« Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

Louange à Allah, Seigneur de l'univers, et paix et salutations à notre Maître Muhammad et à sa Lignée pure, et que Dieu maudisse tous leurs ennemis !

 

« Je souhaite vous expliquer cette vérité », a dit le Prophète Jésus (as) aux apôtres : « l’être humain ne doit pas se contenter d’une belle apparence alors que sa nature intérieure est malade ».  Par exemple, il n’est pas bon d’avoir un corps sain et beau en apparence, alors que sous les vêtements, on est malade, blessé ou sale. Il n’est pas approprié que le visage et l’apparence de quelqu'un vous semblent propres et qu’il vous semble en bonne santé, alors que lorsqu’il enlève ses vêtements, vous voyez que son corps est blessé, infecté ou autre. De même « Vous ne serez pas heureux si vous avez un corps sain mais un cœur pourri ». Si votre corps est en bonne santé, mais que Dieu nous en préserve, votre cœur est pourri, cela ne sera pas approprié car l’existence est une combinaison de votre apparence extérieure et de votre nature intérieure. Il ne suffit pas de fortifier l’apparence et le corps, et se désintéresser d’un cœur pourri. Vous devez fortifier votre nature intérieure. Vous devez vous occuper de votre cœur.

 

« De même, vous ne serez pas heureux si vous nettoyez votre peau alors que votre cœur reste impur ». Le prophète Jésus (as) a dit à ses apôtres qu'il ne suffit pas de s'occuper de sa peau alors que le cœur est impur et sale. Ensuite, il leur a dit : « Ne soyez pas comme un tamis ». Le mot arabe « al-monkhol » signifie un tamis qui laisse passer la farine fine et propre, mais retient les impuretés. Jésus (as) a demandé à ses apôtres de ne pas être comme un tamis. « C’est le cas si vous prononcez des propos sages, mais gardez les impuretés à l'intérieur de votre poitrine ». Il semble qu'il s'adresse à nous aujourd'hui. Jésus (as) dit à ses apôtres : « Vous dites de belles paroles comme le blé pur, mais les inimitiés, l'amertume, les pollutions et les impuretés restent dans votre cœur ».

 

« Oh serviteurs de ce monde, votre vie est comme une lampe qui éclaire les gens mais brûle à l'intérieur ». La lampe se consume à l'intérieur mais éclaire les autres (ses alentours). Eh bien, cela peut être pris comme un éloge, mais aussi comme une critique. En persan, nous disons que « telle personne brûle comme une bougie pour éclairer les autres ». Très bien, c'est un éloge de ce point de vue, qui signifie qu'ils supportent les difficultés pour éclairer les autres. Cependant, cette comparaison peut aussi être une critique, et c’est dans cette perspective que le Prophète Jésus (as) s'adresse à ses apôtres. Il dit qu'ils ne bénéficient pas de leur propre sagesse et de leurs propres efforts. Ici, il ne s’agit pas d'argent, de poste ou de titre, mais plutôt des bénéfices spirituels et moraux comme la transcendance, les vertus humaines et la proximité avec Dieu. Jésus dit aux apôtres qu'ils ne tirent pas profit de leur paroles alors que les autres en profitent.

 

Nous encourageons les jeunes à prier, à adorer Dieu et à emprunter le chemin de la pureté et de la spiritualité. Ils entrent même dans l'arène du Djihad et atteignent de hauts degrés spirituels alors que nous nous enfonçons dans notre propre bourbier, et restons prisonniers de nos chaînes. C'est très dangereux. Nous devons purifier nos intentions et ne pas simplement dire de belles paroles aux autres. Nous devons d'abord nous adresser à notre propre cœur.

J'ai lu dans la biographie du Cheikh Hassan Ali Ispahani Nokhodaki - notre concitoyen de Machhad qui a dit : « Je récitais plusieurs milliers de fois, de manière quotidienne, les noms de Dieu (dhikr) pour mon sombre cœur ». Ceci est vraiment une très bonne chose et c’est l'importance du dhikr. Il faut répéter ces supplications pour (éveiller) son propre cœur. Nos cœurs morts doivent réciter et répéter qu’ « Il n'y a de Dieu en dehors d’Allah » et « Je demande à Dieu de me pardonner ». C'est la première chose qui compte. Lorsqu'une personne lit le « Dua de Kumayl » pour une foule de gens, il ne faut pas qu’elle lise seulement pour les autres. Elle doit également lire pour elle-même. Certaines personnes ne lisent les do’as que pour les autres. C’est (parfois) ainsi. [Tohaf-ul-Oqul, p.393]