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Imam Khomeiny

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Discours du Guide suprême aux membres du Conseil Suprême de la Révolution Culturelle Version imprimable
10/12/2013

Ce qui suit est le texte intégral du discours prononcé le 10 décembre 2013, par l'Ayatollah Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, lors d'une réunion avec les membres du Conseil Suprême de la Révolution Culturelle.

Au nom d'Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

Je voudrais tout d'abord souhaiter la bienvenue à nos honorables et chers frères et sœurs, et exprimer ma gratitude pour vos efforts, vos travaux et votre attention aux questions relatives à cette importante réunion. Je demande à Allah le Très-Haut, de vous aider tous et de vous accorder le succès. Nous avons besoin de l'aide et des conseils divins pour développer des idées appropriées et être capables de mettre en œuvre nos décisions et tout ce que nous jugeons nécessaire. Nous devons compter sur Allah le Très-Haut, et Lui demander Son aide. Notre responsabilité consiste à faire preuve de détermination et d'efforts constants, et si nous agissons ainsi, Dieu nous accordera Ses bénédictions et Son assistance. Si Dieu le veut, les responsabilités culturelles importantes qui nous sont confiées seront menées à bien grâce à notre détermination et nos efforts.

J'ai noté un certain nombre de points à aborder avec les amis à cette réunion. Le premier concerne l'importance de la culture dans la société. Vous êtes tous des personnalités culturelles et il n'est pas nécessaire de vous faire remarquer cette question, de la développer et d'en parler en détail. Heureusement, tous nos représentants qui sont des spécialistes, s'intéressent à la culture. Monsieur le docteur Rouhani, notre Président, est une personnalité culturelle avant d'être une personnalité politique. Il y a longtemps que nous le connaissons comme figure culturelle. Depuis le début des années 90 jusqu'à aujourd'hui, nous avons été témoins de ses activités culturelles. Heureusement, les chefs des trois pouvoirs et tous les responsables du pays sont des gens de culture, et avant toute autre chose, des militants dans les domaines culturels. Par conséquent, il n'est pas nécessaire que je vous fasse remarquer l'importance de cette question et des valeurs culturelles pour un pays. Cependant, nous sollicitons vos efforts pour mettre en relief cette question car où que vous soyez, vous avez la possibilité de parler aux gens et de les influencer. Vous avez des tribunes à votre disposition dont vous devez profiter pour donner à la culture la place qu'elle mérite dans la société et aux yeux des personnalités éminentes. Ceci est très important.

La culture constitue l'identité d'un peuple. Les valeurs culturelles sont le cœur et l'âme d'un peuple et la vraie façon de définir une nation. Tout est tributaire de la culture. La culture n'est pas dépendante et subordonnée à l'économie ou à la politique au contraire, ce sont l'économie et la politique qui sont dépendantes et subordonnées à la culture. Cela mérite d'être remarqué. Nous ne pouvons pas envisager une séparation entre la culture et les autres domaines. Comme les amis l'ont souligné au début de cette réunion, quand nous avons dit qu'il devrait y avoir un lien entre la culture et le domaine économique et d'autres domaines, [communication par le Guide suprême, des politiques générales du plan quinquennal de développement dans le cadre d'un plan vicennal, datant du 10 janvier 2009, ndt], c'était ce sens que nous envisagions. Cela signifie que nous devons prêter attention aux appareils culturels quand nous voulons prendre une mesure fondamentale dans les domaines liés à l'économie, à la politique, à la construction, à la technologie, à la production et au progrès scientifique. Parfois, nous nous lançons dans une tâche économique sans prêter attention aux moyens culturels ni aux conséquences culturelles de cette tâche. Quand il s'agit d'un grand projet économique, les moyens et ses éventuelles conséquences négatives pour le pays, devraient être pris en considération. La culture joue un tel rôle. Nous devons toujours tenir compte de la culture dans toutes les affaires et ne pas oublier ou négliger cette dimension. 

La Culture exige également une planification. Nous ne devons pas attendre que la culture du pays - la culture de masse, la culture intellectuelle, la culture universitaire et d'autres formes de culture - s'améliore et avance automatiquement. Ce n'est pas le cas. Cela nécessite une planification. J'aborderai dans mes propos, la question de la surveillance et d'autres questions corollaires.

Les responsables du pays ne doivent pas penser qu'ils n'ont aucune responsabilité dans le domaine de l'orientation culturelle de la société. Comme Monsieur le Président l'a souligné [le Président Rouhani avait souligné au début de cette réunion, la nécessité d'un comité d'évaluation et de surveillance au sein du Conseil Suprême de la Révolution Culturelle, ndt.], l'administration et les responsables doivent prêter attention au processus général de la culture dans la société. Ils doivent veiller et voir où nous allons, ce qui se passe et ce qui va se passer dans le futur. S'il y a un problème, ils doivent le résoudre tout de suite. Ils doivent supprimer les obstacles et les éléments destructeurs et corrompus. Si nous embauchons un jardinier habile et expérimenté pour déraciner les mauvaises herbes dans un jardin de fleurs, cela ne signifie pas que nous voulons empêcher les fleurs de ce jardin de s'épanouir. Vous devez autoriser les fleurs odorantes de ce jardin à profiter de l'eau, de l'air et de la lumière du soleil en fonction de leur nature et de leur vocation naturelle. Mais à côté de cela, vous ne devez pas permettre aux mauvaises herbes de pousser. Si les mauvaises herbes poussent, les fleurs ne pourront pas pousser. C'est la raison pour laquelle nous nous sommes parfois opposés à certains phénomènes culturels et c'est pourquoi nous attendons des responsables chargés des affaires culturelles et des membres de ce Conseil qu'ils préviennent de tels phénomènes.

Par conséquent, la prévention des troubles culturels n'est pas incompatible avec la préparation d'un terrain pour l'épanouissement et la croissance des valeurs culturelles. C'est un point très important. J'ai fait remarquer ces questions aux précédents ministres de la culture ainsi qu'à l'honorable ministre de la culture du nouveau gouvernement. J'en ai parlé à M. Rouhani et je voudrais en discuter avec vous aussi. Une des responsabilités des organisations gouvernementales dans le domaine de la surveillance, est qu'elles doivent prêter attention aux écarts culturels. Par exemple, il y a une maladie importante et un trouble dans la culture de masse, qui est la question du divorce. S'il y a une démarche dans le pays qui sape les fondements de la famille, vous devez intervenir. Si vous ne voulez pas que le divorce se répande dans la société, vous devez prêter attention à ce point. Vous devez empêcher les facteurs qui entraînent les gens, les jeunes, les filles et les garçons vers un manque d'intérêt et l'indifférence à l'égard de la famille et du conjoint. Il y aura certainement des oppositions et des obstacles sur cette voie. C'est un point à remarquer.

Par conséquent, nous avons à la fois une obligation religieuse et une obligation morale dans le domaine de la culture du pays en particulier celui de la culture de masse. Bien sûr, nous sommes témoins que certains dans les journaux, les médias et les discours, veulent limiter ou éliminer le contrôle du gouvernement en imposant des étiquettes comme « religion gouvernementale» ou « culture gouvernementale». Ils tentent de coller ces fausses étiquettes au gouvernement. Ces gens disent que le gouvernement veut que la religion et la culture pivotent autour du gouvernement. Cela n'a pas de sens. Un gouvernement religieux n'est pas différent d'une religion gouvernementale. Les responsables font partie de la population. La religion gouvernementale signifie la religion du peuple qui est aussi celle du gouvernement. Le gouvernement est responsable de la promotion de la religion, de manière plus forte. Quiconque a certaines capacités, doit les déployer. Un religieux doit déployer ses capacités tout comme une personnalité académique ou un individu qui dispose d'une tribune et peut influencer les gens. Le gouvernement d'un pays a plus de possibilités et doit les utiliser pour la promotion des vertus et la prévention des obstacles qui ne laissent pas ces vertus se développer. Par conséquent, tout comme l'économie, la culture de la société a besoin de leaders.

Vous estimez que l'économie doit être aux mains du peuple. Nous sommes du même avis et nous l'avons spécifié dans les interprétations de l'article 44 de la Constitution [allusion à la communication par le Guide suprême, des politiques générales de l'article 44 de la Constitution, datant du 23 mai 2005, ndt.]. Cet article ne signifie pas que le gouvernement peut permettre à un individu d'exercer une activité économique ou d'obtenir une concession qui serait au détriment du peuple. En tant que représentants du gouvernement, vous devez arrêter et éliminer ces concessions, ne pas laissez les gens enfreindre la loi, lutter contre la corruption financière et empêcher l'utilisation abusive des ressources gouvernementales et publiques. Vous devez empêcher l'apparition de ces problèmes. Nous estimons que l'économie ne doit pas être gouvernementale. Je défends cette idée depuis longtemps c'est-à-dire, depuis l'époque où nos responsables gouvernementaux cherchaient à instaurer une économie gouvernementale. Je n'ai jamais cru à l'économie gouvernementale et je leur ai expliqué mon interprétation par certains exemples. Cependant, tout le monde reconnait la supervision du gouvernement dont la participation dans certains domaines économiques, est parfois nécessaire. Imaginez qu'il n'y ait aucun intérêt pour une activité économique particulière ou que personne n'aime investir dans ce domaine. En tant que représentants du gouvernement, que feriez-vous dans une telle situation ? Vous investirez. Supposons qu'un certain produit est nécessaire dans le pays mais que les hommes d'affaires et les investisseurs ne s'intéressent pas ce sujet qui leur parait difficile ou peu rentable. Que feriez-vous dans ces circonstances? Vous commencerez à importer ou à fabriquer ce produit. Par conséquent, le gouvernement élimine les lacunes, résout les problèmes et empêche les écarts.

Bien sûr, les responsabilités du gouvernement dans le domaine culturel sont beaucoup plus lourdes que ses responsabilités dans le domaine économique. J'ai cité l'économie comme exemple. La participation du gouvernement dans le domaine de la culture n'est pas un frein aux activités culturelles non gouvernementales. Comme Monsieur le docteur Rouhani l'a souligné à juste titre, la culture dépend du peuple. Comment le gouvernement peut-il organiser toutes ces cérémonies de deuil, ces conférences et ces congrès littéraires et scientifiques ? Comment est-ce possible ? Même si les administrations envisageaient d'organiser toutes les prières collectives et tous les programmes culturels dans le pays, elles n'en seraient pas capables. Ces activités ne peuvent être effectuées que par le peuple. Mais cela ne signifie pas que vous ne deviez pas interférer lorsque vous voyez qu'un certain mouvement populaire peut causer des dommages sociaux. Il est nécessaire d'intervenir et de donner des conseils dans de tels cas.
Malheureusement parfois, certaines personnes qui n'ont pas de responsabilités dans les différents secteurs et organisations, parlent de façon irresponsable et inconséquente. Ces gens imitent les slogans des pays occidentaux sur la liberté culturelle et d'autres questions, alors que les Occidentaux n'insistent pas moins que nous sur leurs valeurs culturelles et ne montrent pas moins de résistance que nous aux valeurs opposées. Ils défendent même leurs valeurs plus vigoureusement que nous. Par exemple, s'il est d'usage dans tel ou tel pays, que les Présidents boivent du vin dans un dîner officiel, et si un Président dit qu'il ne veut pas en boire, ils annulent le dîner. C'est un cas qui a vraiment eu lieu. Nous l'avons vu ou la plupart d'entre vous sont probablement au courant de ces questions. Par exemple, si quelqu'un ne porte pas de cravate dans une réunion officielle, ils disent que c'est contraire au protocole et que ce n'est pas possible. Vous devez porter une cravate ou un nœud papillon. Qu'est-ce que cela prouve ? Cela fait partie de la culture. Cela montre qu'Ils sont attachés de façon fanatique à leurs valeurs culturelles.

Ils considèrent les relations libres entre hommes et femmes, comme une de leurs victoires dans l'instauration de l'égalité qui n'est malheureusement pas l'égalité mais un modèle de relations nuisibles et hautement toxiques entre hommes et femmes, qui infecte les sociétés occidentales plus que les autres sociétés. Leurs propres idéologiques ont réalisé qu'il s'agissait d'un chemin sans fin. Ce mouvement n'a pas de fin et l'insatiabilité de l'instinct humain dans ce mouvement déviant, entraînera les gens vers l'anéantissement. Si vous n'acceptez pas cela, ils vont vous rejeter, vous renier et vous critiquer. Ils sont plus fanatiques et plus à cheval que nous sur certaines coutumes illogiques comme par exemple ces bal-masqués qui sont de coutume dans les pays occidentaux et qui causent tant de catastrophes. Bien sûr, cette question nécessite une discussion longue et détaillée. Ce que je veux dire, c'est qu'ils sont plus opiniâtres et plus sensibles que nous sur leurs valeurs culturelles qui sont en fait, des contrevaleurs. Par conséquent, pourquoi n'aurions-nous pas la même insistance sur notre propre culture ? L'importance de la culture et l'attention à la culture sont des questions essentielles dont la responsabilité retombe principalement sur les épaules des responsables du pays et ce Conseil qui est le meilleur centre pour effectuer cette tâche.

Le deuxième point concerne ce Conseil. Le Conseil Suprême de la Révolution Culturelle a été une des innovations bénies de notre grand imam Khomeiny. Tout d'abord, on l'avait nommé «Comité de la Révolution Culturelle». Lorsque l'idée de la formation d'un Conseil Suprême de la Révolution Culturelle a été proposée à l'Imam, il a accepté sans aucune hésitation et a publié un décret décisif. Quand j'étais Président, j'ai interrogé l'Imam au sujet des projets et des propositions de ce Conseil. Il a dit que ses propositions devraient être adoptées. L'Imam a ordonné que ses propositions deviennent des lois. Ce fut une des mesures importantes prises par notre cher Imam.

Monsieur le docteur Rouhani a raison quand il dit que ce Conseil est le meilleur et le principal centre d'activités culturelles. Aucun gouvernement n'est dispensé d'un tel groupe de personnes. C'est une grande bénédiction. Le plus grand avantage dont jouit ce Conseil est les honorables membres et les personnes physiques ou morales dont il dispose. Le président du Conseil est le Président de la République c'est-à-dire le chef de l'exécutif, et ses adjoints sont le Président du Majlis et le Chef de la branche judiciaire. Ceci est très important. Toutes ces personnes sont des personnalités intéressées par la culture et des responsables engagés qui ont toujours accordé une grande valeur à la culture.

Les membres de ce Conseil sont aussi des personnalités importantes. Une des caractéristiques les plus importantes de ce Conseil est qu'il a empêché que la culture soit influencée par les événements et les partis politiques. Il est très important pour la culture de se libérer de la quotidienneté et des procédures de routine. Une telle base est une garantie de stabilité pour le mouvement culturel d'un pays. Cette base est restée stable et solide sous toutes les administrations et seulement quelques-uns de membres ont changé, ce qui a aidé à préserver la combinaison importante de membres physiques et moraux du Conseil.

D'importantes mesures ont été prises par ce Conseil et j'y référerai dans la suite de mes propos. Ce que je voudrais souligner dans cette partie de mon discours, est que les membres doivent croire à l'efficacité de ce Conseil. Vous devez être conscients qu'il s'agit du principal centre d'activités culturelles du pays et que ce Conseil doit diriger les principales orientations culturelles et politiques du pays. Les membres de ce Conseil doivent faire attention à ce point. La présence constante des membres et le dynamisme du Conseil lui-même, sont une question très importante. Le Conseil ne doit pas cesser ses activités. Naturellement, les dirigeants du pays se rendent dans des endroits différents mais cela ne doit pas contribuer à un arrêt des activités. Le Conseil doit travailler constamment. Les règles et les règlements sur la gestion de ce Conseil exigent que ce Conseil ne cesse jamais ses activités. C'est une question qui est liée à ce Conseil.

En ce qui concerne les propositions de ce Conseil, je pense que les questions essentielles et fondamentales doivent être l'objet d'une grande attention lors de la préparation de ces propositions, comme ce fut le cas en particulier, au cours de ces dernières années. Dans les années précédentes, nous avons passé un temps considérable sur des questions sans importance. Lorsque j'étais moi-même membre de ce Conseil au cours des années 1980, nous avions le même problème. À cette époque, un temps considérable était accordé à des questions sans importance comme les questions liées à une personne particulière, et il ne nous restait plus de temps pour aborder les enjeux majeurs. Heureusement à présent, la situation est différente.

Le troisième point concerne la mise en œuvre des propositions. Les propositions de ce Conseil doivent être mises en œuvre. Si vous formulez certaines règles pour la mise en œuvre des propositions, tant mieux. S'il n'y a pas de règles spécifiques pour la mise en œuvre des propositions de ce Conseil, la présence du Président et du chef de la branche législative, pour l'adoption de lois où cela est nécessaire, et la présence des honorables ministres et hauts fonctionnaires des autres organismes doivent être une garantie pour l'application de ces propositions.

Par exemple, le plan scientifique global dont l'élaboration a été véritablement une des grandes mesures de ce Conseil et pour l'application duquel de bonnes règles et lois ont été formulées, exige de chaque organisation exécutive, des efforts pour son application. Prenons le cas du plan culturel. J'ai entendu dire que ce plan est à son terme ou est peut même déjà fini. Pour ce plan, certaines règles doivent être formulées de sorte qu'il puisse être mis en pratique. La même chose est vraie pour le plan sur les universités islamiques, le plan de réforme du système éducatif que l'honorable ministre de l'Éducation doit mettre en œuvre, et le plan stratégique de soutien aux élites du pays.

J'ai personnellement pris part à une réunion sur ce dernier plan qui est très important. L'honorable vice-président doit poursuivre cette question. Quoi qu'il en soit, les membres d'organisations culturelles doivent reconnaitre ce centre et le considérer comme une base militaire. Certaines personnes peuvent ne pas aimer le mot « base »parce que c'est un terme militaire et pourront contestent la connotation militaire de ce terme et le fait que nous n'abandonnions pas nos optiques militaires dans les enjeux culturels.

Cependant, le fait est que si les arènes culturelles ne sont pas plus importantes et plus sensibles que les arènes militaires, elles ne sont pas moins importantes. Vous devez le savoir. Bien sûr, vous êtes au courant et vous savez que les arènes culturelles sont des arènes militaires. Les bases militaires n'agissent pas directement. Aucune unité n'est directement sous le commandement d'une base militaire qui a plusieurs unités à sa disposition. En termes militaires, ces unités sont sous le commandement opérationnel d'une base militaire. Lorsque nous établissons une base militaire, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, par exemple, déclare que ses unités sont sous le commandement opérationnel de telle ou telle organisation. Une organisation spécifique comme l'armée de la République islamique d'Iran, le Corps des Gardiens de la Révolution ou toute autre organisation, peut servir cette unité et est commandée depuis la base militaire. Nous devons avoir un système semblable dans l'organisation des taches au Conseil Suprême de la Révolution Culturelle.

Quoi qu'il en soit, vous devez adopter une attitude sérieuse vis-à-vis des plans que vous avez préparés. Ces plans, dont j'en ai cité quelques-uns, sont très bons. Bien sûr, il y a plusieurs plans. Plusieurs autres plans ont été préparés par ce Conseil. Cependant, il ne faudrait pas que le Conseil prépare et soumette certains plans au ministère de la Science, au ministère de la Santé ou au ministère de l'Éducation, et cesse de les superviser. Ce n'est pas dans l'intérêt du pays. Il doit surveiller l'application de ces plans, voir comment ils sont mis à l'œuvre jusqu'à la fin ou jusqu'à ce qu'ils soient mis en vigueur. Par conséquent, à mon avis, la responsabilité du Conseil dans l'application de ces plans, est très lourde.

Le quatrième point que je voulais aborder est celui de l'invasion culturelle. Il y a quelques années, nous avons soulevé cette question que certains ont niée demandant « de quelle invasion on parlait ». Ensuite, ils ont vu au fur et à mesure, que ce n'était pas seulement nous qui en parlions mais que de nombreux pays non occidentaux, soulevaient également ce problème et accusaient les Occidentaux d'invasion culturelle. Puis ils se sont rendu compte que même les Européens déploraient l'invasion culturelle des États-Unis. Peut-être avez-vous lu ou entendu que les Européens disent que les films et les livres américains représentent une énorme invasion culturelle qui menace d'éclipser leur culture. Étant donné que les autres avaient reconnu ce problème, ce que nous disions a également été reconnu par ceux qui au premier abord, l'avaient repoussé. L'invasion culturelle est une réalité. Des centaines, peut-être même des milliers, mais puisque je veux être prudent sur les chiffres, je dirais des centaines de médias, d'audiovisuels, de sites Internet et de presses écrites ciblent l'Iran ! Ils travaillent uniquement sur l'Iran. Parfois et c'est normal, une station de radio ou de télévision nationale travaille sur ses propres programmes, mais ce n'est pas le cas de ces réseaux médiatiques dont la cible est notre pays. Ils diffusent des programmes en persan qu'ils coordonnent avec l'heure locale en Iran. Ils suivent nos questions et préparent leurs programmes en fonction de ces questions. Il est donc clair que leur objectif est l'Iran. Ils le reconnaissent eux-mêmes et ne le nient pas. Par conséquent, l'invasion culturelle existe. Ils veulent influencer les esprits et le comportement du peuple, de nos jeunes, de nos adolescents et même des petits enfants. Les jeux sur Internet en sont un exemple. Les jouets qui sont importés dans le pays sont un autre exemple. J'ai insisté auprès d'un certain nombre de responsables pour la production de jouets locaux intéressants et utiles, et je leur ai demandé de suivre cette question. Il semble quand-même qu'on a heureusement pris certaines décisions à cet égard. Incha Allah, vous devez suivre ces décisions pour qu'elles puissent être mises en pratique. A une époque, nos amis dans une organisation très active dans ce domaine, ont commencé à fabriquer des nouvelles poupées. C'étaient de bonnes poupées et cette initiative a provoqué la partie adverse c'est-à-dire les opposants et les étrangers qui ont dit d'un ton moqueur, que les Iraniens avec ces poupées, voulaient remplacer Barbie et d'autres poupées similaires. Cependant, ces poupées iraniennes n'ont pas eu de succès. J'ai dit aux responsables que le problème était qu'ils avaient mis sur le marché des poupées, garçon et fille, que nos enfants ne connaissaient pas et dont ils ignoraient le nom. Quand je parle de synergie culturelle, c'est ce que je veux dire. La poupée qu'ils ont fabriquée était une poupée parmi d'autres alors que nos enfants connaissent Spiderman et Batman, et ont vu 10 ou 20 films à leur sujet. Quand ils voient dans un magasin, la poupée du personnage qu'ils ont vu dans le film, ils demandent à leurs parents de l'acheter parce qu'ils la connaissent. C'est ce que j'entends par synergie culturelle. J'ai conseillé à ces fabricants de produire 10 ou 20 films pour enfants afin que ces poupées leur deviennent familières. S'ils l'avaient fait, les enfants les auraient achetés. Mais sans présentation antérieure aux enfants, leur marché sera une faillite, comme ce fut le cas avec ces poupées. Nous devons prêter attention à ces questions et l'invasion culturelle est une vérité incontestable.

Un autre point est la question des livres pour l'apprentissage des langues étrangères. Actuellement, l'enseignement des langues étrangères notamment l'anglais, est très en vogue. L'enseignement des autres langues est beaucoup moins fréquent. Il existe de nombreux instituts de langues et des centres d'éducation pour l'enseignement des langues étrangères. Tous ces manuels d'enseignement qui ont été préparés sur la base de méthodes modernes, propagent le mode de vie occidental. Ils favorisent le mode de vie anglais. Quand nos enfants, nos adolescents et nos jeunes lisent ces livres, ils n'apprennent pas seulement la langue et il est possible qu'ils oublient même les mots et les structures langagières qu'ils ont appris, mais sont influencés par le mode de vie occidental. Cela restera dans leur mémoire. C'est ainsi que les Occidentaux travaillent dans ce domaine.

Que devons-nous faire face à de telles choses ? Deux choses sont nécessaires, un travail difficile et de l'innovation. Ces deux facteurs importants doivent être pris en compte. Nous devons travailler et notre travail doit être innovant. Bien sûr, la responsabilité de l'IRIB (La radiotélévision nationale de la République islamique d'Iran) et du ministère de la Culture et de l'Orientation islamique est très lourde. J'en ai parlé à M. Jannati (ministre de la culture et de l'orientation islamique). Une des mesures que nous devons prendre, consiste à produire et à traduire des livres. Vous devez voir quels livres sont publiés dans le monde, dont la lecture et la connaissance sont profitables pour la jeunesse iranienne. Ensuite, vous devez les faire traduire. Vous devez dépenser de l'argent pour traduire ces livres, comme le font les autres pays. Je suis intéressé par les livres, j'ai lu beaucoup de livres et j'ai des informations détaillées sur les nouveaux livres qui sont sur le marché. C'est une chose très courante dans le monde. Les investisseurs donnent beaucoup d'argent aux traducteurs pour traduire certains livres. J'ai demandé à un de ces investisseurs si c'était le traducteur qui était venu auprès de vous ou vous qui êtes allés auprès de lui. Il a dit que c'est lui qui cherchait les traducteurs. Il a raison. Il faut trouver des traducteurs pour traduire certains livres. Vous devez agir de même. Vous devez traduire et écrire des livres, et produire des films. Aujourd'hui heureusement, nous avons d'énormes capacités dans la production cinématographique. Il n'y a pas longtemps, j'ai dit à M. Rouhani que j'avais vu un film qui à dire vrai, était un film hollywoodien en termes de style et de méthode. Il est important qu'actuellement, nous ayons cette capacité dans le pays, pour livrer des messages de la meilleure façon. Les films sont intéressants. Le cinéma est un média très intéressant et très attrayant. De nos jours, aucun média n'égale le cinéma en termes d'influence. Par conséquent, vous devez travailler dans ces domaines et innover. Cela est vrai pour les jouets, les jeux et les poupées. Ce sont des mesures nécessaires. Les armes sont devenues un jouet commun pour nos enfants, mais les Américains qui sont des pionniers dans ce domaine, le regrettent maintenant et ne savent pas quoi faire. Nos enfants dans le temps, jouaient à des jeux locaux comme alak-dolak [jeu iranien extrêmement proche du jeu de guise, ndt.] qui exigeaient beaucoup de mouvements physiques. Ils jouaient au loup qui était un bon jeu, impliquant un fort exercice physique et très amusant. Ils jouaient à la marelle. Nos enfants avaient l'habitude de jouer à ces jeux. Mais maintenant, nous les asseyons et les abandonnons devant l'ordinateur sans activités ni physiques ni mentales. Dans ces jeux, l'esprit des enfants est possédé par l'autre partie. Vous devez inventer et promouvoir de nouveaux jeux. Vous devez aussi encourager les jeux traditionnels que je viens de citer et qui étaient très populaires. C'est une des tâches à accomplir.

Nous ne devons pas toujours regarder les Occidentaux ni copier leurs jeux. Je ne veux pas parler de tous les sports, mais nous avons beaucoup de jeux et de sports qui nous appartiennent. Comme je l'ai dit autrefois [27 mars 1996], le chaugan [le polo] a été inventé par nous, mais d'autres pays ont enregistré ce sport à leur propre nom [allusion à l'inscription du Chaugan sur la liste du patrimoine immatériel de l'UNESCO comme un sport provenant de la République d' Azerbaïdjan, ndt.]. Vous devez promouvoir ces sports. Le sport « Varzesh-e-Bastani » [appelé également « Varzesh-e-Pahlavani », un sport traditionnel iranien, ndt.] est un sport très beau et très artistique. Vous devez promouvoir ces sports afin que les enfants se tournent vers ces activités. Nos enfants, mes petits-enfants par exemple, connaissent les noms de tous les grands footballeurs et mentionnent constamment leurs noms. L'un dit qu'il est le fan de telle ou telle équipe et l'autre dit qu'il est le fan d'une autre équipe. Ils portent la chemise d'une certaine équipe étrangère et l'autre porte la chemise d'une autre équipe mais ils ne connaissent même pas le nom d'un savant iranien contemporain. Si vous en nommez quelques-uns, ils ne les connaissent pas. Cela est très mauvais et nous devons vraiment travailler sur ces questions.

Pour faire face à l'invasion culturelle, nous devons connaître et identifier le phénomène dès son arrivée ou même avant son entrée dans le pays. Si un phénomène, une idée ou une méthode deviennent populaire dans le monde, il est clair que cela arrivera aussi dans notre pays parce que le monde aujourd'hui, est le monde des communications et des relations. Nous ne pouvons pas construire un mur pour protéger le pays contre ces phénomènes. Avant son entrée dans le pays, vous devez penser à la façon sage d'y faire face. Cela ne signifie pas que nous devions rejeter tous les phénomènes culturels. Parfois, il y a un phénomène que nous pouvons accepter. Parfois, il y a un phénomène que nous pouvons rectifier. Parfois, il y a un phénomène auquel nous pouvons donner certaines orientations pour résoudre le problème. Tout retard dans l'action, dans la compréhension et dans la réflexion aux remèdes, vous rendra impuissants dans la confrontation à de tels problèmes, vous ne pourrez pas les résoudre. Je ne dis pas non plus que nous devons toujours adopter une position défensive. Bien sûr, quand une attaque est lancée, il faut s'engager dans la défense. Il n'y a aucun doute à ce sujet. Cependant, je ne pense pas que nous devions toujours adopter une position défensive. Au contraire, nous devons adopter des positions fermes, offensives et appropriées. De toute façon, la passivité est la pire chose face à l'invasion culturelle. La chose la plus inappropriée et préjudiciable est l'adoption d'une attitude passive. Ces cultures qui nous attaquent ne doivent pas nous faire adopter une position passive. Si rien ne peut être fait nous devons dire qu'il n'existe pas de mesure spécifique qui puisse être adoptée mais nous ne devons pas adopter une position passive. Être passif et céder à l'attaque de l'ennemi est une erreur qui doit être évitée.

Le cinquième point que j'avais noté concerne la question de la science dans les universités et les centres de recherche. Heureusement, j'ai remarqué que monsieur le docteur Rouhani a prêté attention à cette question. La question de la science est très importante. Tout d'abord, notre progrès scientifique au cours des 10 et 12 dernières années est une réalité indéniable. Certains n'y croyaient pas et l'ont même niée. Lorsque la question nucléaire, la question des centrifugeuses et d'autres réalisations ont pris de l'importance à leurs débuts, une chère personne que les amis présents à cette réunion connaissent et dont je ne veux pas citer le nom, m'a écrit une lettre et m'a dit : « Ces prétentions sont des mensonges que vous ne devez pas croire ». Je pense qu'il avait évoqué à la fois les réalisations nucléaires et la question des cellules souches. Maintenant, je ne me souviens pas exactement de ce qu'il avait dit. Sa lettre est dans mes papiers. Il avait dit en gros : « Vous ne devez pas croire ceux qui vous présentent ces rapports qui ne sont pas vrais et ne sont que des mensonges ». Cette personne était une personne bien informée en qui j'avais confiance mais il ne croyait pas en ces réalisations. Bien sûr, nous y avons cru et heureusement, notre conviction s'est renforcée de jour en jour. Après quelques années, une réunion a eu lieu dans ce même endroit et un certain nombre d'amis ici présents, étaient également présents à cette réunion. Cette personne m'a regardé et m'a dit que les résultats auxquels nos jeunes parviennent ne sont pas reconnus dans les universités. Il a commencé à se plaindre que nos jeunes avaient fait de grandes choses mais n'étaient pas reconnus comme il le fallait. Je me suis souvenu de ce qu'il avait dit quelques années auparavant à propos de sa méfiance au sujet de ces réalisations. Il a dit : « Non, ces réalisations sont réelles. Notre taux de progrès scientifique est 13 fois plus rapide que la moyenne mondiale. Même d'autres personnes et nos adversaires l'ont reconnu». Heureusement, nos jeunes ont accompli de grands exploits dans différents domaines et ont beaucoup progressé. Mon Conseil à l'honorable ministre de la Science et l'honorable ministre de la Santé, est qu'ils ne doivent pas laisser ces mouvements en particulier le mouvement scientifique ralentir. Il faut développer, accélérer et faire progresser ce mouvement dans la mesure du possible.

Un des obstacles à ce mouvement est de politiser les universités. M. Faraji Dana [ministre de la Science, de la recherche et de la technologie] et M. Hashemi [ministre de la Santé et de la formation médicale] devraient prêter attention à ce point. Vous ne devez pas laisser les universités se transformer en arène politique. Nous devons considérer la jeunesse comme la force motrice des développements politiques. Quand j'ai dit cela, les messieurs qui prétendaient jouer un rôle important dans l'amélioration des universités, m'ont critiqué pour incitation et provocation des jeunes. Ce n'est pas le cas. Je crois en cette idée. Dans toute société, la jeune génération en particulier les jeunes étudiants, sont le moteur de tout développement social et politique. C'est dans leur nature, mais ceci ne signifie pas transformer les universités en une arène pour la promotion des orientations politiques dont certaines sont mêmes opposées à la République islamique ou à ses orientations. Vous devez vraiment être prudents à ce sujet et éviter cette démarche. Je voudrais soulever un autre point à cet égard. Les gens ont scandé le slogan «nous pouvons ». Vous ne devez pas laisser ce « nous pouvons » devenir un « nous ne pouvons pas ». Les gens ont dit : « Nous pouvons atteindre les hauts sommets de la science. Nous pouvons devenir une référence dans le monde. Nous pouvons nous libérer de l'humiliation scientifique », et ils l'ont prouvé en pratique. Nos ennemis et nos adversaires admettent actuellement que l'Iran a acquis un savoir scientifique non seulement dans le domaine nucléaire mais aussi dans d'autres domaines. Ils le reconnaissent. Vous ne devez pas laisser faiblir ce slogan « Nous pouvons », qui donne un nouvel élan aux cœurs et aux âmes de nos jeunes. Vous devez vous aussi, dire que vous pouvez et poursuivre ce slogan. Nous pouvons établir une nouvelle civilisation islamique et créer un monde plein de spiritualité, qui avance à l'ombre de la spiritualité et grâce à elle. Nous pouvons le faire et Incha Allah, nous le ferons.

Le sixième point que j'ai noté concerne le persan (le farsi). Je suis très préoccupé par cette question et très inquiet à ce sujet. Il y a plusieurs années, nous avons travaillé sur cette question, nous avons pris des mesures et nous avons rassemblé un certain nombre de personnes pour résoudre ce problème. J'ai remarqué qu'aucune bonne mesure n'a été prise et qu'il y a une attaque de grande envergure contre notre langue. Les gens sont constamment en train d'utiliser des mots étrangers. Un certain nombre de gens pensent que c'est humiliant et indigne d'utiliser un mot persan ou arabe à la place d'un mot étranger. Ils pensent que c'est un manque de prestige. C'est une très mauvaise habitude. Cela fait partie de la culture de masse et doit être remédié. Chers amis, un jour le farsi était la langue scientifique dominante de Constantinople et d'Istanbul jusqu'au sous-continent indien. Dans le sous-continent indien, les personnalités éminentes parlaient le farsi. Quand les Anglais sont venus dans le sous-continent, l'une des mesures qu'ils ont adoptées fut d'empêcher que le farsi devienne la langue commune grâce à différentes astuces et ruses spécifiques aux Anglais.

Bien sûr, le farsi est encore courant et populaire là-bas. Il y a un certain nombre de gens en Inde, qui aiment le farsi. J'ai été en Inde et un certain nombre d'Indiens qui aiment le farsi, sont venus en Iran et je les ai rencontrés. Mais nous, qui vivons dans un pays où le farsi est la langue officielle, nous oublions cela. Nous n'avons malheureusement adopté aucune mesure pour promouvoir et développer notre langue, et contrer les importations terminologiques étrangères. Peu à peu, une nouvelle terminologie étrangère s'est imposée. Chaque jour, un nouveau mot fait son entrée dans le langage commun, que nous n'avions jamais entendu auparavant. Parfois, les gens utilisent un mot et quand je leur dis que je ne sais pas ce que cela signifie, ils le définissent et je comprends que ce mot est entré dans notre langue. Ce phénomène est progressivement devenu commun dans la société. C'est dangereux.

Certains écrivent mêmes des noms iraniens avec l'alphabet latin. Pourquoi devons-nous agir de la sorte ? Qui veut les lire ? Ceux qui parlent le farsi ou ceux qui parlent des langues étrangères ? Ils écrivent les noms propres persans avec l'alphabet latin. Un autre exemple est l'emploi de noms étrangers pour les produits internes, dont on m'a envoyé les photos. Quelle raison avons-nous pour faire cela ? Parfois, vous voulez exporter un produit fabriqué à l'intérieur. Dans ces conditions, à côté du farsi, vous pouvez utiliser la langue du pays où vous souhaitez exporter vos produits. Le farsi doit être marqué à côté de cette langue étrangère et ne doit jamais être retiré des emballages de nos produits. Mais quand un produit est fabriqué et vendu en Iran, pourquoi devrions-nous utiliser des mots étrangers ? Pourquoi devrions-nous utiliser des mots étrangers sur les cartables que portent les élèves du primaire ? La même chose est vraie pour les jouets. Je suis vraiment surpris. Ce sont des questions qui sont pour vous de grandes responsabilités. J'ai d'autres exemples à l'esprit à propos de l'utilisation du persan dont je ne veux plus parler. Certains donnent des noms étrangers aux entreprises, aux produits et aux magasins, et utilisent constamment des mots étrangers et plus particulièrement des mots anglais. Je pense que cela est dangereux et il est nécessaire que les responsables et les membres du Conseil Suprême de la Révolution Culturelle poursuivent cette question de manière sérieuse. L'administration doit faire face à ce problème de façon sérieuse. La confrontation ne signifie pas que les fonctionnaires à partir de demain, se comportent de manière dure et agressive. Vous devez certainement faire face à cette question mais vous devez le faire d'une manière sage. Vous devez voir ce que vous pouvez faire pour l'empêcher. C'est une autre question à laquelle vous devez prêter attention. La question des sciences humaines est une question très importante. Bien entendu, Monsieur le docteur Haddad Adel qui est absent aujourd'hui, m'a présenté un rapport détaillé sur les mesures qui ont été adoptées à cet égard par le comité dont il est chargé. Un certain nombre d'amis se plaignent de l'improductivité de ces mesures. Ces questions doivent être abordées dans les réunions de ce Conseil. À mon avis, la meilleure chose à faire est d'établir un cadre fondé sur la recherche pour le développement des sciences humaines. C'est un élément fondamental du travail qui devrait être fait avant toute autre chose et c'est une autre question.

La dernière question est la question des problèmes sociaux et de leurs raisons culturelles. J'ai abordé la question du divorce, des drogues, de la corruption financière et de la criminalité. L'un des effets de l'invasion culturelle lancée par les ennemis, est l'augmentation des vols à main armée dans les banques. Nous avons vu ces vols pour la première fois dans les films. M. Zarghami [le chef de la radiotélévision nationale qui était également présent à cette réunion, ndt.] doit prêter attention à cette question. Les mêmes vols ont été commis dans notre pays. Les gens l'ont appris en regardant ces films. Nous devons savoir ce que nous faisons. Nous devons comprendre les maux que de telles choses infligent à notre société.

Une autre question est la question de la croissance démographique. C'est une question qui nous fait trembler de peur quand nous y pensons. Je pense que j'en ai parlé brièvement à M. Hashemi [ministre iranien de la santé et de la formation médicale]. J'en ai aussi parlé longuement à M. Rouhani. Vous devez adopter une attitude sérieuse dans le règlement de cette question. Le nombre de jeunes diminue. Nous arriverons à un point où il n'y aurait plus de remède. Nous ne devons pas nous imaginer que la question de la population est une de ces questions que nous pouvons reporter pour la régler dans dix ans. Après quelques années, lorsque la jeune génération actuelle aura vieilli, il n'y aura plus de remède. Incha-Allah, vous réussirez à prendre certaines mesures appropriées à cet égard. J'espère que Dieu vous protégera et vous donnera une longue vie et qu'Incha Allah, vous prêterez attention aux points dont je viens de parler.

Je tiens également à rendre hommage à la mémoire du regretté Monsieur le docteur Habibi. La dernière fois que nous avons organisé cette réunion, Monsieur Habibi était présent bien que fortement malade, et je l'avais remercié pour sa présence. Que Dieu vous protège tous. Vous devez vraiment apprécier la valeur des savants, des personnalités éminentes et des jeunes qui sont parmi vous. Ils sont vraiment précieux et heureusement, jouissent d'un grand enthousiasme, d'énergie et d'un sens d'innovation qui est propre à la jeunesse.

Que les salutations soient sur vous et que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions vous accompagnent !

 
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