Discours du Guide suprême en réunion avec des représentants du gouvernement
07/07/2014

Ce qui suit est le texte intégral du discours prononcé le 7 juillet 2014 par l'Ayatollah Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, à une réunion avec des représentants du gouvernement. La réunion a eu lieu dans l'enceinte du Hosseinieh Imam Khomeiny au neuvième jour du mois sacré du Ramadan.

Au nom d'Allah, le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux

Louanges à Allah, Seigneur des Mondes, et paix et salut sur notre maître et prophète, Mohamad, et sa famille immaculée !

Tout d'abord, je vous souhaite à tous la bienvenue, frères et sœurs et responsables dévoués de la République islamique. C'est une très bonne réunion qui Insha Allah, sera remplie de bénédictions et d'orientations divines, et de la lumière de ce mois. Les déclarations de M. le Président [l'Hodjat-ul-Islam Hassan Rouhani] étaient bonnes, détaillées et complètes. J'espère que par la bénédiction de ce mois et les prières pures des croyants justes et pieux qui jeûnent, ce que les responsables du pays ont l'intention de faire, arrivera aux résultats souhaités.

Le mois de Ramadan a été décrit comme un mois béni car il est un moyen pour se libérer du feu de l'enfer et atteindre le paradis. Comme nous le lisons dans les prières du mois de Ramadan : « Ce mois est le mois de la libération de l'enfer et de l'obtention du paradis »[Iqbâl al-A'mâl, tome 1 page 90]. Le feu et l'enfer divins ainsi que le paradis et les bénédictions divines existent dans monde. Ce qui se passe dans l'Au-delà sera la manifestation concrète de ce qui existait dans ce monde : « En effet, l'enfer entoure les incroyants de tous les côtés » [Coran 9: 49]. L'enfer entourait les incroyants, les ennemis de la religion et les oppresseurs dans ce monde et dans cette vie. Il en est de même pour le paradis. Aller en enfer ou au paradis dépend de nous dans ce monde et la manifestation concrète, mystérieuse et réelle, sera réalisée dans l'Au-delà. Nous pouvons aller de l'enfer de la mauvaise conduite, de la rancœur et de la malveillance qui appartiennent à ce monde, vers le paradis des bonnes actions, des bonnes pensées, du bon comportement et de la bonne conduite. Ce chemin et ce voyage sont appelés « pénitence » et « repentir ». Ainsi, dans une prière, il est dit que le mois de ramadan « est le mois de la pénitence et du repentir » [Iqbâl al-A'mâl, tome 1 page 25]. C'est avec la pénitence et la repentance qu'on se libère de l'enfer et que l'on obtient le bonheur d'entrer au paradis.

L'une des bénédictions du mois de Ramadan est due aux prières de ce mois qui nous enseignent comment parler à Dieu, comment demander Son aide et comment faire attention à Lui. De plus, elles nous enseignent beaucoup de leçons sans égales dans les récits de morale. J'ai choisi deux prières de ce mois pour commencer mon discours. Le choix de ces deux prières a été fait en fonction de nos besoins. Aujourd'hui, en tant que responsables de notre cher pays et de la République islamique, nous avons besoin d'un travail sérieux et diligent, accompagné de pureté et de sincérité. Ces deux prières nous aident à progresser dans cette voie. Une prière est la prière du premier jour du mois de Ramadan dont j'ai choisi la partie qui dit : « Mon Dieu, place-nous parmi ceux qui font une action alors qu'ils l'ont voulue et ne nous place pas parmi ces pauvres gens qui souffrent de paresse et parmi ceux qui comptent sur autre chose que l'action » [Iqbâl al-A'mâl, tome 1, page 23]. La première phrase dit:  «Mon Dieu, place-nous parmi ceux qui font une action alors qu'ils l'ont voulue ». Cette action doit être voulue et bénéficier d'une intention préalable, et son objectif doit être déterminé à l'avance. La deuxième phrase dit : « Ne nous place pas parmi ces pauvres gens qui souffrent de paresse ». La paresse signifie l'inaction et l'oisiveté. Cette prière dit : « Mon Dieu, ne nous place pas parmi ces gens-là ». C'est ce que la prière nous enseigne. La troisième phrase dit : « et parmi ceux qui comptent sur autre chose que l'action ». C'est-à-dire « Ne nous place pas parmi ceux qui restent les bras croisés et passent leur temps à rêver, à bavarder et à tenir des discussions inutiles dans des réunions sans prendre aucune mesure ». C'est la leçon de cette prière. Au premier jour du mois de Ramadan, les croyants entrent dans cette fête divine dans cet esprit. C'est un des grands cadeaux de cette fête. Voilà pour la première prière.

La deuxième prière est celle que nous lisons chaque jour de ce mois et qui dit : « Et éloigne de moi la somnolence, la paresse, le découragement, la négligence, la rudesse, l'ignorance et la tromperie » [Iqbâl al-A'mâl, tome 1, page 26]. On demande à Dieu dans cette prière, de nous sauver de la somnolence, de la paresse et du manque d'enthousiasme, de la négligence dans notre travail, viennent ensuite la rudesse et la dureté du cœur, le manque de tolérance, l'ignorance et la confusion au sujet de notre position et de ce qui se passe autour nous. La dernière chose est d'être trompé. Nous demandons à Dieu de nous sauver de ces défauts. Remarquez bien les leçons de ces prières qui sont beaucoup plus importants pour les responsables chargés des affaires publiques que pour les gens ordinaires. Quand nous disons : « Mon Dieu, éloigne de nous la paresse, la rigidité et l'ignorance », nous faisons cette demande dans deux perspectives. L'une est personnelle. Nous faisons cette demande personnelle afin de ne pas faire d'erreur et d'éviter les problèmes. Une autre est celle qui dépend de nos responsabilités. Vous êtes comme un capitaine qui détermine le cap d'un navire ou comme le pilote d'un avion. La question n'est pas seulement une question personnelle. Vous êtes différent d'une personne qui est seule au volant et qui ne doit protéger que sa propre vie. Vous n'êtes pas seuls. Un groupe de gens est avec vous. Cela alourdit vos responsabilités et votre engagement sur les questions qui viennent d'être mentionnées.

Dans notre littérature religieuse, le mois de Ramadan est le mois de confrontation entre Satan et le comportement satanique d'une part, avec le bon comportement, l'obéissance à Dieu et Son adoration d'autre part. D'une part, on dit que Satan est enchaîné pendant le mois de Ramadan et d'autre part, on dit que le mois de Ramadan est le mois de l'obéissance et de l'adoration. Le mot le plus court et le plus significatif pour décrire ce mois est le mot « piété »: « Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété » [Coran 2: 183].La question est la question de la confrontation entre Satan et la piété. Le travail de Satan consiste à tenter. Que signifie la tentation sinon une perturbation dans notre système de calcul. C'est ce que fait Satan. Le point opposé est la piété. Satan cherche à vous séduire. C'est-à-dire, il essaie d'imposer dans notre esprit, notre nature et le système de calcul qui existe dans chaque être humain, qu'il faut cesser de travailler. Il veut nous faire commettre une erreur de calcul. Le travail de la piété est contraire : « Si vous craignez Dieu, Il vous accordera la faculté de discerner (entre le bien et le mal) » [Coran 8: 29]. La piété vous donne cette faculté de discernement et la conscience nécessaire pour distinguer la vérité du mensonge. Dans un autre verset saint, Dieu dit: « Et craignez Dieu (observez la piété). Alors Dieu vous enseigne » [Coran 2: 282]. La piété fait qu'Allah le Très-Haut, vous ouvrira les portes de la connaissance, de la conscience et de la sagesse.

Satan influe sur notre système de calcul par des menaces et des tentations. D'une part, il nous fait peur. Un verset de la sourate Ale Imran dit : « C'est Satan qui vous fait peur de ses adhérents. N'ayez donc pas peur d'eux. Mais ayez peur de Moi, si vous êtes croyants !» [Coran 3: 175]. Après la bataille d'Uhud, une rumeur se répandit disant que l'ennemi envisageait d'anéantir les musulmans qui allaient tout perdre. Le Saint Prophète (SAWA) dit : « Ceux d'entre vous qui ont été blessés à la bataille d'Uhud, doivent prendre leur épée et m'accompagner. Si aucun d'entre vous ne vient, j'irai seul ». Le Saint Prophète (SAWA) est parti. Ceux qui avaient été blessés dans la bataille d'Uhud ont pris leur épée et ont accompagné le Saint Prophète (SAWA). Dans une attaque surprise, ils ont battu l'ennemi qui était en embuscade près de Médine, avait répandu ces rumeurs et décidé d'attaquer, puis, ils sont retournés : « Ils revinrent donc avec un bienfait de la part de Dieu et une grâce. Nul mal ne les toucha » [Coran 3: 174]. Puis le Saint Coran dit: « C'est Satan qui vous fait peur de ses partisans ». Ainsi, l'une des choses que Satan fait est de provoquer la peur. « Satan vous fait craindre l'indigence » [Coran, 2: 268]. Il nous fait craindre la pauvreté. Selon une interprétation de ce saint verset, il s'agissait d'une menace. Satan nous tente et fait des promesses trompeuses : « Il (Satan) leur fait des promesses et leur donne de faux espoirs. Et Satan ne leur fait que des promesses trompeuses » [Coran 4: 120]. Il fait des promesses et réveille les désirs dans les cœurs. Il peint un avenir coloré, faux et imaginaire comme un mirage, dans l'esprit des croyants. « Et Satan ne leur fait que des promesses trompeuses ». Ses promesses sont creuses. Satan nous menace et nous tente. C'est aussi le comportement des États-Unis à notre époque, et le comportement des puissances arrogantes depuis toujours qui profèrent des menaces et nous tentent. Ces tentations ne sont pas seulement des tentations personnelles. Elles tentent également par des moyens généraux, promettant de faire ceci et cela mais ne le font pas et mentent. C'est ce que fait Satan.

Toutes les choses que Satan fait, ses promesses, ses menaces et ses tentations, ont pour but de troubler notre système de calcul et de nous pousser à faire de faux calculs. Lorsque notre système de calcul ne fonctionne plus, le travail est gâché. Faire de faux calculs est un des plus grands dangers qui menace parfois la vie de l'homme et parfois son destin car la puissance et les capacités de l'homme sont sous la domination de sa volonté et sa volonté est sous l'influence de son système de calcul. Si son système de calcul ne fonctionne pas correctement, sa volonté ira dans la mauvaise direction. Dans de telles circonstances, sa puissance et ses capacités se déplaceront dans la mauvaise direction. Nous devons faire attention. Comme je l'ai dit, pour une personne qui n'a pas de responsabilités, prendre soin de cette question a un certain sens, et pour vous et moi, qui avons des responsabilités, cela a un sens différent. Nous ne devons pas laisser les diables humains et les djinns perturber notre système de calcul. Nous devons prendre soin de ne pas nous laisser troubler dans les différentes questions. Le diable n'est pas seulement parmi les djinns. Il n'est pas seulement Iblis : « Ainsi, à chaque prophète avons-Nous assigné un ennemi : des diables d'entre les hommes et les djinns, qui s'inspirent trompeusement les uns aux autres des paroles enjolivées » [Coran 6: 112]. Les diables parmi les hommes et les djinns, s'entraident. Je tiens à souligner que l'une des erreurs dans nos calculs, est de nous borner aux facteurs visibles et matériels. Une des erreurs est d'ignorer les facteurs spirituels, les traditions divines, les choses invisibles dont Dieu nous a informées. C'est une des grandes erreurs à éviter. Dieu a dit : « Si vous aidez la cause d'Allah, Il vous aidera et raffermira vos pas »[Coran 47: 7]. Peut-on le dire d'une manière plus claire? Si vous avancez sur le chemin de Dieu et si vous aidez la religion de Dieu, Dieu vous aidera. C'est une chose sûre : « Vous ne trouverez pas de changement dans la tradition d'Allah » [Coran 33: 62].

Si vous travaillez pour la relance de la religion divine et si vous restez dans cette voie, Dieu vous aidera. Cela est dit dans le Saint Coran de façon très claire. C'est une promesse divine. Nous avons expérimenté cela dans la pratique. Vous devez savoir que cette époque de l'Histoire de la Révolution sera une des périodes historiques les plus importantes de l'Histoire pour les générations futures. Dans ce monde matérialiste dominé par les superpuissances, et ce monde d'hostilité généralisée envers l'Islam, les enseignements et les valeurs islamiques, un régime a été créé sur la base de l'Islam dans une région où les agents de ces puissances exerçaient plus d'influence que dans toute autre région du monde. Il s'agit d'un événement étrange. Vous et moi, nous nous y sommes habitués mais c'est exactement ce que dit le verset : « Si vous aidez la cause d'Allah, Il vous aidera et raffermira vos pas » [Coran 47: 7]. Vous ne souffrirez pas de l'affaiblissement dont nous avons souffert dans le passé. Le peuple iranien ne pas s'affaiblir ni renoncer à son idéologie malgré toutes ces pressions, ces complots, cette cruauté et tant d'injustice. C'est une des traditions divines.

Un verset du Saint Coran dit : « N'as-tu pas vu comment Dieu propose en parabole une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s'élançant dans le ciel ? Il donne à tout instant ses fruits, par la grâce de son Seigneur » [Coran 14: 24-25]. Une bonne parole, une bonne action et un acte pur faits pour Dieu l'emporteront sur tout, développeront ses racines, le rendront fort et fructueux. La République islamique est cette bonne parole qui a été conservée comme « le bel arbre » et s'est renforcée. Aujourd'hui, la République islamique en tant que système, gouvernement et entité politique, n'est pas comparable à ce qu'elle était il y a trente ans. Dans les deux versets suivants, Dieu dit : « Dieu affermit les croyants par une parole ferme, dans la vie présente et dans l'au-delà » [Coran 14: 27].

Il redonnera la même force et la même fermeté. Ces facteurs doivent être considérés et introduits dans nos calculs. Le bonheur, la misère, les progrès, le retard, la réussite et la défaite ne sont pas limités aux facteurs matériels courants dont les matérialistes tiennent compte et dans lesquels ils placent leurs espoirs. Des facteurs spirituels existent également à côté des facteurs matériels.

Ce que je veux dire dans cette partie de mon discours qui est la partie principale, est qu'aujourd'hui, nous ne devons pas faire une erreur de calcul. Vous ne devez pas laisser l'ennemi influencer vos calculs. Vous ne devez pas le laisser vous tenter. Vous ne devez pas vous laisser influencer par ses tentations ou ses menaces. Aujourd'hui, la bataille entre la République islamique et le front de l'Arrogance, qui a commencé avec la victoire de la Révolution et se poursuit avec la même force, est la même bataille que celle qui existait entre les prophètes et les diables de leur époque, parmi les hommes et les djinns. Nous cherchons à atteindre de nobles idéaux. Nous aspirons à la formation d'une communauté islamique, d'un gouvernement islamique, d'un pays islamique et d'une Ummah islamique. Nous aspirons à la réalisation des objectifs que les grands prophètes, les saints et les martyrs ont tous poursuivis. Les régimes sataniques de notre époque ont constitué un front et sont naturellement opposés à un tel mouvement. Ils créent des obstacles et profèrent des menaces. Malgré l'apparence trompeuse de ce front, sa splendeur superficielle et ses capacités matérielles, ce mouvement divin et prophétique suit son chemin, progresse, exerce une influence, s'étend et s'approfondit de jour en jour.

Aujourd'hui, ce que nous constatons dans le comportement de l'arrogance mondiale, confirme cette réalité. Son objectif est de créer des perturbations dans notre système de calcul. Dans d'autres domaines, l'arrogance a échoué totalement et dans les domaines importants, seuls deux facteurs importants étaient à la disposition du camp de l'arrogance : les menaces militaires et les sanctions. L'arrogance n'a pas d'autres possibilités. Les mains de l'arrogance sont vides en termes de pouvoir, d'argumentation, de logique et de capacités à prouver sa légitimité. Elle ne peut que proférer des menaces militaires - ce qu'elle fait constamment- et imposer des sanctions. Il y a deux remèdes à ces mesures. Les sanctions peuvent être neutralisées grâce à la diligence dans l'économie de résistance. Les points que le Président a fait remarquer aujourd'hui, avaient récemment été formulés et sont tout à fait justes. Des plans économiques doivent être élaborés, poursuivis et mis en œuvre avec l'hypothèse que les sanctions dureront. Imaginez que les sanctions ne seront aucunement levées. C'est ce qu'ils [les adversaires] pensent aussi. Eux aussi, disent que les sanctions ne seront pas réduites. Actuellement, ils ont commencé à dire que si un accord est obtenu sur la question nucléaire, cela ne signifie pas que toutes les sanctions seront levées et qu'il y a encore d'autres problèmes à résoudre. C'est ce que nous avons toujours dit. J'ai dit à plusieurs reprises à cette réunion et à d'autres réunions, que la question nucléaire n'est qu'un prétexte. Si la question nucléaire n'existait pas, ils auraient recours à d'autres prétextes comme les droits de l'homme ou les droits de la femme. Ils créent des problèmes et trouver des excuses n'est pas un travail exigeant. En outre, les appareils de propagande et l'empire médiatique sont entre leurs mains. Par conséquent, le remède à la question des sanctions est l'économie de résistance. Plus tard, je vais y revenir pour faire remarquer quelques points.

Quant à la menace militaire, aujourd'hui, il y a très peu de gens dans le monde qui prennent cette menace au sérieux. Bien sûr, les Américains disent que les Iraniens ne la prennent pas au sérieux mais ce n'est pas seulement nous qui ne la prenons pas au sérieux. Beaucoup de gens dans le monde, ne prennent pas cette menace au sérieux. Les observateurs internationaux ne croient pas que cette menace soit réelle car leur opinion et celle de ceux qui ont une conscience politique, est que s'il était économiquement possible pour les États-Unis, de lancer une attaque, ils n'hésiteraient pas un seul instant. Est-ce que le fait que certaines personnes soient tuées et qu'une crise survienne quelque part gêneraient les Américains ? Ces gens qui ont soutenu sans réserve un loup nommé Saddam pendant huit ans, qui ont tiré sur un avion de ligne en plein vol et sans aucune excuse, qui ont massacré et versé le sang de plusieurs centaines de civils dont des femmes et des enfants, auront-ils peur de tuer des gens ? Quelle manipulation qui a créé des crises et donné lieu à des soulèvements colorés comme ils disent, ces révolutions de couleur, n'est pas en rapport avec les puissances arrogantes dirigées par les États-Unis ? Ils créent des crises à l'intérieur des pays. Cela n'a aucune importance pour eux que ces crises conduisent aux massacres et aux guerres civiles. Ceux qui ont attaqué l'Afghanistan et l'Irak, ceux qui ont tué des centaines de milliers de personnes en Irak, ceux qui ont tué les gens un par un à Bagdad et dans d'autres villes d'Irak, sous le commandement des services de renseignement et des sociétés mercenaires et terroristes comme les Blackwater dont nous avons parlé une fois, ont-ils peur de tuer des gens ? Ont-ils peur que des gens perdent leur vie ? Se soucient-ils de telles choses ?

La question n'est pas qu'ils ne veulent pas [attaquer]. Ils disent constamment qu'Israël émet des menaces militaires et que les États-Unis sont contre. Pourquoi les États-Unis empêchent-ils Israël de faire la guerre si cette affirmation est vraie ? Est-ce qu'une attaque contre un pays et un certain nombre de personnes les gêne ? La réponse est non. La raison est qu'ils considèrent qu'une guerre n'est pas économiquement abordable. Je dis fermement qu'une attaque militaire contre la République islamique d'Iran n'est pour aucun pays, économiquement abordable. Aujourd'hui, les Américains critiquent eux-mêmes, leur attaque contre l'Irak. Le point important et remarquable, est qu'ils ne la critiquent pas parce que c'était un crime mais parce que cela n'était pas dans l'intérêt des États-Unis. Si cette guerre avait été à leur avantage, cela aurait été une bonne chose. Ils ne disent pas qu'ils ont fait une erreur en tuant des gens, en attaquant des personnes innocentes, en laissant leurs soldats défoncer la porte des maisons à coups de pieds, en les laissant tuer les femmes et les enfants aux yeux de tout le monde. Ils ne font jamais de telles déclarations.
À l'heure actuelle, leurs soldats souffrent de problèmes psychologiques à cause des crimes qu'ils ont commis mais ils ne le reconnaissent pas officiellement. Ils se contentent de dire que cette attaque n'a pas été rentable. L'ennemi a donc les mains vides dans le domaine des sanctions et des menaces militaires. « Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais croyants » [Coran 3: 139]. Si nous croyons en Dieu, l'ennemi ne peut rien faire. Maintenant qu'il ne peut rien faire ni exercer aucune influence dans ces domaines, quel est l'outil auquel l'ennemi peut recourir ? Cet outil est la création de perturbations dans notre système de calcul. Ils poursuivent cette tâche à travers la propagande, leurs activités politique et différents contacts. Ils savent que la République islamique est capable d'atteindre ses objectifs. De leur point de vue, la République islamique ne doit pas avoir ces objectifs. Si elle les a, elle peut y parvenir. Ils veulent donc nous faire renoncer à la volonté d'atteindre ces objectifs. Aujourd'hui, c'est ce que fait le monde de l'arrogance dirigé par les États-Unis. C'est cette « guerre douce » dont nous avons parlé il y a quelques années. D'autres personnes en ont aussi parlé et discuté, et ont écrit à ce sujet.

Ils ne peuvent pas changer nos calculs. Dès le premier jour, les calculs de la République islamique étaient fondés sur la rationalité et la logique, la confiance en Dieu et les lois de la création, la méfiance vis-à-vis de l'ennemi et l'effort pour le connaître. L'un des facteurs dans la confiance en Dieu et les lois de la création, était la confiance au peuple et la confiance en la foi, l'affection, la bonté, les motifs purs et l'honnêteté des gens dont notre magnanime imam Khomeiny était la manifestation, ainsi que la confiance en soi et en nos possibilités, le recours à l'action, le rejet de la paresse, la confiance en l'assistance divine, le sens des responsabilités et leur respect.

Dès le premier jour, ces éléments ont constitué la base et l'infrastructure idéologique de la République islamique. Consultez les déclarations de l'imam Khomeiny. Ses déclarations sont imprégnées de ces concepts et de ces enseignements sur le profit de l'expérience y compris la façon dont les pouvoirs arrogants se sont comportés envers les nations faibles, les efforts pour l'indépendance et la défense de l'indépendance. Que signifie l'indépendance ? Certaines personnes remettent en question l'essence et le sens de l'indépendance. L'indépendance signifie la liberté face aux volontés des étrangers et d'autres personnes. C'est le sens de l'indépendance. Un esprit raisonnable peut-il nier cela ? L'indépendance signifie que les gens doivent être en mesure de déterminer leur propre destin. Ce pays n'avait pas connu l'indépendance depuis de nombreuses années. La pseudo indépendance qui existait avait des raisons politiques et la plus grande partie du gouvernement et du pays était aux mains des étrangers. C'est eux qui décidaient. Il y avait des gens à l'intérieur du pays, plus ou moins attachés à eux, qui étaient obligés de les suivre. L'indépendance est le rejet de telles conditions.

L'arrogance est opposée à cette logique. Si quelqu'un pense que l'Islam les pousse à s'opposer à la République islamique, il doit savoir que ce n'est pas le cas. Ni l'Islam ni les pratiques et les obligations islamiques n'obligent personne à s'y opposer. L'Imam a dit dans un de ses discours : « Quand les Anglais ont occupé l'Irak dans la deuxième décennie du XXe siècle, un commandant anglais a entendu quelqu'un crier. Quelqu'un récitait l'azan à partir d'un minaret. Il a demandé ce que c'était. On lui a répondu que c'était l'appel à la prière. Il a demandé si cela était contraire aux intérêts anglais. Quelqu'un a répondu que non. Il a dit : « OK, pas de problème, qu'il dise ce qu'il veut ». Cet azan qui n'était pas contre lui et les « Allah-o Akbar » qui ne l'humiliaient pas, ne lui posaient aucun problème. La question n'est pas la celle de l'Islam et des obligations islamiques. Aujourd'hui, certains pays portent le nom « d'islamiques » et observent plus ou moins les obligations islamiques, mais leur pétrole, leurs richesses et leurs ressources vitales sont aux mains de l'arrogance. Les ennemis n'ont aucun problème avec ces pays au contraire, ils ont des relations amicales avec eux.

Récemment, j'ai lu quelque part qu'un expert américain a dit qu'une réconciliation entre l'Iran et les États-Unis était possible, mais qu'elle était impossible entre la République islamique et les États-Unis. Il a raison. Non seulement la réconciliation avec un Iran dirigé par la famille Pahlavi qui mettait tout à la disposition des Américains, était possible, mais elle était également nécessaire ainsi que d'autres choses encore plus importantes. Le problème est la République islamique qui proclame l'indépendance, la liberté, l'engagement à la foi islamique, le mouvement sur le chemin de l'Islam, le refus de céder aux caprices de l'ennemi et l'invitation à l'unité de l'Ummah islamique. C'est exactement le contraire de ce qu'ils veulent. Bien sûr, ils sont hostiles à un Iran de ce genre. C'est le point principal que je voulais vous faire remarquer. Nous ne devons pas oublier la confiance en soi, la foi et l'action. Nous ne devons pas faire preuve de paresse, de négligence, d'oisiveté et de désinvolture. Ce sont les leçons du mois de Ramadan.

Mon conseil est adressé à tous les fonctionnaires. Un survol sur la situation politique internationale et régionale nous montre que nous traversons actuellement une période sensible. Vous devez savoir que nous sommes à un véritable tournant historique. Si vous n'êtes pas forts, vous serez victimes des intimidations des États-Unis et de l'Occident, mais aussi d'une créature comme Saddam. Si vous n'êtes pas forts, vous serez victimes de leurs intimidations et de leur chantage. Vous devez être forts. Quels sont les éléments qui constituent notre force ? Comment pouvons-nous comprendre et accepter que nous sommes forts ? Ces éléments sont le moral, l'espoir, le travail acharné, la diligence, l'identification et l'élimination des failles économiques, culturelles et sécuritaires, la coopération entre les différentes organisations chargés des affaires et la coopération entre ces organisations et les citoyens. C'est un conseil qui s'adresse à tout le monde.

Le deuxième conseil est que vous devez travailler aussi dur que vous le pouvez et aussi longtemps que vous en avez l'occasion. Les occasions sont limitées. Nous sommes tous des individus qui avancent vers la mort. Nous avons peu de temps devant nous. Nous devons travailler aussi dur que possible et tant que nous sommes vivants. Vous ne devez pas dire qu'on ne nous permet pas de faire certaines choses. Ce n'est pas une déclaration admissible. Beaucoup de gens ont l'habitude de dire qu'on les empêche de travailler. Certaines personnes le répètent. Qu'est-ce que cela veut dire ? Vous avez des capacités et des ressources dans le Majlis, dans l'administration, dans la branche judiciaire, dans les forces armées et dans les différents secteurs affiliés à l'administration. Vous devez profiter de ces ressources et travailler autant que possible. Vous ne devez pas permettre qu'un seul moment soit gaspillé.

Le troisième conseil est que vous devez coordonner vos mouvements avec les principes de la Révolution, éviter les tumultes et contribuer à résoudre les problèmes du peuple. Le quatrième conseil est que vous devez accorder de l'importance à la convergence des efforts et à la convergence avec les autres branches du gouvernement. Je conseille toujours aux responsables des trois branches du gouvernement de tenir des réunions en commun. Beaucoup de problèmes sont résolus dans ces réunions conjointes entre le gouvernement et le Majlis, le pouvoir judiciaire et le gouvernement, et entre le pouvoir judiciaire et le Majlis. Ces rencontres et ces échanges conduisent à un consensus. Un autre conseil est la question du djihad dans la gestion qui s'adresse également à tout le monde.

Je tiens à faire un conseil à l'administration et à l'exécutif en particulier. Tout d'abord, tout le monde doit savoir que je soutiens l'administration, comme j'ai soutenu les administrations précédentes. Je fais confiance aux responsables de l'exécutif. Toutes les administrations en poste après la Révolution, ont été élues par le peuple et depuis que j'ai été chargé de la responsabilité du leadership, j'ai toujours soutenu ces administrations. Toutes les administrations ont eu des points forts et des points faibles. Il n'y a aucune administration qui puisse dire qu'elle n'avait que des points forts et aucun point faible. Et personne ne peut dire qu'elles n'avaient que des points faibles. Ce n'est pas le cas. Toutes les administrations sont une combinaison de points forts et de point faibles. Bien entendu, par rapport aux administrations précédentes, il est préférable de faire des critiques bien informées. Il n'est pas approprié de formuler ces critiques en public. Les critiques que nous faisons sur l'administration, doivent être équitables, respectueuses et bienveillantes. La critique ne signifie pas prendre quelqu'un en flagrant délit et lui créer des obstacles.

 Deuxièmement, je voudrais dire aux responsables de l'exécutif qu'ils doivent prendre l'économie de résistance au sérieux. L'honorable Président a dit qu'il le fera et d'autres responsables l'ont plus ou moins confirmé mais l'action est nécessaire. Il ne faut pas être « parmi ceux qui comptent sur autre chose que l'action » [Iqbâl al-A'mâl, tome 1, page 23].

Il ne faut pas agir lentement. L'économie de résistance vise plus particulièrement l'augmentation de la production nationale et le renforcement de l'économie nationale. Cela conduira à un essor économique accessible par la production et obtenu grâce à la concrétisation des capacités internes du pays. Cela n'est pas possible avec d'autres moyens.

Un conseil important sur la question de l'économie de résistance s'adresse directement aux banques. Les banques doivent jouer leur rôle et coordonner leurs activités avec les politiques de l'économie de résistance et les plans de l'administration dans ce domaine. Elles peuvent jouer leur rôle mais un rôle positif car elles peuvent jouer aussi un rôle négatif.

Je tiens à faire un conseil très important au secteur industriel. Les responsables de ce secteur doivent accroître leurs efforts et identifier les capacités. Il y a beaucoup de capacités dans le pays qu'ils doivent activer.

En ce qui concerne le secteur agricole qui a une importance vitale, il est nécessaire pour l'administration et les politiques gouvernementales, d'adopter des perspectives favorables pour le secteur agricole. Ces perspectives favorables existent partout dans le monde où le secteur agricole est pris en charge par le gouvernement. Les problèmes dans le domaine de l'agriculture, doivent être résolus. Les problèmes des agriculteurs et des éleveurs doivent être résolus. Parfois, nous recevons certaines plaintes à cet égard. Il est vraiment attristant que de tels problèmes existent encore.

Le troisième conseil à l'administration dont le slogan est la modération qui est un très bon slogan que nous confirmons, car nous condamnons l'extrémisme, est que vous ne devez pas laisser certaines personnes rejeter les orientations religieuses en abusant de ce slogan. Certaines personnes le font et je le vois sur la scène politique du pays. Certaines personnes tentent de marginaliser les orientations religieuses qui sont les premières à réagir devant le danger et à aider le gouvernement. Ils le font par le biais du slogan de la modération et de la prévention de l'extrémisme alors que ce sont ces orientations religieuses qui soutiennent l'administration lors des problèmes. L'Islam lui-même, est la manifestation de la modération : « (les croyants sont) durs envers les mécréants, mais miséricordieux entre eux » [Coran 48: 29], est un signe de modération et « Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous et qu'ils trouvent de la dureté en vous » [Coran 9: 123], est aussi un signe de modération. Conseiller le bien et déconseiller le mal est aussi une manifestation de la modération. La modération est envisageable dans ces différents cas. La modération ne signifie pas que nous empêchions les individus, les orientations et les groupes religieux d'exercer leurs responsabilités.

Un autre conseil s'adresse aux partis politiques et à la presse. J'ai un conseil pour les frères et les dirigeants des partis politiques et de la presse. Vous devez être prudents. Un environnement tumultueux n'est pas dans l'intérêt du pays. Certaines personnes ne doivent jouer ainsi avec les nerfs des gens. La sécurité psychologique est importante pour les gens. Il ne faut pas remplir l'atmosphère de tensions par des querelles et des divergences. Il ne faut pas non plus répéter les déclarations des ennemis. Je lis beaucoup de journaux tous les jours et je lis beaucoup d'autres choses. Parfois, certaines déclarations et certains titres dans les journaux, iraient mieux à tel ou tel journal américain et non-américain que nous recevons. Vous devez être prudents. Ce ne sont pas des attitudes appropriées.

Un sujet sensible de l'actualité est la question nucléaire. Les déclarations de l'honorable Président étaient tout à fait appropriées et correctes. L'autre côté des négociations nous a offert deux options, la mort ou la fièvre, pour nous forcer à accepter au moins la deuxième. Par exemple, sur la question de l'enrichissement, leur but était de pousser la République islamique à accepter 10.000 UTS. Ils ont commencé avec 500 et 1000 UTS pour proposer enfin environ 10000 UTS qui sera le produit des 10000 centrifugeuses que nous avons actuellement. C'est leur objectif. Les responsables nous ont dit que nous avions besoin d'environ 190 000 UTS. Peut-être que nous n'aurons pas besoin de ce taux d'UTS cette année ou même dans deux ou cinq ans, mais c'est un besoin réel du pays auquel il faut répondre. Les déclarations des Américains sur cette question sont illogiques. Tout pays a besoin de l'énergie nucléaire. Nous avons réussi à acquérir cette science et cette technologie par nos propres efforts et nos propres recherches, sans voler et sans collusion avec d'autres pays. Maintenant, ils insistent obstinément pour que nous ne possédions pas cette technologie. Pourquoi ? Pour quelles raisons ne devrions pas l'utiliser ? Ils disent qu'ils ont peur d'une bombe nucléaire. Tout d'abord, la non-prolifération a des propres moyens et c'est très bien. Deuxièmement, si quelqu'un est censé être préoccupé par la question des armes nucléaires, ce ne sont pas les États unis qui ont plusieurs milliers de têtes et de bombes nucléaires et qui s'en sont même servi dans le passé. Cela ne vous regarde pas du tout? Qui êtes-vous pour vous préoccuper de savoir si un pays aura ou non, accès à l'arme nucléaire ? Nous pouvons donner des garanties aux organisations chargées de ces affaires. Bien sûr, ces garanties ont déjà été données et nos positions sont claires. Peut-être, le savent-ils eux-mêmes aussi. L'essence même de leurs déclarations est illogique.

Nous avons confiance en notre équipe de négociation. Nous sommes sûrs qu'ils ne seront pas satisfaits d'une violation de nos droits et de la dignité du pays et de la nation. Nous sommes sûrs qu'ils ne permettront pas cela. La question de l'enrichissement est une question importante. En outre, la question de la recherche et du développement doivent recevoir également notre attention. Une autre question est la défense des organisations et des sites que l'ennemi ne peut détruire. Ils mettent l'accent sur Fordo qui n'est pas accessible et disent que nous ne devons pas avoir un site « qu'ils ne pourront pas détruire ou endommager ». N'est-ce pas ridicule ?

La dernière question est celle de la région et de l'Irak qui connait une fitna. In-cha-Allah, les religieux d'Irak parviendront à éteindre et à éliminer cette fitna. In-cha-Allah, de jour en jour, les nations de la région se développeront au niveau matériel et spirituel.

Mon Dieu, par la bénédiction de Mohamad (SAWA) et de sa famille (AS), fais que ce que nous avons dit et entendu serve Ta cause et Ton chemin. Accepte de nous ce que nous avons dit et entendu. Aide-nous à réussir à faire des efforts, à faire preuve de diligence et à effectuer sincèrement notre tâche. Par la bénédiction de Mohamad (SAWA) et de sa famille (AS), accorde-nous les moyens qui nous mèneront vers Ta satisfaction. Ne nous prive pas de Ta miséricorde et de Ton pardon en ce mois béni. Associe les âmes pures des martyrs et l'âme de notre magnanime Imam Khomeiny à celle de Tes saints. Mon Dieu, par la bénédiction de Mohamad (SAWA) et de sa famille (AS), place-nous parmi Tes serviteurs reconnaissants et patients.

Que les salutations soient sur vous et que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions vous accompagnent !