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Imam Khomeiny

Biographie
Points de vue sur le sens du contrôle Version imprimable
10/11/2009

L’importance du contrôle

   L’importance du contrôle
   Les critères du contrôle

La surveillance et les trois pouvoirs

   La surveillance et le pouvoir exécutif
   La supervision et le Majlis (Parlement)
   La supervision et le pouvoir judiciaire

Le contrôle du Guide suprême

   Le contrôle du Guide suprême
   Les mécanismes de contrôle de l’Assemblée des experts

Le Conseil des Gardiens est responsable du contrôle

   L'évaluation des aptitudes des responsables par le Conseil des Gardiens
   Le contrôle des élections

Le contrôle général

   La promotion de la vertu et la prévention du vice, manifestations du contrôle général
   La promotion de la vertu et la prévention du vice au niveau des dirigeants
   Le contrôle de la presse
   Le contrôle de la presse

Le contrôle divin

Le contrôle


L’importance du contrôle

L’importance du contrôle

Le contrôle sur les organismes subalternes est d'une grande importance. J'insiste sur cela, chers amis et responsables de haut niveau, vous devez accorder plus d'importance au contrôle des organismes qui dépendent de vous. Seules votre attention et votre clairvoyance permettront de voir ce qui se passe autour de vous et de garantir le redressement ou le développement des travaux. La moindre négligence dans un secteur quelconque, entraînera des perturbations dans le travail.

Les sociétés humaines ne fonctionnent pas de façon automatique. Elles sont constituées d’un nombre infini d’ambitions, d’idées, de théories, de goûts et de désirs, légitimes ou illégitimes. Ce que vous cherchez à réaliser dans votre société, peut être confronté à des obstacles de ce genre, des points de vue, des tendances et des volontés différentes et contradictoires, comme un courant d’eau qui se heurte à des rochers. Vous devez résoudre ces problèmes et cela ne se fait sans l’intermédiaire du contrôle, d’où son importance.

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Les critères du contrôle

La loi doit être le critère du contrôle et non les goûts personnels. Ne suivez absolument pas vos goûts personnels. Il faut faire en sorte qui nous puissions répondre de nos actes auprès de Dieu et de Ses créatures. Rien ne doit empêcher l'application et le respect de la loi. Il faut entre autre, respecter les principes moraux et ne faut pas trop mêler les questions de vie privée et les questions d’ordre général. Par exemple il ne faut pas faire des appartenances et tendances politiques, des positions révolutionnaires ou anti-révolutionnaires.

Il en est de même pour les sympathies et les antipathies, il se peut qu’une personne vous plaise alors qu’une autre vous déplaît, il faut faire très attention de ne pas tenir compte de ces choses. Les gens ne doivent pas être accusés sur de simples apparences et sans qu’une enquête ait été faite.

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La surveillance et les trois pouvoirs

La surveillance et le pouvoir exécutif

Bien qu’on ne puisse pas échapper à une certaine bureaucratie dans le système exécutif, elle peut devenir dangereuse si aucun contrôle n’est exercé. Cette surveillance est exactement ce qui peut vous permettre de travailler facilement et rapidement, et d’atteindre vos objectifs. Aucun but ne pourra être atteint sans un contrôle correct de votre part, sur le système. Toutefois, à cause de la composition de votre équipe et, plus important encore, de la qualité de votre contrôle, cet ensemble bureaucratique peut vous empêcher d'atteindre vos objectifs.

Si vous le contrôlez, vous aurez plein pouvoir sur lui. Mais si vous le négliger, vous serez dirigés par lui. Peu importe vos compétences, vous ne serez pas en mesure de le maîtriser.

On ne peut pas vous demander de choisir parfaitement vos collègues, car il n’y a pas de formule parfaite pour sélectionner ces quelques milliers de fonctionnaires. Est-ce possible ? De plus même si vous avez choisi vos collègues en fonction des meilleurs critères, est-ce que les gens restent toujours bons ? Sont-ils toujours à l'abri des tentations ? Par conséquent, vous devez consacrer une partie de votre temps à la surveillance.

Si un responsable veut se constituer un emploi du temps correct, il faut qu'il consacre la moitié de son temps au contrôle, et le reste aux autres travaux, de réflexion, de planification, d'ordonnance ou d'organisation des réunions. La surveillance exige une présence constante, la surveillance de la poursuite des travaux fait aussi partie du contrôle.

Bien sûr, la surveillance du Président sur son cabinet ne doit pas nuire à l'indépendance des membres du cabinet, parce que les membres du cabinet ont reçu un vote de confiance du Majlis et sont chargés d'une responsabilité juridique. Néanmoins cette surveillance s'applique également aux membres du cabinet, en respectant bien entendu leur liberté de décision.

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La supervision et le Majlis (Parlement)

Les deux principaux devoirs du Majlis sont d’une part, l’élaboration de lois qui permettent au gouvernement de gérer convenablement les problèmes et d’autre part, la surveillance de l'application de ces lois, par les voies légales. Pour remplir cette obligation, la coopération et l’entente entre l'administration gouvernementale et le Majlis sont nécessaires. En fait, le pouvoir législatif est un organe de législation et d’observation. Selon la Constitution, le Majlis est chargé de surveiller le gouvernement. Si ce dernier commet la moindre erreur ou se rend coupable d'abus ou de corruption, le seul organe légal de contrôle est le Majlis.

En plus de sa coopération avec l'administration gouvernementale et surtout avec le Président de la République islamique, le Majlis doit remplir son rôle de surveillance qui se réalise par la Cour des comptes. Cette Cour est un organisme très important. L’énorme budget national constitue la seule source de revenus de la nation et est alloué à toutes les institutions. Les modalités de dépense de ce budget doivent être claires, précisant comment le budget a été alloué et étudiant les rapports entre le financement des projets et leur taux de réussite.

Il doit y avoir une loi qui précise les moyens de surveillance et les relations entre les organisations subalternes.

Certaines relations suspectes sont très nocives. En principe, il est possible que des relations problématiques et inappropriées se développent au sein d'un certain nombre d'organisations sous surveillance. Cela nuira assurément à la surveillance et diminuera son efficacité. Le Majlis sera ainsi dépourvu de son rôle légal de surveillance et ne sera plus efficace.

Le contrôle par le Majlis est une chose indispensable, qui peut être effectué par la Cour des comptes ou le contrôle direct des parlementaires qui peuvent interpeller les ministres. Ces moyens de contrôle sont indispensables et importants. Néanmoins, cette question ne doit pas devenir un sujet de dispute entre les deux pouvoirs. La coopération entre les deux pouvoirs, législatif et exécutif, peut ouvrir la voie au progrès du pays, faciliter et accélérer les plans de construction. Évidemment, ceci ne signifie non plus que le Majlis doive sous-estimer ses responsabilités de surveillance.

L'engagement des fonctionnaires de haut rang, leur foi, leur efficacité et leurs capacités scientifiques, leur loyauté envers la République islamique et le peuple, sont les critères dont le Majlis doit tenir compte dans son vote de confiance. Le Majlis doit sérieusement surveiller les responsables, conformément à la loi. La bonne santé de cette relation doit être telle que les responsables de l'administration considèrent le Majlis comme une aide précieuse dans les grands travaux, et bénéficient de sa sagesse et de sa perspicacité dans l’application de leurs difficiles devoirs.

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La supervision et le pouvoir judiciaire

Le pouvoir judiciaire doit accueillir chaleureusement le contrôle de la loi. La loi est un des outils de contrôle. La loi fait patrie intégrante de l'appareil judiciaire et joue également un rôle très efficace dans son contrôle. Le critère doit être la loi. Les lois ne doivent pas être transgressées et elles doivent être appliquées sans aucune exception ou limitation. Le champ d'application de la loi ne doit pas être réduit sous différents prétextes. Le pouvoir judiciaire doit accueillir toutes les formes de supervision et toutes les critiques bien fondées.

Ceux qui n’ont rien à se reprocher, dans les questions financières ou autres, ne doivent pas craindre les contrôles ni avoir peur des comptes.

Vous devez permettre aux mécanismes de surveillance comme la Cour des comptes, différentes organisations de surveillance et des éléments qui n’appartiennent pas au pouvoir judiciaire, comme les experts des universités, les étudiants en sciences islamiques ou les juristes, d'exprimer leurs opinions et leurs critiques.

Cela renforcera le pouvoir judiciaire et son expérience. Heureusement, le pouvoir judiciaire est fondé sur de très bonnes bases qui proviennent des principes de la République islamique fondés eux-mêmes sur les enseignements religieux. Le pouvoir judiciaire est solide et n'a peur de rien. Plus il sera confronté aux défis et aux problématiques légales, plus son expérience augmentera.

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Le contrôle du Guide suprême

Le contrôle du Guide suprême

Nul n'est dispensé du contrôle, même le Guide et les institutions qui en dépendent, n’échappent pas à cette nécessité. Il faut exercer ce contrôle à tous les niveaux et sur tous ceux qui gouvernent le pays, car le gouvernement par nature, est le carrefour du pouvoir et des richesses. Les fonds publics, l'autorité sociale et le pouvoir politique sont aux mains d'un nombre restreint de dirigeants et, pour que ces derniers respectent ce prêt et n'en abusent pas, le contrôle est inévitable et tout à fait normal.

Bien sûr, il n'est pas juste de parler d’organisations qui sont supervisées par le Guide et d’autres qui ne le sont pas. Nous n’avons pas une telle classification.

Selon la Constitution, les trois pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, sont surveillés par le Guide, cela est vrai également pour d'autres organisations. Cette supervision ne signifie pas que le Guide les administre en personne. Mais toutes les organisations doivent être surveillées. Bien sûr, les organisations publiques et gouvernementales ne doivent pas avoir peur de ces contrôles et les organisations dépendant du Leader n’en sont pas dispensées.

Le contrôle doit se faire très sérieusement. C'est mon avis personnel et je l'ai répété à plusieurs reprises, aux membres de l'Assemblée des experts et aux autres. J'aime le contrôle et je critiquerai violemment toute personne qui chercherait à y échapper. Plus on me contrôle plus je suis ravi, cela ne me gène aucunement et je suis heureux que cette vérification se fasse. Au cas où quelqu'un aurait fait une enquête et aurait des renseignements, il faut qu’il les transmette à l'Assemblée des experts qui en tirera profit, assurément.

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Les mécanismes de contrôle de l’Assemblée des experts

Le rôle principal de l'Assemblée des experts est d'élire le Guide et d'effectuer un contrôle permanent pour s'assurer qu'il continue à remplir les conditions nécessaires pour cette charge, en évaluant son savoir, son intégrité, la qualité de sa gestion, son savoir-faire et son honnêteté, et en détectant une éventuelle baisse de ces critères. Il faut que cette vérification se fasse correctement. C'est la fonction principale de l'Assemblée des experts. Aucun autre organisme n'est apte à assumer cette tache importante, d'autant plus qu'aucune loi ne confère à un autre organisme, cette autorisation ni cette charge.

L’Assemblée des experts a une commission d’enquête qui examine le travail du Guide. Cette commission d'enquête ne se réunit pas seulement une fois par an. Ils poursuivent sans cesse leur travail et le Leader est constamment observé. Heureusement, les activités du Guide n’ont pas rien de secret et sont définies de façon précise. La commission d'enquête, qui relève de l'Assemblée des experts, étudie, enquête et présente ensuite son rapport à l’Assemblée.

Les membres de l'Assemblée des experts discutent beaucoup lors de leurs réunions. Leur travail ne se résume pas à donner un communiqué. Ils traitent de nombreux sujets et échangent leurs points de vue, et travaillent assidûment. Auparavant, l’Assemblée des experts se réunissait une fois par an, mais depuis quelques années, cette réunion se fait deux fois par an et pour un organisme si important, c’est un énorme travail. La nation est derrière l'Assemblée des experts.

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Le Conseil des Gardiens est responsable du contrôle

L'évaluation des aptitudes des responsables par le Conseil des Gardiens

Cette surveillance est une règle issue de la Constitution et de la législation. Ce contrôle ne peut être effectué par des gens ordinaires et doit éviter qu'une personne indigne de cette fonction ou malhonnête, n'entre dans un organisme si délicat.

Ce contrôle ne concerne pas seulement le Parlement ou la Présidence. Le système est codifié pour bloquer, selon les lois du pays, l'entrée de personnes indignes de ce rang, qui chercheraient à occuper des postes au Majlis, à la Présidence ou à d’autres niveaux. Le contrôle des élections est également très important et est effectué par l'Assemblée des Gardiens de la Constitution.

Ceux qui critiquent le Conseil des Gardiens s’imaginent que ses jugements s’appuient sur des tendances politiques, alors que ce n’est pas du tout le cas, et les membres respectables du Conseil des Gardiens ont fermement renié cette idée. Je n’ai jamais remarqué cela chez eux en regardant de près leur travail. Il peut arriver que quelqu’un comprenne mal ou interprète incorrectement une question, mais la loi est le critère de base du jugement.

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Le contrôle des élections

Le contrôle des élections est très important car des élections saines contribueront à former un Parlement sain qui pourra adopter des lois qui constitueront les bases du développement du pays. Une administration, quelle que soit sa compétente, s’écartera de ses devoirs, si elle n'est pas régie par des lois claires, justes et correctes. La légitimité de la République islamique dépend du maintien de son caractère islamique et du respect de la Constitution, lesquels sont assurés par le Conseil des Gardiens.

Par conséquent, si le Majlis ne parvient pas à adopter des lois conformes aux principes islamiques, cela aura sans aucun doute un impact négatif sur le gouvernement et la gestion du pays. La santé du système dépend de celle du Majlis. Un Majlis sain et actif, composé de membres croyants et qualifiés, sera en mesure de fournir un soutien juridique approprié au régime. Le Conseil des Gardiens constitué après la Révolution islamique, est l'organisation la plus fiable. Le Conseil des Gardiens est le reflet du bon fonctionnement et de la santé du régime. Le Conseil des gardiens supervise de manière équitable les élections.

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Le contrôle général

La promotion de la vertu et la prévention du vice, manifestations du contrôle général

L'autre partie qui concerne la nation, est la promotion de la vertu et la prévention du vice, dans des questions sociales. Dans les questions individuelles, le Commandeur des croyants (as) nous a invités à la vertu, mais dans les questions sociales, rien n'a été plus fortement recommandé que l’invitation à faire le bien et à abandonner le mal, en tant qu’obligations publiques.

Ordonner le bien c’est inviter les autres à s’engager dans de bonnes actions, et interdire le mal signifie mettre en garde les autres contre les mauvaises actions. Cela ne peut pas se faire uniquement par la parole. Bien sûr, il y a deux étapes. La première étape se passe dans le cœur et complète la deuxième étape qui est une invitation verbale à bien agir. Par exemple, lorsque vous invitez les gens à faire le bien, comme donner une aumône aux pauvres, préserver les secrets des autres, aider les autres ou faire preuve de patience et de modestie, dans l'intention d'aider le régime islamique, votre invitation est considérée comme un véritable acte de sincérité surtout lorsque vous croyez du fond du cœur à la valeur de ces actions. Quand quelqu’un conseille de ne pas opprimer, ne pas violer les droits d’autrui, ne pas gaspiller les ressources publiques, de ne pas porter atteinte à la réputation des gens, d’éviter la médisance, le mensonge, les complots contre le régime islamique et la coopération avec les ennemis de l'islam, ce sera des mises en garde sincères si vous faites ce que vous dîtes.

Si vos paroles ne correspondent pas à vos actes, vous serez l’objet de cette prière : «Que Dieu maudisse ceux qui interdisent le mal et le font et ceux qui ordonnent le bien et ne le font point» ; De tels gens seront maudits par Allah et auront un sort très funeste. Si ce principe est bien présenté ainsi que ses limites, on s'apercevra qu'il s'agit d'un des modèles les plus modernes, les plus utiles et les plus efficaces de relations sociales. C'est un moyen de coopération et un contrôle public, qui aident à promouvoir le bien et à empêcher la propagation du mal. C’est un moyen qui permet à la société islamique de rester sensible au mal. Le plus grand danger est qu’un jour le péché soir encouragé, que le bien devienne une mauvaise chose et que les normes soient inversées. Si ce contrôle existe dans la société, il empêchera que le mal ne devienne un bien et vice versa. Le pire complot est de faire croire aux gens que les bonnes actions que dicte la religion et qui sont dans l’intérêt du pays, sont des mauvaises actions.

Le premier résultat de la promotion de la vertu et de la prévention du vice, dans la société, est que le bien et le mal soient bien définis. Lorsque le péché se répand dans la société et que les gens s’y habituent, la mission du dirigeant qui veut orienter la société vers le bien, devient difficile. Il n’arrivera pas réaliser cette tache ou sera obligé de beaucoup investir.

Le Saint Prophète a dit sur ce sujet : « Exercez et répandez l’invitation au bien et le rejet du mal, respectez cette pratique, sinon Dieu vous fera dominer par des gens malfaisants et corrompus » Lorsque la promotion de la vertu et la prévention du vice sont oubliées, les délits, l’escroquerie et la trahison se propagent et s’infiltrent dans les habitudes de la société, préparant l’arrivée au pouvoir de gens malhonnêtes.

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La promotion de la vertu et la prévention du vice au niveau des dirigeants

« La promotion de la vertu et la prévention du vice» concernent divers domaines dont le plus important est celui des responsables. Les gens doivent exiger des responsables du bon travail, non pas sous forme de demandes ou de prières, mais sous forme de revendications. C’est le principal domaine d’application de ce devoir et il en existe d’autres.

Dans tous les domaines importants, la prévention du vice est nécessaire, par exemple, chez les gens influents qui peuvent abuser des biens publics, privilégier leurs relations dans les affaires du pays, comme les importations, ou contribuer à une distribution inégale des ressources. Il faut distinguer les relations financières de deux commerçants, de celles qui se créent entre un responsable gouvernemental qui possède une autorité dépendant de sa fonction, et un particulier. Celle-ci est interdite et illicite, et tous ceux qui sont au courant de ces liens ont le devoir de conseiller à ce fonctionnaire de cessez cela, qu'il soit leur supérieur ou leur subalterne. Cela empêchera les gens qui risquent de profiter de leur pouvoir, de faire ce genre d’actions.

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Le contrôle de la presse

La République islamique est un régime démocratique dont l’axe principal est le peuple, ce régime n’est pas dispensé d’informer le peuple. Il a le devoir d’informer et de développer l’esprit critique, et de donner au peuple les informations nécessaires et utiles. La connaissance est, pour notre régime, un élément vital. Plus le niveau d’information de la population augmentera, plus la République islamique en tirera des bénéfices. Par conséquent, ce régime a besoins d’une action d’information et d’enseignement.

Les gens doivent, par leur participation aux affaires politiques et sociales, leur contrôle et leurs interventions, rappeler à chacun ses responsabilités. Il n'y aucun doute qu'il existe entre les responsables et le peuple, un maillon constitué par les médias en général, et la presse en particulier. Notre presse doit s'efforcer de fournir au bon moment, des informations correctes, à la nation et de promouvoir les valeurs, les idéaux et les principes moraux du peuple. La presse peut, par une sensibilisation nationale, faire prendre conscience aux les gens de leurs responsabilités et attirer l’attention des fonctionnaires sur les lourdes taches qui leur incombent. Toutefois, si cela se passe d’une autre façon, le vacarme médiatique éloignera le peuple et les fonctionnaires de leurs fonctions, en contribuant à l’installation d’une atmosphère de doutes et de crises.

Je considère la presse comme un besoin inévitable, dans notre société, et dans toute société désirant mener une vie convenable. La presse doit assumer trois fonctions : la critique et le contrôle, l'information, honnête et claire, et l'expression et l'échange des idées. Je crois que la liberté d'expression est un droit légitime de la presse et des citoyens. Cela ne fait aucun doute, et fait partie des principes évidents de la Constitution. Je crois qu'une société qui n’a plus de presse libre, d’écrivains libres et de journalistes informés, perdra beaucoup d’autres choses. L'existence d'une presse libre est le signe de la maturité d’une société et est en elle-même, une occasion de développement. C’est à dire que le progrès et le développement d’une nation conduiront à l'existence d'une presse libre qui, à son tour, contribuera au développement de la nation.

Mais j’ai la conviction qu'il y a des valeurs et des vérités qui ne doivent pas être bafouées au nom de la liberté de la presse ou de la liberté d’expression. Il faut avoir l’art de concilier la liberté et la compréhension de la vérité, en évitant les dangers. Voilà comment nous devons agir.

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Le contrôle de la presse

Le contrôle de la presse est un devoir et une nécessité. Ceci a été clairement mentionné dans la Constitution ainsi que dans les lois sur la presse. Sans contrôle, la presse ne répondra pas aux besoins et aux intérêts nationaux. Certains s’imaginent que l'opinion publique est une zone libre et sans frontières, où ils peuvent faire ce qu'ils veulent et porter atteinte aux croyances et aux valeurs religieuses, par de fausses analyses ou la diffusion de rumeurs et de mensonges. C’est pourquoi, il est nécessaire de surveiller la presse, afin que ces choses ne se produisent pas. C’est un devoir.

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Le contrôle divin

Nous devons avoir présent à l’esprit «l'autre monde » dans toutes nos décisions et nos affaires. Certains reconnaissent le rôle du peuple et le contrôle public, mais oublient la surveillance divine et ce qui nous attend, le jour du jugement. Sachez que Dieu est omniprésent, partout et toujours. Prenez au sérieux le jour de la Résurrection. Le compte divin est authentique et inévitable. La moindre chose que nous accomplissons, la moindre faute ou négligence, tout est enregistré, archivé et sauvegardé dans notre dossier. Nous devrons répondre de chacun de nos actes. Il en est de même pour toutes les difficultés que vous rencontrez dans l'application de vos responsabilités, tout est enregistré dans « la lettre » de vos actes, et nous serons interrogés à ce sujet, par le Seigneur. Accordons donc un rôle et une importance au jugement de l'autre monde, à la satisfaction de Dieu et à l'interrogatoire divin. C’est ainsi que l’exercice du pouvoir deviendra une source de bienfaits.

Certains croient que la richesse et le pouvoir sont mauvais de nature, c'est faux. Ils constituent, comme d'autres dons de la vie, les ornements de ce monde.

La question est de savoir comment utiliser ce pouvoir. S'il est utilisé dans la bonne voie et au service de la nation, ce sera bénéfique, s'il l’est au service de nos caprices et de nos intérêts personnels, ou s’il est un moyen de prouver notre force et de nous attaquer les uns les autres, comme des animaux sauvages, ce sera maléfique. Plus ce pouvoir est grand, plus le mal qu'il fait est important, plus il est haut plus le mal s'intensifie.

Que les responsables du pays considèrent Dieu comme présent dans toutes leur affaires et prennent au sérieux le compte de l’autre monde. Le compte divin est une réalité. Tous nos actes, même les plus infimes sont enregistrés dans le dossier divin et nous serons tous interrogés. Vos efforts, votre engagement et le souci dont vous faîtes preuve dans l’accomplissement de votre travail, seront évalués et enregistrés dans votre dossier, auprès Dieu. Si vous faites une erreur ou commettez une négligence ou une imprudence dans les affaires concernant les intérêts publics, pour des considérations personnelles ou de parti, cela sera également enregistré et Dieu, le Clément, nous interrogera là-dessus.

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