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Imam Khomeiny

Biographie
Points de vue sur la production de richesses dans l'économie islamique Version imprimable
15/09/2009

La production de richesses dans l'Islam

Comment augmenter les richesses nationales

Principes théoriques de l'économie islamique

L'importance de la production et de la juste répartition des richesses

La production de richesses

La production de richesses sans le respect de la justice

La répartition des richesses

Les critères de répartition des richesses

La répartition des richesses dans le régime islamique

Le Fonds monétaire international

La production de richesses dans l'économie islamique

La production de richesses dans l'Islam

D'un point de vue islamique, il n'y a rien de mal à devenir riche par les voies légales et autorisées par la religion. Les responsables du gouvernement doivent présenter au peuple, les modes de participation publique aux activités économiques. Ce sont des politiques qui garantissent la production de richesses pour toutes les personnes dans la société. L’Islam estime que la production d’un capital légitime est permise, avec cette remarque que la production de richesses ne signifie pas le pillage des biens d’autrui.

Il arrive qu’une personne usurpe des fonds publics ou s’enrichisse par voies illégales. Cela est interdit. Cependant, la production légale de richesses est autorisée et encouragée dans l'Islam et la Charia.

Les gens sont autorisés à produire des richesses, mais ils ne doivent pas gaspiller. L'islam nous encourage à produire des richesses mais déconseille le gaspillage. La surconsommation n'est pas non plus admise par l'Islam qui conseille d’investir les richesses produites dans la production de nouvelles richesses, et interdit de bloquer la circulation du capital ou de dépenser pour des choses superflues.

Nous pouvons produire des richesses pour nous-même, en respectant ces facteurs. Les richesses de l’ensemble du peuple constituent les biens nationaux dont profite tout le monde.

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Comment augmenter les richesses nationales

Pour permettre au pays de tenir sur pieds, en matière de production de richesses nationales, il faut encourager tous les citoyens économiquement actifs, à investir dans ce domaine. La loi et le gouvernement doivent soutenir ces investissements.

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Principes théoriques de l'économie islamique

L'économie islamique est fondée sur deux principes. Du point de vue islamique, toute théorie ou système économique qui repose sur ces deux conditions est valide. De même, tout système économique qui ne répond pas à ces exigences de base, n'est pas islamique, même s’il semble s’inspirer de sources religieuses.

Le premier principe est la nécessité de l’augmentation de la richesse nationale. Un pays islamique doit être riche. Il ne doit pas être pauvre. Il doit pouvoir réaliser ses objectifs au niveau international, grâce à sa richesse et sa puissance économique.

Le deuxième principe est la distribution équitable des richesses et l’élimination de la pauvreté. Ces deux exigences doivent être remplies et la première précède la seconde. Sans richesses, il n’y a pas de production ni d’augmentation de la valeur ajoutée, et dans ce cas, il est impossible de lutter contre la pauvreté. Les deux conditions sont indispensables.

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L'importance de la production et de la juste répartition des richesses

La production de richesses et ses méthodes sont deux questions distinctes qui ne doivent pas être mélangées. La production de richesses est en soi, une bonne chose car elle contribue à l’enrichissement de toute la société.

La deuxième partie est plus importante, à savoir les méthodes de production de richesses qui ne doivent pas suivre des voies illégales et ne pas s’inscrire dans le rejet de la loi. Les richesses produites ne doivent pas être utilisées de façon inappropriée et illégitime. Cette richesse doit circuler dans la société comme le sang dans les veines. Elle ne doit pas être dépensée non plus pour promouvoir la corruption.

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La production de richesses

La production de richesses à grande échelle, doit être un slogan national. L’offre d'emplois, la production scientifique et technologique, la production de richesses, la hausse du prestige national, la production de biens et enfin la formation de gens qualifiés, sont différentes formes de production.

La République islamique accepte et approuve sans réserve, le principe de l’investissement et la production de richesses par les investisseurs à l’intérieur du pays, qui contribuent au progrès, au développement économique et à la création d’emplois. C'est le gouvernement qui doit planifier des politiques pour adapter la production de richesses et de biens dans ces secteurs, à la justice sociale.

Sans prospérité économique et possibilités de recrutement et de production de richesses, ce sont les classes inférieures de la société et les personnes défavorisées, en particulier la classe ouvrière, qui en souffriront en premier lieu et le plus. C’est ce que l’ennemi souhaite.

Les responsables gèrent les affaires du pays et doivent permettre aux citoyens de s'engager dans des activités économiques légales et saines, car la production de richesses n'est pas interdite en islam. Toutefois, ils doivent empêcher l’emploi de méthodes illégales et l’abus du bien public.

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La production de richesses sans le respect de la justice

Dans les pays développés, industriels et riches, on constate que la pauvreté n’a pas été déracinée, que la justice n’a pas été instaurée et que les principes moraux n’ont pas été atteints.

Bien que la richesse y soit produite en grande quantité, la morale se dégrade et décline. Dans le système capitaliste, le travail humain ne sert qu’à augmenter les richesses.

L’objectif principal des systèmes capitalistes est la croissance économique et la production de richesses. Celui qui produit davantage et de meilleure qualité, se place au premier rang, sans se soucier des conséquences de la discrimination, et des inégalités sociales et économiques. Dans de tels systèmes, même les politiques selon lesquelles les richesses sont distribuées, sont des politiques erronées. Dans le système capitaliste, il est aberrant d’encourager le peuple à accumuler des richesses que le système aura la responsabilité de distribuer ! « Cela est absurde et ne profitera pas à la croissance économique », précise le Capitalisme.

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La répartition des richesses

Ceux qui disent que la justice revient à partager la pauvreté, veulent dire qu’il faut abandonner la justice et se consacrer à la production de richesses, pour que ce soit les richesses qui soient réparties et non la pauvreté.

Chercher à produire des richesses sans se soucier de la justice, aboutira à ce qui se passe actuellement dans les pays capitalistes. Dans le pays le plus riche du monde - les États-Unis - il y a des gens qui meurent de faim et de froid.

Ce ne sont pas des slogans mais des réalités manifestes et journalières. Ce qui importe le plus pour la République islamique est l’élaboration d’une situation qui permette à tout le monde de profiter des ressources et qui puisse faire disparaître la pauvreté, les discriminations, les inégalités des chances et les inégalités devant la loi.

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Les critères de répartition des richesses

La production de richesses sans souci de justice, conduit la société à un stade où les plus intelligents et les plus doués sont capables de s’enrichir de façon considérable du jour au lendemain. La société est répartie en trois groupes, des gens très riches, une majorité de gens qui mènent une vie moyenne et les autres qui vivent dans des conditions très difficiles. Par conséquent, il n'est pas juste de dire que la justice est secondaire par rapport à la production de richesses. Administrer la justice signifie une distribution équitable et raisonnable des ressources du pays, et un effort pour augmenter ces ressources pour que chacun en profite davantage.

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La répartition des richesses dans le régime islamique

Le système islamique exige une société riche et non une société pauvre et arriérée. Il exige aussi une croissance économique qui contribue à l’égalité sociale. Le bien-être public n’est pas la seule question à prendre en compte, ce qui prime est que la pauvreté, et l’inégalité dans l’accès aux biens publics, soient abolies.

Tout individu est propriétaire de ses biens. Mais le bien commun, les possibilités et les équipements publics appartiennent à tous sans aucune discrimination. Bien sûr, il ne faut pas croire que la République islamique ne recherche qu’un accroissement quantitatif des richesses où un certain groupe s’enrichit en profitant de toutes les voies possibles dans ce secteur, et sous estime l’importance des indices tels que le revenu moyen par habitant ou le taux de production nationale, car une augmentation des richesses ne sera pas toujours le signe d’une marche du pays vers le progrès.

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Le Fonds monétaire international

Ceux qui travaillent dans les centres de programmation et de recherche scientifique, et traitent les questions de politique internationale et les questions vitales du pays, ne doivent pas imiter les modèles occidentaux et les formules économiques de l'ouest comme celles de la Banque mondiale ou du Fonds monétaire international, dont les théories ne sont pas utiles à un pays comme l'Iran. Bien sûr, nous pouvons profiter de leur expérience et de leurs réalisations. Partout où ils ont acquis une certaine expérience ou fait des progrès, nous pouvons tirer leçon de ces réalisations. Mais nous devons élaborer un plan personnel en fonction de nos besoins nationaux.

J’ai eu l’occasion de rencontrer il y a un certain temps, Mahatir bin Mohamad, ancien Premier ministre malais, qui était un responsable très précis, sérieux et travailleur. A cette époque, plusieurs évolutions avaient eu lieu en Asie orientale. Un séisme économique avait secoué la Malaisie, l’Indonésie et la Thaïlande. Les capitalistes sionistes et d’autres puissances capitalistes avaient conduit certains pays à la faillite, par leurs opérations bancaires et monétaires. Dans cet entretien, le Premier ministre malaisien m'a dit : « Je peux seulement vous dire que nous sommes tombés dans la misère en un clin d’œil. »

C’est évident, quand un pays devient économiquement dépendant et essaie d’appliquer les recettes financières de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, un tel sort est toujours envisageable. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international font partie de ce grand puzzle. Il est très dangereux que les évolutions financières mondiales soient contrôlées par les superpuissances internationales, comme c’est le cas aujourd'hui.

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