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Imam Khomeiny

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Audience accordée au chef de la diplomatie iranienne et aux ambassadeurs Version imprimable
01/11/2015

 L'Ayatollah Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, a reçu en audience le dimanche 1er novembre 2015, le ministre des Affaires étrangères, les ambassadeurs et les chargés d'affaires de la République islamique d'Iran en poste à l'étranger. Lors de son intervention, il a évoqué les lignes immuables et les stratégies de la diplomatie iranienne déterminées par la Constitution, ainsi que les impératifs découlant de ces principes et de ces politiques.

Il a ensuite présenté les solutions logiques et fondées de l'Iran aux importants dossiers de la région dont la Syrie, le Yémen et le Bahreïn, et déclaré que les objectifs américains dans la région, étaient à l'opposé de ceux de l'Iran.

L'Ayatollah Khamenei a rappelé que la politique étrangère du pays était définie dans la Constitution. « Cette politique étrangère s'inspire de l'Islam et des idéaux et des objectifs sublimes de la Révolution. Les responsables du ministère des Affaires étrangères, les ambassadeurs et les chargés d'affaires sont les représentants, les soldats et les serviteurs de ces principes et de ces idéaux», a souligné le Guide suprême de la Révolution islamique ajoutant : « A l'instar de tous les pays, la politique étrangère iranienne repose sur des intérêts à long terme, certains principes et certaines valeurs. Elle ne change ni avec le départ des gouvernements de différentes tendances politiques ni avec leur arrivée. C'est seulement dans les tactiques et les initiatives stratégiques de la diplomatie que les gouvernements s'avèrent effectifs et peuvent intervenir. Toutes les stratégies diplomatiques dans les différents gouvernements, doivent être au service des principes de la politique étrangère inscrite dans la Constitution. Les représentants politiques de l'Iran à l'étranger doivent se considérer comme des défenseurs, sérieux et logiques, des politiques du régime».

En allusion à la vaste campagne des étrangers sur un revirement imposé ou volontaire de la diplomatie iranienne, l'Ayatollah Khamenei a déclaré : « Il s'agit d'une fausse analyse des Occidentaux qui ne peuvent supporter que la diplomatie de la République islamique se dresse comme un barrage solide, du moins à l'échelle régionale, devant les puissances hégémoniques surtout les États-Unis qui voudraient faire cavalier seul et rêvent de la changer ».

Dans l'optique du Guide suprême de la Révolution islamique, les politiques américaines sont la principale raison de la situation chaotique de la région très sensible de l'Asie de l'ouest. « Contrairement à l'opinion de certaines personnes, les États-Unis sont les principaux responsables des problèmes de la région et non une partie des solutions», a-t-il ajouté.

Réitérant une nouvelle fois le fait que la diplomatie iranienne n'est pas l'œuvre de telle ou telle personne mais repose sur les principes solides de la Constitution, le Guide suprême de la Révolution islamique a ajouté : « En vertu de la Constitution, c'est l'Islam qui définit notre diplomatie. Selon la Constitution, en plus des engagements fraternels envers tous les musulmans du monde, figurent le soutien inconditionnel aux opprimés, le rejet du colonialisme et des ingérences sur tous les plans, la préservation de l'indépendance, la défense des droits de tous les musulmans, le non-engagement envers les puissances hégémoniques, les relations pacifiques avec les gouvernements non-hostiles, le rejet de toute ingérence dans les affaires des peuples et le soutien aux luttes justes des déshérités contre les arrogants partout dans le monde. Ces principes attrayants, neufs et sublimes, ont retenu l'attention des peuples et notamment des élites. La politique étrangère de la République islamique, fondée sur de tels stratégies et critères, est une diplomatie révolutionnaire. Si son application se conjugue avec des mécanismes intelligents, elle aura des résultats surprenants et pourra régler une grande partie des problèmes du monde de l'Islam ».

En allusion aux effets positifs de l'application des stratégies de la politique étrangère, le Guide suprême de la Révolution islamique a souligné : « L'application des politiques révolutionnaires sur tous les plans et sur le plan diplomatique, renforcera la place, l'autorité et l'influence du pays, la grandeur et le prestige des Iraniens parmi les autres peuples ».

L'Ayatollah Khamenei a insisté sur la poursuite des stratégies de la politique étrangère et souligné : « Nous ne disons pas que nous sommes parvenus à tous nos objectifs ou même que nous nous en sommes rapprochés car l'application de la politique étrangère révolutionnaire s'est heurtée dans certains cas, à des défaillances, des négligences, des erreurs et des obstacles externes, mais la place honorable actuelle du pays est redevable à ces politiques sages. Sans ces principes, Dieu sait quels problèmes et préjudices indescriptibles nous aurions connus à l'intérieur de nos frontières ».

En conclusion de cette partie de ses propos, le Guide suprême de la Révolution islamique s'est adressé aux responsables du ministère des Affaires étrangères, aux ambassadeurs et aux chargés d'affaires pour souligner les impératifs liés à l'engagement aux principes et aux stratégies de la diplomatie.

« Avec force et fierté, poursuivez les principes de la révolution et de la politique étrangère, de sorte que les étrangers et leurs amis à l'intérieur, ne s'illusionnent pas sur un revirement de notre politique. Faites attention au fait que les tactiques de la politique étrangère doivent être au service des principes stratégiques et qu'au nom de ces tactiques, on n'agisse pas à l'encontre de ces principes», a réitéré le Guide suprême de la Révolution islamique, rappelant que la confiance en soi, la franchise et la fermeté face aux opposants et aux obstacles, étaient d'autres nécessités de la diplomatie. «Bien entendu l'art de la diplomatie consiste à exprimer de façon influente, les idées et les entraves», a-t-il dit.

Le Guide suprême de la Révolution islamique a souligné que le monde approuvait la logique dans faille de la République islamique dans les questions régionales. En allusion aux solutions de l'Iran aux problèmes, il a souligné : « A propos de la question palestinienne, tout en rejetant le régime usurpateur et factice, et en condamnant vivement ses exactions et ses atrocités quotidiennes, nous avons proposé des élections avec la participation de tous les Palestiniens, en totale conformité avec les lois internationales. Le gouvernement issu de la voix du peuple palestinien, déterminera le sort des sionistes et des habitants des territoires occupés. En opposition à notre proposition logique, ils ont évidemment dit que cela signifiait l'effondrement du régime usurpateur ce qui est normal car un régime factice doit naturellement s'effondrer ».

Quant à la Syrie, l'Ayatollah Khamenei a affirmé : «Notre position à ce propos, est la plus solide. Nous estimons qu'il est absurde que différents pays se réunissent pour décider quel sera le régime gouvernemental et qui sera le Président d'un autre pays, c'est une innovation dangereuse qu'aucun gouvernement dans le monde, n'admettrait pour lui-même. Le règlement du problème syrien passe par des élections et il faut couper les aides militaires et financières aux dissidents. Il faut en premier lieu, mettre fin à la guerre pour que les Syriens choisissent dans le calme et la sécurité, celui qu'ils veulent».

Dans ce contexte, il a rejeté la division des pays en fonction des ethnies. «Se référer à un groupe armé pour décider et former un gouvernement n'est ni logique ni admissible. De telles formules ne feront que faire durer la guerre», a fait remarquer le Guide suprême de la Révolution islamique.

À propos de l'Irak, l'Ayatollah Khamenei a souligné : «Diviser ce pays en régions arabe chiite, arabe sunnite et kurde, est contraire aux intérêts du peuple, irréalisable, absurde et inacceptable. L'unité du pays, l'intégrité territoriale de l'Irak et la référence au vote du peuple constituent les bases de la solution proposée par l'Iran à propos de l'Irak».

Quant au Yémen, l'Ayatollah Khamenei a indiqué : « La cessation immédiate des exactions saoudiennes et le lancement d'un dialogue entre les Yéménites pourront mettre fin aux conflits dans ce pays. Les Saoudiens appliquent une politique de deux poids deux mesures vis-à-vis du Yémen et de la Syrie. A propos du Yémen, ils disent qu'ils sont intervenus militairement dans ce pays, à la demande du Président démissionnaire et en fuite, mais quand il s'agit de la Syrie, ils n'acceptent pas la demande du Président légitime de ce pays, de cesser leur soutien aux groupes armés dissidents».

Quant à Bahreïn, il a souligné : «Le peuple bahreïni ne demande que le droit de vote et de choisir, et à nos yeux, cette demande est légitime ».

Après avoir évoqué les solutions de la République islamique pour régler les problèmes de la région, le Guide suprême de la Révolution islamique a précisé : « Le facteur principal de l'insécurité réside dans le soutien des États-Unis au régime sioniste et aux groupes terroristes. Ces politiques sont à l'opposé de celles de la République islamique ».

L'Ayatollah Khamenei a rejeté le dialogue avec les États-Unis à propos des questions de la région, réaffirmant : « Les Américains ne cherchent qu'à défendre leurs intérêts et non à régler les problèmes. Ils veulent imposer 60 ou 70% de leurs diktats lors des négociations et exécutent le reste de manière illégale. Dans ces conditions que signifie négocier ? »

Il a ensuite considéré le développement des relations avec les pays voisins, les pays islamiques et les pays africains, comme une autre nécessité de la politique étrangère. L'Ayatollah Khamenei a qualifié les responsables et le personnel du ministère des Affaires étrangères, de combattants et guerriers des premières lignes sur la scène internationale, ajoutant : «Dans la perspective de ses objectifs et de ses charges, le ministère des Affaires étrangères a été très actif notamment dans la récente expérience des négociations nucléaires où M. Zarif et ses collègues sont bien sortis de cette épreuve ».

Félicitant l'équipe des négociations pour son travail assidu et sérieux, le Guide suprême de la Révolution islamique a souligné : « Se sentir fort face à six puissances mondiales, défendre ses objectifs et imposer sa présence à la partie adverse étaient les points forts des négociateurs de notre pays dans les pourparlers nucléaires. Le respect de la religion est le point fort de M. Zarif. J'ai beaucoup prié pour vous. Il faut suivre les points importants dans l'application du Plan global d'action commun car la réalisation de ces points est possible, comme me l'a dit M. le président, l'accès à certains de ces résultats était au début inimaginable, mais vous avez résisté, nous avons résisté et cela est devenu possible ».

Des recommandations et des conseils aux ambassadeurs et aux représentants de la République islamique à l'étranger constituaient la troisième et dernière partie des propos de l'Ayatollah Khamenei. Stabiliser la puissance et s'appuyer sur l'autorité nationale, le rôle saillant et décisif du peuple dans le pays, former des forces humaine compétentes, efficaces, jeunes et nombreuses, et des progrès scientifiques et technologiques spectaculaires, l'engagement profond des ambassadeurs et des représentants en poste à l'étranger vis-à-vis des préceptes religieux et de l'esprit révolutionnaire, et l'exploitation des capacités des pays membres du Mouvement des non-alignés, et le rôle efficace dans la réalisation de l'Économie de résistance, figuraient parmi ces recommandations.

Avant l'intervention du Guide suprême de la Révolution islamique, le ministre des Affaires étrangères, Mohammad-Javad Zarif a évoqué les conditions sensibles de la région soulignant : « Les ordres et les lignes tracées par le Guide suprême de la Révolution islamique sont les bases de travail du ministère des Affaires étrangères et ce sera aussi le cas après la définition du plan d'action commun. Sa lettre au Président à propos des modalités d'application du Plan d'action commun, sera la base de notre travail ».

M. Zarif a rappelé que le ministère des Affaires étrangères combattait les infiltrations et insistait sur l'application de l'Économie de résistance. «Lors du congrès de cette année, nous nous sommes employés avec les ambassadeurs et les chargés d'affaires, à profiter de la donne actuelle pour faire progresser les objectifs de l'Économie de résistance, renforcer le courant de la Résistance dans la région et régler les problèmes de l'Asie de l'ouest en fonction des positions de la République islamique d'Iran », a-t-il dit.

 
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