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Imam Khomeiny

Biographie
Points de vue sur la Presse Version imprimable
15/02/2009

La presse

dans l'optique du Guide suprême de la Révolution islamique


Un régime populaire où le peuple intervient, n'est pas dispensé du devoir d'informer le peuple. Il faut qu'il lui fasse prendre conscience des réalités, lui donne le pouvoir d'analyser et lui donne les informations nécessaires et utiles. L'information est utile dans un tel régime comme l'eau et l'oxygène, et comme dans notre régime. Plus le peuple est informé, plus la République islamique en profite car ce régime a besoin d'un peuple totalement informé.

Montrez-moi un journal européen ou américain qui ne dépende pas des groupes capitalistes ! Je me demande s'il existe vraiment un journal qui appartient au prolétariat et qui nous prouverait la liberté de cette couche sociale. A qui appartiennent les journaux, sinon à des partis et des compagnies de capitalistes ? Autrement dit, ce sont les capitalistes qui sont libres de dire ce qu'ils veulent, de critiquer ou de louer qui ils veulent, d'orienter l'opinion publique dans le sens qu'ils veulent ! Ce n'est pas ce qu'on entend par liberté.

La presse, dans la République islamique ne représente pas un passe temps ou une formalité. Son développement, sa diversité et sa qualité sont les préoccupations du régime. Je considère la presse comme un outil indispensable dans notre société et les sociétés qui veulent avoir une vie correcte. La presse doit assumer plusieurs fonctions : la critique, le contrôle et l'information honnête et claire, et l'expression et l'échange des idées dans la société. J'estime que la liberté de la presse et la liberté d'expression sont des droits légitimes pour les journalistes. Je n'ai aucun doute à ce sujet et cela fait partie des principes évidents de notre Constitution. Une société dont la presse n'est pas libre, dont la presse n'est pas en progrès ni intelligente, perd beaucoup. L'existence d'une presse libre est le signe d'un peuple en développement, et est aussi un moyen de progrès. Autrement dit, d'un coté, elle est le signe d'un peuple en progrès et de l'autre, elle contribue à la croissance et au progrès social. Mais je crois que parallèlement à ces valeurs, il y a d'autres réalités qui ne doivent pas souffrir de la liberté de la presse et d'expression. L'art véritable est de pouvoir défendre cette liberté, de comprendre la vérité et d'avoir une presse libre mais aucun préjudice. Il faut rechercher une telle orientation.

Le capital des médias est la confiance de l'opinion qui ne s'acquiert qu'en prêtant attention aux valeurs et aux croyances de la majorité, en défendant la grandeur et la dignité du régime, et en respectant l'honnêteté intellectuelle. Si la presse devient, comme cela est spécifié dans la Constitution, un moyen d'information, dans le respect des intérêts nationaux, et travaille en faveur du peuple et de la religion, ce sera une bonne chose.

Le rôle principal de la presse dans un régime islamique, est de présenter sa culture, de défendre les valeurs et les idéaux de cette société révolutionnaire et de développer l'information. A l'heure actuelle, et notamment à la suite de la défaite complète du marxisme, l'hégémonie occidentale s'appuie sur des moyens et des méthodes culturelles, pour étendre sa domination politique et laïque sur les nations révolutionnaires. Les médias doivent mettre la lutte et la résistance légitime contre les diverses attaques culturelles de l'Occident, en tête de leur programme.

C'est pourquoi je ne cesse de conseiller la presse et aux médias de traiter ces questions majeures avec sérieux. Nous ne devons pas devenir un outil aux mains de l'ennemi et lui faciliter le travail, en faisant exactement ce qu'il recherche, dans les milieux intellectuels et culturels, au moyen de la presse, des médias et des tribunes. Ce serait une grande erreur. C'est une trahison si on le fait volontairement et une grande faute si on ne le fait inconsciemment. Il faut être vigilant et conscient.

Le contrôle de la presse devient par-là une nécessité et un devoir. C'est également le souci de la Constitution, de la loi sur la presse et des autres lois ordinaires. Sans ce contrôle, les attentes et la défense des intérêts nationaux par la presse, ne seront pas réalisées. Certains s'imaginent qu'ils peuvent utiliser l'opinion publique comme il leur plaît ! Le peuple n'est pas une souris de laboratoire dont on fait ce qu'on veut. De faux commentaires et la propagation de rumeurs, de calomnies et de mensonges risquent d'entamer la confiance nationale, les sentiments et les valeurs de la nation. Il faut qu'il y ait un contrôle sur la presse. C'est un devoir.

 
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