Islam politique

2016 août
Contrairement à ce que j'ai dit, certains voudraient priver complètement les mosquées des questions politiques et disent à ceux qui vont à la mosquée qu’ils ne doivent pas entrer dans les questions politiques et doivent se contenter de faire leur travail. Que signifie « faire leur travail » ? Cela signifie qu'ils doivent diriger les prières quotidiennes et quitter la mosquée. Cela ressemble au principe de la laïcité qui ne signifie pas l'absence de religion mais l’absence de la religion dans les affaires publiques. Dans la laïcité, le système social n'a rien à voir avec la religion. Dans les divers systèmes sociaux occidentaux ou orientaux, les individus peuvent bien sûr, établir une relation avec Dieu dans leur cœur et dans leurs actions. La laïcité signifie cela. C'est ce que veulent les ennemis. Le genre de religion à laquelle ils sont opposés et le genre de foi contre laquelle ils se battent, sont une religion et une foi qui conduisent à la création du gouvernement islamique et rendent puissant l'Islam. C'est à cela qu'ils s'opposent. Ils ont peur d’un islam puissant, qui a un système, un gouvernement, une armée, une politique, des forces armées et des capacités scientifiques et internationales. Ils ont peur de ce genre d'islam, sinon ils n'ont pas peur d'un islam sans pouvoir qui pourrait avoir un million de défenseurs, membres de tel ou tel parti et orientation, dans le pays ou dans le monde. Ils ne font rien contre ce genre d'islam. C'est un islam puissant auquel ils s’opposent, contre lequel ils font preuve d'hostilité et contre lequel ils ressentent de la rancune. Dans ces circonstances, devrions-nous priver l'islam de ses principaux centres – les  mosquées – et l’empêcher de traiter les questions sociales, politiques et d’avenir ? Ce serait faire une grande injustice aux mosquées. (Discours lors d’une rencontre avec les imams des prières collectives, 21 août 2016)
21/08/2016
mars
Le thème des chants panégyriques est l’éloge des meilleures créatures du monde, c’est-à-dire les Ahl-ul-Bayt (a.s). Par conséquent, ils ont une position et un statut élevé. C’est un don naturel du chant panégyrique. Cependant, en plus d’être l’éloge des meilleures créatures du monde, le chant panégyrique a un autre aspect. Voyez ce qu’un poète comme Debel Khozaï, a dit dans son ode « Madaris al-Ayat » pour laquelle il a été hautement loué par l’Imam Réza (a.s) qui lui a offert des vêtements et de l’argent en récompense. Ce poème remettait en cause l’essence et la philosophie des Abbassides, et les condamnait. En d’autres termes, c’était un poème politique et non une simple élégie. Bien sûr, l’élégie est nécessaire, mais les autres aspects étaient l’objet de l’attention des Imams (a.s). Il y avait les poèmes de Debel et de Komeyt et d’autres odes composées par les poètes de cette époque qu’ils récitaient ou que d’autres récitaient. Comme vous qui récitez des chants panégyriques, eux aussi - qu’ils soient poètes eux-mêmes ou non - les lisaient à voix haute. À cette époque, c’était un moyen de communication de masse. Aujourd’hui aussi, vous pouvez utiliser les moyens de communication de masse pour guider les gens. À mon avis, c’est une tâche fondamentale. (Discours lors d’une rencontre avec des animateurs de réunions religieuses, 30 mars 2016)
30/03/2016
mars
Un autre rempart de l'ennemi était la séparation entre la religion et l'État. On avait fait croire à tout le monde, que la religion ne devait pas se mêler de la politique, de la vie sociale et de l'ordre social. On l'avait fait croire à tout le monde. En plus de ceux qui n'avaient rien à voir avec la religion, des gens pieux, voire certains érudits musulmans, n'étaient pas convaincus que l'Islam puisse s'occuper des affaires politiques, alors que la naissance de l'Islam avait aussi été la naissance d'une approche politique. La première démarche du Prophète à Médine, avait été la création d'un gouvernement. Mais on avait développé cette idée dans les esprits, et on se servait de ce rempart contre le gouvernement, le pays et le peuple. La République islamique est venue et a détruit ce rempart. Aujourd'hui, nos jeunes et nos étudiants à l'université, font des recherches sur les affaires du pays du point de vue islamique et coranique, sans parler des érudits, des centres islamiques et d'autres secteurs. (Discours à l'occasion du Nouvel An Iranien, 21 Mars 2016)
21/03/2016
mars
Les gens sont la deuxième cible. De leur point de vue, les croyances du peuple devraient changer: sa croyance en l'Islam, en la Révolution, en l'Islam politique et la croyance qu’en dehors des responsabilités individuelles, l'Islam a aussi des responsabilités publiques, qu’il a également à établir un gouvernement, une société et une civilisation. Ils veulent faire croire aux gens le contraire. Ces croyances devraient être effacées de l'esprit des gens et les croyances opposées devraient les remplacer. Ils veulent changer la croyance en l'indépendance. Bien entendu, certaines personnes se comportent naïvement à ce sujet. Je vois parfois que dans certains journaux, ils considèrent ouvertement l'indépendance du pays comme une chose démodée et comme quelque chose du passé. Ils disent qu'aujourd'hui, l'indépendance des pays n'est plus significative. Qu'est-ce que cela implique? Cela implique qu'il y ait un pouvoir dans la carte de la géographie globale qui prend toutes les décisions et les autres agissent selon eux - comme une source de chaleur centrale. Ce pouvoir produit quelque chose et les autres le consomment. Ils sont en train de propager cette idée. C’est le sens de l'infiltration. Pourtant c'est quelque chose qui se fait actuellement. (Discours lors d'une réunion avec les membres de l'Assemblée d'experts, 10 mars 2016)
10/03/2016
mars
Une autre question heureusement respectée dans une grande mesure, parmi nos panégyristes à l’heure actuelle, est l’attention aux enjeux actuels. Aujourd’hui, dans différentes parties, vous avez entendu parler des « défenseurs des sanctuaires » [en Syrie et en Irak] et d’autres questions actuelles. Ce sont des questions très importantes et fondamentales. Nous ne devons pas penser que ces questions se situent en dehors du domaine religieux. Le Saint Prophète (SAWA), le maître de tous les êtres humains dans le monde, supérieur à toutes les créatures créées par Allah le Très-Haut, qui présenta la religion et l’Islam que nous cherchons à suivre, faisait beaucoup d’efforts quand il s’agissait de la politique de son pays qui était un petit pays à l’époque. Il ne se contentait pas d’enseigner les règles des prières quotidiennes, du jeûne, des invocations et des prières recommandées de la nuit. Pas du tout. Il rassemblait les gens dans la mosquée pour les inviter au djihad, à l’unité et à la perspicacité face à l’ennemi, qui sont des questions importantes pour nous aussi, à notre époque. Les questions contemporaines ne doivent pas être ignorées. (Discours lors d’une rencontre avec des animateurs de réunions religieuses, 30 mars 2016)
03/03/2016
2015 juillet
Que sont-ils donc les idéaux ? Parmi les points que j’ai notés ici en tant qu’idéal, il y a en premier lieu la mise en place de la société islamique, de la civilisation islamique ; c'est-à-dire la revivification de la pensée de l’Islam politique ; un certain nombre de gens ont essayé, depuis des siècles passés, d’écarter tant qu’il est possible, l’Islam du quotidien, de la politique, de la gouvernance de la société, et de le résumer en des affaires individuelles ; ils ont au fur et à mesure limité les affaires individuelles aux questions liées au cimetière, à la tombe et aux cérémonies de mariage et de telles choses ; non l’Islam a pour mission « que l’on lui obéisse, par la permission de Dieu » [Le sainte Coran, 4 : 64], cela ne concerne pas uniquement l’Islam, tous les messagers sont ainsi. Les religions divines sont descendues pour être appliquées au sein de la société, pour être réalisées véritablement dans la société ; cela doit se produire. C’est un des plus importants idéaux. (Discours lors d'une audience accordée aux étudiants, 11 juillet 2015)  
11/07/2015
mars
À mon avis, nous ne devrions pas du tout adopter une attitude passive à l'égard du phénomène de l'islamophobie. L’islamophobie existe. Certaines personnes sont en train d’effrayer les gens, les sociétés, les jeunes et les esprits de l'Islam. Qui sont ces personnes? Lorsque nous réfléchissons profondément sur cette question et quand nous pensons attentivement à ce sujet, nous voyons que c’est la même minorité de tyrans et d’individus cupides qui ont peur du gouvernement de l'Islam. Ils ont peur de l'islam politique. Ils ont peur de la présence de l'islam dans le cœur des sociétés. La raison de leur crainte est que l'islam nuit à leurs intérêts. En effet, l'islamophobie est une traduction de la peur et l'anxiété des puissances face à l'Islam. C’est la vérité de la question. (Discours lors d'une réunion avec les membres de l'Assemblée d'experts, 12 mars 2015)
12/03/2015
janvier
Cher jeunes, Votre présence dans les centres universitaires de différents pays vous procure l'occasion d'adopter une vision profonde et sage des événements et des phénomènes qui se déroulent dans le monde. Cela donnera ainsi à l'Iran de demain, la possibilité de bénéficier de scientifiques qui connaissent le monde et ont une perspective mondiale. Il faut savoir saisir ces opportunités. Être trompé est aussi nocif que de souffrir d'un manque de connaissances. Aujourd'hui, vous devez penser en particulier aux raisons des Occidentaux dans leur propagation de l'islamophobie et vous demander quel élément dans l'Islam politique qui est celui de l'Iran, a conduit les puissances hégémoniques, belliqueuses et arrogantes à s'y opposer de toutes leurs forces. Vous devez associez les connaissances et la réflexion, à la vertu et à la morale. Dans ce cas, rien ne sera plus avantageux pour le pays que votre présence. (Message à l'Union européenne des Associations d'étudiants musulmans, 23 Janvier 2015)  
23/01/2015
2004 janvier
Après un long sommeil et une période d'inactivité qui ont permis la domination politique et culturelle des puissances étrangères, et ont conduit les pays islamiques à mettre leurs ressources matérielles et humaines au service de la croissance et de la domination de leur ennemis, le monde de l'islam a enfin redécouvert son identité et formé un front contre les envahisseurs et les auteurs de ces délits. Un nouveau vent d'éveil islamique a soufflé dans le monde de l'islam et l'instauration pratique de l'islam est devenue une exigence sérieuse. La théorie de "l'Islam politique" préoccupe maintenant les intellectuels et des élites, et leur a ouvert des horizons lumineux et prometteurs. Avec le déclin des idéologies chaotiques importées comme le socialisme et le marxisme, et en particulier avec la révélation de la tromperie et de l'hypocrisie de la démocratie libérale occidentale, la nature de l'islam qui cherche la justice et la liberté, est devenue maintenant clairement visible et l'islam est devenu l'idéologie sans rival que recherchent les amoureux de la justice et de la liberté, les élites et les intellectuels. Un grand nombre de jeunes et de gens libres dans les pays islamiques, qui aspiraient à la mise en place de gouvernements fondée sur la justice islamique, ont convergé vers l'islam, se sont engagés dans un djihad politique, culturel et social, et promeuvent au sein de leurs sociétés, la volonté de résister aux pressions et à l'hégémonie des puissances arrogantes étrangères. (Message aux pèlerins de la Mecque, 28 janvier 2004)  
28/01/2004
janvier
Les sionistes tuent les civils, les enfants, les vieillards et les femmes, et détruisent les maisons des Palestiniens. En Irak, les forces américaines et britanniques attaquent et ouvrent le feu sur des manifestants sans défense sans aucun respect pour la vie privée ou publique des gens. Alors que la guerre fait encore rage dans ces pays, ils parlent d'autres aventures militaires dans d'autres parties du monde de l'islam. Ces comportements hystériques et méchants, plus que la confiance en soi ou un sentiment de pouvoir, provoquent chez eux, la nervosité et l'anxiété. Les ennemis peuvent sentir l'éveil islamique et le danger de la propagation de « l'Islam politique » et de l'émergence de la souveraineté de l'Islam. Ils tremblent à l'idée qu'un jour, les musulmans se soulèveront unanimement avec espoir. Ce jour-là, l'Ummah islamique, grâce à ses richesses naturelles et sa grande valeur culturelle et historique, grâce à son étendue géographique et sa forte population, ne permettra plus aux puissances arrogantes qui l'ont saignée pendant plus de 200 ans et ont anéanti son honneur et sa dignité, de poursuivre leurs hostilités. (Message aux pèlerins de la Mecque, 28 janvier 2004)
28/01/2004