Haut, suscitera une épopée avec des résultats brillants pour notre nation. « Il n'y a pas de puissance, sauf avec la permission d'Allah, le Glorifié et le Tout-Puissant ».

Que les salutations soient sur vous et que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions vous accompagnent !

 
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