Extrait de discours : l'Économie de Résistance
26/05/2013

Ce qui suit est le texte composé des extraits de discours du Guide suprême de la Révolution islamique avec pour thème principal les explications et les conseils de Son Excellence au sujet de "l'économie de résistance". 

... Nous devons tous faire des efforts pour la stabilité, le renforcement et la protection du pays face aux ennemis. C'est une des exigences de «l'économie de résistance » que j'ai mise en relief. Dans une économie de résistance, un pilier fondamental est la résistance de l'économie. L'économie doit être résistante. Elle doit être capable de résister aux complots des ennemis. [1]

... Il est nécessaire d'aider le secteur privé. J'ai proposé l'idée de «l'économie de la résistance » qui a ses propres exigences et ses propres piliers. L'une des exigences est la nécessité de s'appuyer sur le peuple. Les politiques visées à l'article 44 de la Constitution, doivent être poursuivies avec autant de détermination et de soins que possible. C'est une chose essentielle. Dans certains cas, les représentants du gouvernement m'ont dit que le secteur privé n'intervenait pas parce qu'il n'avait pas les capacités nécessaires. Il est nécessaire de trouver un moyen pour renforcer le secteur privé. Cela peut être fait par le biais de nos banques ou l'adoption de lois et de règlements nécessaires. Faites tout ce qui est nécessaire pour activer le secteur privé. Une économie de résistance est une économie qui continue de croître et devient moins vulnérable. C'est ce que doit faire notre économie pour ne pas être sérieusement touchée ou troublée par les complots des ennemis. Les ennemis continueront leurs machinations sous différentes formes. L'une des exigences est de faire usage de toutes les capacités des secteurs publics et privés. Servez-vous des idées et des solutions qui sont fournies par les experts, et profitez des ressources existantes.
Il est également nécessaire de laisser les gens jouer un rôle. Les amis qui ont pris la parole aujourd'hui, ont mentionné quelques résultats qui ont permis de poursuivre des individus économiquement corrompus. Il n'est vraiment pas possible de faire un bon travail économique sans lutter contre la corruption économique. Cela est vraiment impossible. Il y a quelques années, lorsque j'ai discuté de cette question et mentionné certains points à une réunion avec les représentants du gouvernement, j'ai déclaré qu'il était faux de s'imaginer que nous pouvons encourager les gens à faire des investissements et à s'engager dans des activités économiques saines, sans lutter contre la corruption économique. Il est également faux de penser que la lutte contre la corruption économique découragera les gens de faire des investissements et de prendre part aux activités économiques. Ce n'est pas le cas et la raison en est que la majorité des gens qui veulent s'engager dans des activités économiques sont des personnes intègres qui souhaitent des activités économiques saines. Bien sûr, il y a toujours quelques personnes qui se comportent mal. Vous ne devez pas laisser ces personnes recevoir des prêts de nos banques au nom de l'emploi et de l'entrepreneuriat, puis détourner l'argent pour d'autres activités. Vous devez être très prudents. Vous et les fonctionnaires du système judiciaire devez être prudents. Je crois qu'il est absolument nécessaire pour le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire, de coopérer dans ce domaine.
Un autre pilier de l'économie de la résistance est le soutien de la production nationale, industrielle et agricole. Les statistiques que les messieurs ont présentées sont prometteuses mais d'un autre côté, nous recevons également des rapports provenant d'autres membres de l'exécutif qui montrent que certaines de nos usines ont des problèmes et que certains de nos centres industriels ont fermé leurs portes. Nous recevons des rapports provenant de différentes personnes, y compris des responsables de l'exécutif. C'est-à-dire que je reçois des rapports provenant de différentes sources. En tout cas, il est nécessaire de trouver des solutions. Ces lacunes vont certainement créer des problèmes. Si ces faiblesses n'existaient pas, vous pourriez créer de meilleures conditions pour le pays en termes d'activités économiques et aider davantage les gens. Après tout, il faut insister sur ce soutien à la production nationale qui est la partie vitale de notre économie.
Activez les petites et moyennes entreprises. Heureusement, nos grands centres économiques sont déjà actifs, fonctionnent bien et produisent de bons rendements. Leur travail crée de bonnes possibilités d'emploi. C'est le cas dans la plupart de nos grandes unités économiques. Comme vous l'avez dit, notre production de ciment, d'acier et d'autres produits, est bonne mais vous devez également penser à nos petites et moyennes entreprises. Ces choses sont très importantes et ont une influence directe sur la vie quotidienne de la population.
La question des réserves de devises étrangères est également une question importante qui a aussi attiré votre attention. Prêtez une attention particulière à cette question. Il y a beaucoup de travail à faire dans ce domaine. Il est absolument nécessaire de gérer les réserves de devises étrangères de manière appropriée. Quelqu'un a aussi mentionné la question de la monnaie de base à cette réunion qui est un autre domaine où le gouvernement fait des déclarations contradictoires. Un jour, les déclarations d'un responsable ont été citées dans nos journaux et contredites quelques jours plus tard, par un autre représentant du gouvernement. Ne laissez pas ces choses arriver. Il est nécessaire de prendre une décision ferme et de s'y tenir. Dans tous les cas, la gestion des réserves de devises étrangères est une nécessité et doit être faite dans la plus grande précision.
Une autre question liée à l'économie de résistance, est la gestion de la consommation. Il est nécessaire de gérer la consommation comme nous le faisons pour les autres choses. Une consommation extravagante et le gaspillage sont des préoccupations dans le pays. Comment peut-on empêcher une consommation exagérée ? Il est nécessaire de faire un travail culturel et de prendre des mesures concrètes. Ce sont nos médias qui sont les principaux responsables de l'action culturelle. À cet égard, l'IRIB (la Radiotélévision nationale) et d'autres organismes ont une responsabilité, mais l'IRIB a une responsabilité plus lourde. Il est nécessaire de faire un travail culturel. Nous sommes musulmans et intéressés par les concepts islamiques. Le gaspillage a été maintes fois interdit dans l'Islam mais malheureusement, nous en souffrons encore. Je crois que le travail doit commencer au niveau du gouvernement. J'ai lu dans vos rapports que le gouvernement envisage une consommation plus économique. C'est une nécessité. Prenez cette question au sérieux. Le gouvernement lui-même, est un très grand consommateur d'essence et de produits divers. Des économies dans votre consommation sont absolument nécessaires et importantes.
Faites aussi attention à la consommation de nos produits nationaux. Si vous décidez d'acheter quelque chose pour votre organisation ou votre ministère, essayez d'acheter un produit qui a été fabriqué à l'intérieur du pays. Insistez sur ce principe. Même un seul produit compte s'il est utilisé dans votre organisation ou votre ministère. Vous pouvez même prohiber la consommation de produits étrangers dans votre ministère. Je crois que de telles mesures peuvent vous aider.
Une autre question liée à l'économie de la résistance, est celle d'une économie fondée sur le savoir. Certaines personnes actives dans ces sociétés ont organisé une rencontre avec moi au cours du mois de Ramadan où nous avons discuté de certaines choses. Heureusement, de bonnes mesures ont été prises. Les sociétés et les activités économiques basées sur le savoir, représentent un chemin ouvert et prometteur. Bien sûr, les gens que j'ai rencontrés se sont plaints de certains problèmes. Je crois que les responsables de l'exécutif chargés de cette question, à la fois le ministère de l'Industrie, des Mines et du Commerce, et le ministère de la Science, de la Recherche et de la Technologie, doivent lui accorder une attention particulière et écouter et répondre aux critiques qui sont formulées. Le terrain est propice. Nous avons des gens de grand talent qui peuvent vous aider dans ce domaine. [2]

... Dans le domaine des questions économiques, l'un des amis a proposé l'idée de « l'économie d'attaque ». Je n'y avais pas pensé. S'il y a une définition académique et scientifique sur la notion de « l'économie d'attaque » - qu'il a proposée comme un complément pour « l'économie de résistance »- je suis tout à fait prêt à l'aborder. Ce à quoi nous avions déjà pensé, c'était « l'économie de résistance ». L'économie de résistance n'implique pas seulement le rejet de l'extérieur. Elle n'est pas une économie défensive et protectionniste, mais une économie qui permet à une nation de progresser et de se développer, même dans les conditions difficiles de pressions et de sanctions. C'est une idée et une exigence commune. En tant qu'étudiants, professeurs et économistes, vous devriez définir l'idée de l'économie de résistance avec un langage académique et en délimiter les cadres de façon à ce que le résultat soit une économie qui peut, même dans les conditions de pressions, de sanctions, d'hostilités et de fortes animosités, assurer le développement et la croissance du pays. [3]

... Nos universités, nos organisations gouvernementales et le peuple qui ont heureusement les capacités nécessaires en termes de connaissances et de moyens financiers, doivent identifier leurs responsabilités et s'en acquitter à ce stade sensible et historique. «L'économie de résistance» n'est pas un slogan. C'est une réalité. Notre pays fait des progrès. Nous apercevons des perspectives très prometteuses et très brillantes pour notre pays. Il est évident que l'accès à ces perspectives a ses propres défis. Certains de ces défis sont économiques et certains autres, politiques. Certains d'entre eux sont régionaux et d'autres, internationaux. Les pressions qui s'exercent sur nous sont un de ces défis. Nous sommes confrontés à des pressions politiques, des sanctions, une propagande hostile et d'autres modèles de pressions, mais en dépit de cela, il y a dans le pays, une ferme détermination à éliminer ces problèmes et à atteindre le point que nous nous sommes fixé. Ce sont les réalités de notre pays.
[...] Chacune et chacun de nous doit identifier et assumer ses responsabilités. L'économie est une des arènes dans lesquelles nous devons identifier et assumer nos responsabilités. Dans ce contexte, nous avons besoin d'une économie de résistance, c'est à dire un modèle d'économie accompagnée d'une résistance aux obstacles et à la méchanceté de nos ennemis. Je crois que votre travail dans les sociétés basées sur le savoir, est un des facteurs qui peuvent renforcer notre économie de résistance. Ces sociétés sont une des meilleures manifestations d'une économie de résistance et constituent un des éléments les plus efficaces d'une telle économie. Il est nécessaire d'assurer le suivi de cette question. [4]

... Une autre réalité est que si le pays résiste judicieusement aux pressions de l'ennemi - en particulier, aux sanctions et à d'autres tentatives similaires - non seulement leur technique se révèlera inefficace mais il leur sera aussi impossible de répéter de tels actes dans l'avenir. Nous sommes dans une phase passagère et une étape temporaire. Le pays va franchir cette étape. Leurs menaces et leurs sanctions ne bénéficient qu'aux Etats-Unis et au régime sioniste. Les autres gouvernements qui sont entrés dans l'arène l'ont fait par la contrainte ou sous certaines pressions, ou ils l'ont fait en apparence. Il est évident que la contrainte et les pressions ne peuvent pas continuer. Ce genre d'attitudes ne tient qu'un certain temps. La preuve est qu'ils ont été contraints de dispenser une vingtaine de pays de l'embargo sur le pétrole et de sanctions similaires, et les autres pays qui n'ont pas été exemptés, ne veulent pas coopérer et sont aussi désireux que nous le sommes sinon plus, de trouver une solution. Par conséquent, il est nécessaire de résister.
[...] Nous devons envisager les questions nationales dans cette perspective, c'est-à-dire avec dans la perspective de nos idéaux et des réalités encourageantes que nous avons devant nous. En ce qui concerne les réalités négatives dont certaines ne sont pas des réalités, nous ne devons pas faire d'erreurs ni sous-estimer le pouvoir de l'ennemi ni faire preuve de négligence. C'est une question essentielle. Travaillez sur cette question et essayez de trouver une solution, comme un mathématicien travaille sur un problème mathématique. Imaginez que vous êtes un mathématicien talentueux et que cette question est un problème de mathématique. C'est la manière dont vous devez affronter ces différentes questions. Heureusement, cet esprit existe dans les différentes organisations du pays et il est nécessaire d'examiner la question de l'économie à partir de ce point de vue.
Il y a quelques années, j'ai proposé l'idée « d'économie de résistance ». Tous ceux qui étaient au courant des différentes questions, pouvaient deviner que l'objectif de l'ennemi était de faire pression sur l'économie du pays. Leurs machinations montraient clairement qu'ils voulaient concentrer leurs efforts sur l'économie de notre pays. Notre économie est un objectif important pour eux. L'objectif de l'ennemi est notre économie, ils veulent freiner notre croissance, saper les efforts pour créer des emplois, perturber et mettre en péril notre bien-être national, créer des problèmes pour les gens, décourager les gens et les éloigner de la République islamique. Tel est l'objectif des pressions économiques de l'ennemi et cela était évident à ce moment-là. On pouvait aisément le comprendre.

Au premier jour de l'année 1386 [21 mars 2007], j'ai dit dans mon discours au mausolée de l'Imam Réza (AS), que les ennemis ciblaient notre économie. On peut supposer que les slogans annuels étaient les maillons d'une chaine pour constituer un système économique complet avec la réforme des normes de consommation, le rejet du gaspillage, l'intensification des efforts et du travail, la question du djihad économique et enfin le slogan de cette année sur le soutien à la production nationale, au travail et au capital iraniens. Mon but n'était pas d'inventer des slogans temporaires mais des slogans capables d'organiser le mouvement général du pays dans le domaine économique, et de nous aider à progresser. C'est le chemin que nous devons suivre.

La question de l'économie est une question importante. L'économie de résistance est importante. Bien sûr, une économie de résistance a certaines exigences. Charger le peuple de l'économie est une des exigences d'une économie de résistance. Les politiques qui ont été précisées à l'article 44 de la Constitution, peuvent encourager des réformes qui sont nécessaires. Bien sûr, certaines mesures ont déjà été prises mais il est nécessaire de faire plus d'efforts et de renforcer le secteur privé. Le secteur privé doit être encouragé à s'engager dans les activités économiques, notre système bancaire, les organisations gouvernementales et les organismes qui peuvent aider comme le Majlis et le Pouvoir judiciaire, doivent encourager les gens à entrer dans le domaine économique.
Diminuer notre dépendance au pétrole est une autre exigence de l'économie de résistance. Cette dépendance est un héritage maléfique qui nous a été transmis il y a cent ans. Si nous parvenons à faire usage de toutes les opportunités qui existent aujourd'hui pour remplacer le pétrole par d'autres activités économiques lucratives, nous aurons accompli le mouvement le plus important en ce qui concerne notre économie. Aujourd'hui, les industries et les entreprises productives de revenus, fondées sur la science et le développement technologique, peuvent combler cette lacune dans une large mesure. Il y a diverses capacités dans le pays qui peuvent être utilisés pour combler cette lacune. Nous devons concentrer nos efforts sur ce domaine et diminuer au maximum, notre dépendance au pétrole.
La gestion de la consommation, c'est-à-dire une consommation modérée et sans gaspillage, est un des piliers de l'économie de résistance. Nos organisations gouvernementales et privées ainsi que nos compatriotes et leurs familles doivent prêter attention à cette question. C'est un exemple de djihad. Aujourd'hui, une consommation modérée et le rejet du gaspillage sont sans aucun doute, des exemples de djihads contre l'ennemi. On peut même prétendre que cet acte aura la même récompense que le djihad dans la voie de Dieu.
Un autre aspect de la consommation modérée est la nécessité d'utiliser les produits de fabrication nationale. Toutes les organisations gouvernementales affiliées aux trois branches du gouvernement, doivent éviter de consommer des produits étrangers et nos compatriotes doivent également préférer les produits fabriqués à l'intérieur du pays aux célèbres marques étrangères. Certains d'ailleurs n'achètent des marques étrangères que par snobisme. Les gens eux-mêmes doivent éviter la consommation de produits étrangers.
Je crois que les plans axés sur l'économie de résistance sont réalisables. Le rationnement de l'essence qui a été mentionné lors de la réunion, a été un succès. Si nous n'avions pas mis en œuvre ce plan de rationnement d'essence, aujourd'hui, notre consommation d'essence aurait dépassé une centaine de millions de litres par jour. Ils [les gestionnaires du gouvernement] ont réussi à contrôler le taux de consommation. Aujourd'hui, notre consommation d'essence est à un très bon niveau. Les conditions doivent être telles que nous n'ayons plus du tout besoin des pays étrangers et heureusement, c'est le cas. Ils [les ennemis] avaient l'intention d'imposer des sanctions sur l'essence. L'économie de résistance a rendu inefficaces leurs sanctions dans ce domaine. Il en est de même pour tous les autres produits nécessaires dans le pays.
Le plan de redistribution des subventions gouvernementales a été également une mesure appropriée afin de façonner notre économie nationale. Ces mesures peuvent stimuler la production et l'emploi, et peuvent aussi augmenter le niveau de vie. Ce sont des facteurs qui peuvent stimuler notre production nationale et notre croissance économique, et renforcer le prestige de notre pays. En augmentant sa production, un pays peut atteindre un pouvoir réel et un haut rang au niveau international. Il est nécessaire de prendre ces mesures.
Il faut tirer le meilleur parti du temps, des ressources et des installations disponibles. Il faut tirer le meilleur parti du temps disponible. Heureusement, les projets qui d'habitude, exigeaient de nombreuses années pour être accomplis, sont actuellement achevés par certaines sociétés en moins de deux ans et en dix-huit mois, par exemple. Il est nécessaire de renforcer cela dans le pays.
Il est indispensable d'avancer en fonction de plans et de programmes. Des décisions brusques et des changements continus dans les réglementations sont des attitudes qui nuisent à l'économie de résistance ainsi qu'à la résistance nationale. Le pouvoir exécutif et le Majlis doivent tous deux, prêter attention à ce point et ne pas laisser nos politiques économiques être en proie à des changements inutiles. [5]

... Un des amis a annoncé qu'une institution estudiantine avait été formée pour mener des recherches sur l'économie et la résistance. C'est très intéressant. Des actions profondes comme celle-ci sont exactement ce que dont pays a besoin. Vous devez penser, étudier et faire des recherches. Vos recherches, même si elles ne seront pas bénéfiques ou favorables pour les organisations qui en sont chargées, seront certainement fructueuses pour vous-mêmes. La création de cet institut est très intéressante.
Un autre ami a indiqué qu'un centre de recherches avait été créé à l'Université de Technologie « Sharif » et a énuméré les domaines de recherches. Ce sont des travaux très importants. Cette motivation des jeunes étudiants et des intellectuels est très importante pour le pays. Bien entendu, certaines solutions proposées étaient très justes. Je sais que certains points qui ont été soulevés au sujet des questions économiques, sont les mêmes que ceux que nos responsables ont à l'esprit et sur lesquels ils travaillent, prennent des décisions et des mesures convenables, mais tout n'est pas signalé ou ne doit pas être signalé dans les médias. Quoi qu'il en soit, il ne faut pas penser que nos responsables sont indifférents aux questions économiques. [6]

... Aujourd'hui nous sommes confrontés à une pression mondiale. Il y un ennemi dans le monde qui aspire à réinstaurer son hégémonie satanique sur notre pays par le biais de la pression économique, des sanctions et de toutes autres tentatives que vous constatez aujourd'hui. C'est son but. Ce pays, avec tant de ressources naturelles, avec sa situation stratégique, avec toutes ses installations, était un jour sous le joug d'une superpuissance, d'abord les Anglais et puis les Américains, et en gros, un système, une entité et une empire de domination dont l'Amérique ne constitue qu'une partie. Ils dominaient le pays mais la Révolution les a chassés. Ils estiment rétablir leur domination sur ce pays et toutes leurs tentatives vont dans cette direction. La question de l'énergie nucléaire n'est qu'un prétexte pour eux. Ceux qui pensent que si nous arrivons à fermer le dossier nucléaire, tous nos problèmes seront résolus, ont tort dans leurs évaluations. La question de l'énergie nucléaire, tout comme la question des droits de l'homme et différentes autres questions, ne sont en effet qu'un prétexte. La vérité c'est qu'ils veulent exercer des pressions sur nous afin de nous mettre à genoux et de faire échouer la Révolution. À cet effet, l'une des tentatives importantes concerne les sanctions économiques. Ils disent qu'ils ne sont pas opposés à la nation iranienne, mais ils mentent ouvertement. Leur cible n'est en effet que la nation iranienne. Ils imposent des sanctions pour harceler la nation iranienne et la convaincre à penser que c'est à cause du gouvernement de la République islamique qu'elle subit les pressions économiques, pour qu'ensuite, la relation entre la nation et le gouvernement de la République islamique se rompe. C'est leur principal but. Bien entendu, ils ne connaissent pas encore assez bien la nation iranienne. Tout comme dans d'autres affaires, leurs calculs sont totalement erronés. Dans l'optique du système de domination, le grand péché de la nation iranienne est que celle-ci s'est libérée du joug des dominateurs. Ils veulent la châtier pour ce péché d'auto-libération du joug des dominateurs. Cette nation s'est libérée et a discerné le bon chemin. Leurs calculs sont essentiellement erronés et ils ne savent plus quoi faire et ne sont pas conscients de ce qu'ils font maintenant. Ils imposent quand-même des pressions et surtout des pressions économiques via des sanctions.

Il nous faut alors établir une véritable économie de résistance dans le pays. C'est le sens exact du travail d'entrepreneur d'aujourd'hui. Les amis ont à juste titre souligné que nous contournons les sanctions. Moi aussi, je l'affirme. La nation iranienne et les responsables du pays contournent les sanctions et vainquent ceux qui nous imposent ces sanctions. [...] Pourtant, les sanctions ne sont aucunement quelque chose de nouveau pour nous. Cela fait trente ans que nous subissons les sanctions. Mais la nation iranienne a effectués tous ces travaux et progrès sous les sanctions et cela prouve qu'ils ne peuvent rien faire. Il prouve d'autre part que nos responsables et fonctionnaires soucieux du progrès du pays doivent se sentir responsables et assumer la tâche de créer des emplois, augmenter la production, encourager les entreprenariats et donner de plus en plus d'essor à ces activités dans le pays qui s'est vraiment transformé aujourd'hui en une énorme entité de production. [7]

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Notes:
[1] Discours du Guide suprême au mausolée de l'Imam Réza (AS) à l'occasion du Nouvel An Iranien, le 21 Mars 2013.
[2] Discours du Guide suprême lors d'une réunion avec le Président et les membres du Cabinet, le 23 Août 2012.
[3] Discours du Guide suprême lors d'une réunion avec les étudiants, le 6 Août 2012.
[4] Discours du Guide suprême aux chercheurs et aux gestionnaires des sociétés fondées sur le savoir, le 29 Juillet 2012.
[5] Discours du Guide suprême aux représentants du gouvernement de la République islamique, le 24 Juillet 2012.
[6] Discours du Guide suprême lors d'une réunion avec les étudiants, le 10 Août 2011.
[7] Discours du Guide suprême lors d'une réunion avec un groupe d'entrepreneurs des domaines de la production, de l'industrie, des mines, de l'agriculture et de la santé, le 7 septembre 2010.