Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

Louange à Allah, Seigneur de l’univers, et paix et salutations à notre Maître et Prophète, Ab-al-Qassem al-Mustafa Muhammad, et à sa Lignée pure, immaculée et infaillible, en particulier celui qui représente le trésor d’Allah sur terre !

Vous êtes les bienvenus mes chers frères, sœurs et membres du Bassidj. Je voudrais également saluer les assemblées dans d’autres villes, qui écoutent ces propos et que nous voyons sur les écrans installés dans cette salle.

Il y a beaucoup à dire sur le Bassidj. En bref, le Bassidj est un héritage précieux que l’Imam Khomeiny a laissé au pays. L'Imam Khomeiny, le créateur et fondateur du Bassidj, a lui-même déclaré qu’il était fier d’être membre du Bassidj. Cela montre le statut important du Bassidj. Je présenterai quelques points sur ce que l'Imam Khomeiny a dit concernant le Bassidj.

Le premier point est que la logique du Bassidj est de rendre le pays le plus résistant possible face aux menaces et aux dangers. C’est la logique qui existe derrière cela. L'Imam Khomeiny, avec sa clairvoyance, a compris que pour rendre le pays, la nation et la Révolution invulnérables, une force volontaire, vaste et importante était nécessaire, car la Révolution appartient au peuple. Le pays appartient au peuple. C’est le peuple qui peut défendre son pays et sa révolution, plus que tout autre facteur ou élément, à condition que la voie lui soit tracée. C'est l'Imam Khomeiny qui a déterminé cette voie, (en fondant) le Bassidj. C’est la logique derrière [la formation] du Bassidj. Ainsi, l’objectif du Bassidj est de maximiser la résistance du pays contre toute forme de danger ou de menace. Cette logique a été la principale raison de la création du Bassidj. La même logique existe encore aujourd’hui, et est d’actualité. Aujourd’hui encore, la présence du Bassidj est nécessaire avec tous ses détails dont je parlerai brièvement, pour la défense matérielle et spirituelle de notre identité nationale, de la sécurité du pays et des intérêts du peuple. Les quelques 40 années d'expérience du Bassidj prouvent la justesse de cet objectif et montrent la clairvoyance et la perspicacité de l’Imam Khomeiny. Mes chers (amis) ! Il fut un temps où la présence du Bassidj était cruciale pour le pays, comme par exemple, lors de la Défense Sacrée. Si les forces du Bassidj n’avaient pas existé à cette époque, le résultat de la Défense sacrée aurait certainement été différent. L'histoire de la Défense Sacrée est une magnifique représentation de l'autorité du peuple sous la forme du Bassidj, dans ce pays. Il y a eu d’autres occasions également, mais je ne souhaite pas entrer dans les détails maintenant.

Le point suivant est que l’Imam Khomeiny a donné différentes descriptions du Bassidj. J'en ai choisi deux à partager avec vous. À un endroit, il a déclaré : « Le Bassidj est une armée sincère de Dieu » Une armée sincère de Dieu ! Faites attention aux mots. Dans un autre endroit, l’Imam Khomeiny a dit : « Le Bassidj est une école d’amour ». Mettons ces deux descriptions l’une à côté de l’autre. « Une armée sincère de Dieu » indique que le Bassidj est un combattant. Les armées sont utilisées pour le combat et la guerre. Alors, que signifie « être un combattant » ? Cela signifie avoir la force matérielle et physique, la détermination et le courage, et connaître les stratégies et les tactiques de guerre. Le Commandeur des Croyants [l’Imam Ali (as)] en est un exemple. Face à Amr ibn Abd-Wadd, il a montré sa force physique, son courage et son intrépidité, dans les stratagèmes qu'il a utilisés pendant la bataille. [Par exemple], il a dit à Amr ibn Abd-Wadd : « C'est vous et moi qui nous battons. Qui sont ces gens que vous avez amenés avec vous ? ». Quand Amr ibn Abd-Wadd tourna la tête [pour regarder à qui l'Imam Ali (as) faisait référence], le Commandeur des Croyants le frappa [avec son épée]. C'était un stratagème de guerre. C'était une tactique de guerre. Ainsi, « être un combattant » signifie avoir une force physique, morale et intellectuelle. Que signifie « l’armée sincère de Dieu » ? Cela signifie que cette réserve, magnifique et précieuse, n’est pas destinée à servir la puissance personnelle. A quoi servent les armées dans le monde ? Pourquoi se battent-elles ? Les membres du Bassidj se battent pour la cause de Dieu, et ils le font avec sincérité. C'est uniquement pour Dieu. C’est la manière de combattre du Bassidj. Cela montre leur puissance et à quel point ils sont « durs [à l’égard des incroyants] » (Coran 48 : 29).

D’un autre côté, c’est « une école d’amour ». Le Bassidj a donné son cœur. Cependant, cet amour n’est pas un amour sans but, mal orienté et lubrique. Cet amour prend la forme d'une école. Il est bien orienté et organisé. Qu'est-ce que cela signifie ? Cela signifie l’amour de Dieu, de la spiritualité, des gens et du [bon] chemin. Sur la direction dans laquelle il va, il (le Bassidj) se déplace avec amour. C’est ce qu’on entend par « une école d’amour ». Il [l’Imam Khomeiny] n’a pas dit que « le Bassidj était « un amour » mais « une école d’amour ». Il enseigne un amour sur un chemin précis.

Eh bien, ces descriptions n’étaient pas de purs propos rhétoriques ni de simples idées. Tout le monde a vu que ces choses étaient réelles, tant sur le champ de bataille que dans le domaine de l'amour. Nous avons tous vu ce qu’a fait le Bassidj. Sur le champ de bataille, des dizaines de milliers de combattants du Bassidj, sincères et souvent anonymes, ont accompli de grandes choses et ont joué un rôle central. Mes chers (amis) ! Vous ne vous souvenez pas de la guerre [entre l’Iran et l’Irak], mais des écrits sur cette période, sont parfois publiés. Lisez-les et voyez ce qu'ils [les combattants] ont fait, comment ils ont passé ces années, quelles étaient leurs intentions lorsqu'ils ont rejoint (le front), à quel point ils étaient déterminés lorsqu'ils sont passés à l'action et comment ils sont allés [en guerre]. Ils ont joué un rôle central. Bien sûr, le Bassidj avait aussi des sommets comme Soleimani, Sayyad Shirazi, Hemmat, Baba’i, Shiroudi, le martyr Hamedani et des centaines d'autres comme eux. Pas une seule personne comme eux, ne peut être trouvée dans les unités formées par les nations du monde entier. Leur sincérité, leur patience et leur courage [étaient uniques]. Tout le monde l’a vu. Tout le monde l'a remarqué. Nous avons vu la manière de combattre du Bassidj pendant la Défense Sacrée. Ceux qui étaient là, à cette époque, l’ont vu de près. Et ils étaient également présents dans les champs qui ont suivi. Vous n’avez pas connu la Défense Sacrée, mais vous avez vu les Défenseurs des Sanctuaires. Il y a eu d’autres domaines également où vous avez vu ce que fait le Bassidj. En matière d’altruisme, les services publics du Bassidj sont présents partout, dans le domaine de la construction et de la santé, dans les endroits frappés par des catastrophes naturelles, ainsi que dans les domaines de la science et de la recherche. C'est l'anniversaire du martyre de Fakhrizadeh qui était un membre du Bassidj comme Kazemi Ashtiani. Dans le domaine scientifique, ces hommes ont repoussé les frontières du savoir, dans le pays. Dans le domaine de la science et du savoir, certains ont également dépassé les frontières internationales moyennes. Un travail important a été réalisé dans le domaine de la clarification et de la compréhension [par le Bassidj]. Ainsi, ce que l’Imam Khomeiny a décrit comme « une armée sincère de Dieu » et « une école d’amour », était clairement visible dans la pratique et sur le terrain. Nous l'avons tous vu.

Le troisième point est que le Bassidj en plus d’être une organisation, est aussi une culture et un état d'esprit. Par conséquent, quiconque accepte cette culture, suit cette voie et adopte cet état d’esprit est un membre du Bassidj, qu’il soit ou non inscrit dans cette organisation. Cela inclut un grand nombre d’Iraniens même s’ils ne sont aucunement mentionnés au sein de l’organisation du Bassidj. Quelle est cette culture ? La culture du Bassidj repose sur le fait qu'il s'agit d'une organisation bénévole, où les gens sont engagés et ont un sens des responsabilités. Ils ne sont pas indifférents aux enjeux actuels du pays, ni aux enjeux futurs. Être révolutionnaire, apprécier la valeur de la Révolution et comprendre le sens de la Révolution font tous partie de la culture du Bassidj. Respecter la loi, être discipliné et ne pas enfreindre les normes font partie de la culture du Bassidj. C'est la culture du Bassidj. Un membre du Bassidj peut s’opposer à une question, à une réalité ou à un individu, et il n’y a rien de mal à cela, mais il ne viole jamais les normes. Comme je l’ai déjà mentionné, il ne partage jamais le côté de l’ennemi.

La culture du Bassidj consiste à éviter de se montrer et de se vanter. Cela signifie éviter de faire des activités superficielles qui ne sont que du spectacle. Si un membre du Bassidj montre quelque chose, c'est quelque chose de significatif et de factuel. Il y a un sens et une vérité derrière ce qui est affiché. Un membre du Bassidj ne fait pas quelque chose pour se montrer. Il s’efforce de faire un travail réel. Je ne sais pas si vous avez prêté attention ou non, au rapport présenté par l'honorable commandant du Bassidj. Il y avait beaucoup d’informations dans ce qu’il a dit, qui sont justes. Ce sont de véritables réalisations.

La culture du Bassidj exige la compassion vis-à-vis des faibles, la sévérité face à l’oppresseur et la fourniture de services à tout le monde. Lorsqu'il y a eu une inondation dans le pays, les membres du Bassidj marchaient dans la boue jusqu'aux genoux, pour nettoyer les maisons inondées. Ils n’ont pas demandé aux propriétaires de ces maisons quels étaient leur nom, leur religion, leur origine ethnique ou leurs positions politiques. Ils n’ont rien demandé et sont allés fournir des services. Peu importe qui étaient ces gens. Ces choses sont importantes.

La culture du Bassidj est contraire à l’orgueil et à la vanité. C'est la culture du Bassidj. Selon leur situation, les gens acquièrent parfois une certaine position et une certaine réputation. Cela va à l’encontre de la culture du Bassidj. Etre orgueilleux, vaniteux et penser que nous sommes supérieurs lorsque nous voyons d’autres personnes nous montrer du respect, scander des slogans en notre faveur, nous pousser à aller de l’avant ou nous féliciter, sont contraires à l’esprit du Bassidj. Dans la « Supplication Makarim al-Akhlaq » [sur les traits des bienfaisants], l'Imam Sadjad (as) dit : « (Mon Dieu) Ne m'élève même pas d'un seul degré devant les gens sans m'abaisser à mes propres yeux » (Sahifa Sajdadiyah, supplication n°20). Peu importe à quel rang vous pouvez vous élever aux yeux des autres, considérez-vous (toujours) comme petits. Ne devenez pas orgueilleux.

Il est loin de la culture du Bassidj de penser que tout le monde nous est redevable, de penser que la Révolution, le pays, le gouvernement, le peuple, nos voisins, nos amis et nos connaissances nous sont tous redevables et que nous ne leur devons rien. Un membre du Bassidj n’a pas le sentiment que les autres lui doivent quelque chose. Il croit que c'est son devoir de faire ces choses. Un membre du Bassidj pense à son devoir et cherchent à remplir ses devoirs. Il ne profite pas des avantages de l’organisation et considère les possibilités que l’organisation lui donne comme les manifestations d’une confiance qui lui est faite. Un membre du Bassidj préserve cette confiance en toute modestie, et est digne de confiance.

Ce sont des leçons pour nous. Lorsque l’Imam Khomeiny disait : « Je suis fier d’être membre du Bassidj », c’est qu’il possédait lui-même toutes ces caractéristiques. Les caractéristiques que nous venons de mentionner étaient incarnées en lui. Il a toujours senti qu'il était redevable aux autres, il s'est toujours considéré comme faible et a toujours considéré les autres comme supérieurs à lui-même. L'Imam Khomeiny considérait les jeunes qui venaient lui baiser la main en versant des larmes, comme supérieurs à lui. D’après ma connaissance de l’Imam et ce que j’ai observé chez lui, sa vie n’était pas consacrée à se servir, à servir son titre, son autorité ou son leadership, ne serait-ce même qu’un instant.

Le point suivant qui est le quatrième point et qui est très important, est la manière dont le Bassidj s’étend au-delà des nations et des frontières. Cela aussi se retrouve dans les paroles de l’Imam Khomeiny. Lorsqu’il parlait des « noyaux internationaux de résistance », il parlait du Bassidj. Il ne s’agit pas de notre Bassidj. C’est leur propre Bassidj, mais l’esprit est le même. Ces noyaux internationaux de résistance sont désormais constitués. Vous en voyez des exemples dans notre région. « Attendez de voir les résultats finaux, car ce que vous voyez maintenant n’est que le début » (poème récité du Divan d’Anvari). Vous pouvez voir que ces groupes de résistance évoqués par l’Imam Khomeiny, sont désormais en train de déterminer le sort de cette région. Les noyaux de résistance déterminent le sort de notre région et un exemple est l’opération Déluge d’Al-Aqsa, dont je parlerai dans la suite.

Il y a quelques années, lors des événements au Liban, les États-Unis ont déclaré qu'ils cherchaient à construire « un nouveau Moyen-Orient ». Le « Moyen-Orient » fait référence à l’Asie de l’Ouest. L’Occident, les Européens et leurs partisans aiment tout mesurer par rapport à l’Europe, ce qui est proche de l’Europe est le Proche-Orient, ce qui est au milieu est le Moyen-Orient et ce qui est loin de l’Europe est l’Extrême-Orient. Autrement dit, le critère de base est [selon eux] l'Europe. C’est l’une des mauvaises choses qu’ils ont faites et d’autres ont suivi leurs traces et utilisent également ces termes. [Il faut donc dire] l'Asie de l’Ouest. Ils disaient vouloir dresser une nouvelle carte de cette région qu’ils appelaient « le Moyen-Orient ». C’était le « Nouveau Moyen-Orient ». Autrement dit, ils voulaient concevoir une nouvelle carte géopolitique. Sur quoi était-elle basée ? Elle était basée sur la satisfaction des besoins et des intérêts illégitimes des États-Unis. Cependant, ce qu’ils voulaient et recherchaient n’a pas eu lieu. L’un des objectifs de leur nouvelle carte était l’élimination du Hezbollah. Après la guerre des 33 jours, le Hezbollah est devenu dix fois plus fort. Maintenant, je dis dix fois pour être prudent, mais ils sont devenus beaucoup plus forts que cela. Ils [les États-Unis] voulaient prendre l’Irak, mais ils ont échoué. L'histoire de l'Irak est très étrange. Le plan des États-Unis était d’établir un gouvernement américain en Irak. Ils ont mis un général américain (Jay Garner) aux commandes. Lorsqu'ils se sont rendu compte que les choses n'allaient pas bien avec le général américain, ils l'ont mis de côté et ont nommé un civil américain (Paul Bremer) à la tête de l'Irak. Un Américain devait être le président ou le roi du pays d’Irak ! Lorsqu’ils ont réalisé que cela ne fonctionnait pas, ils ont désigné un Irakien (Ghazi Mashal Ajil al-Yawar) pour travailler pour eux. Cela n’a pas fonctionné non plus jusqu’à aujourd’hui. Aujourd’hui, les noyaux de résistance en Irak, s’impliquent dans la question palestinienne et le gouvernement irakien adopte une position ferme. Ainsi, ce que les Américains appelaient le « Nouveau Moyen-Orient » est exactement le contraire de ce qu’il est aujourd’hui. Ils voulaient engloutir l’Irak d’un seul coup, mais ils n’y sont pas parvenus. Cela ne s’est pas produit. Ils voulaient prendre le contrôle de la Syrie. Ils ont utilisé leurs agents mandatés comme Daech et le Front Al-Nosra, pour attaquer le gouvernement syrien. Pendant une dizaine d’années, ils les ont continuellement utilisés et soutenus, leur ont donné de l’argent et les ont équipés, mais cela n’a pas fonctionné.

Ils ont échoué. Ils ont complètement échoué dans leur tentative de créer le « nouveau Moyen-Orient » qu’ils recherchaient. L’une des composantes de ce [nouveau] Moyen-Orient était de mettre fin à la question palestinienne, en faveur du régime usurpateur, afin qu’il ne reste plus rien du nom de la Palestine. Ils sont également revenus sur le plan perfide des « deux États » qu’ils avaient précédemment approuvé. Ils ne pouvaient pas le faire. Cela ne s’est pas produit. Maintenant, voyez à quel point la situation en Palestine est différente aujourd’hui, par rapport à il y a 20 ans ! Voyez à quoi ressemblait la Palestine il y a 20 ans, et à quoi elle ressemble aujourd’hui. Voyez à quoi ressemblait le Hamas il y a 20 ans, et à quoi il ressemble aujourd’hui. La carte géopolitique de la région subit une transformation fondamentale, mais pas au bénéfice des États-Unis. Elle est à l’avantage du Front de Résistance. La carte géopolitique de l’Asie de l’Ouest a changé en faveur de la Résistance. La Résistance a gagné. L'Imam Khomeiny l'avait bien compris. Il avait correctement compris ce qui se passait. Les noyaux de la Résistance ont su changer la direction du mouvement en leur faveur.

Cette nouvelle carte à certaines caractéristiques, dont je vais parler en partie. Cette nouvelle carte qui règne progressivement sur cette région, présente plusieurs caractéristiques. Sa première caractéristique est la « désaméricanisation ». Qu’est-ce que la « désaméricanisation » ? Cela signifie le rejet de l’hégémonie américaine dans la région. Cela ne signifie pas rompre les liens politiques avec les États-Unis. Nous ne nous attendons pas et n’imaginons pas que les gouvernements de la région rompent leurs relations politiques avec les États-Unis. Non, ils entretiennent des relations politiques et économiques avec tout le monde. Ils entretiennent également des relations avec les États-Unis mais l’hégémonie américaine s’affaiblit de jour en jour. Ce que les États-Unis voulaient obtenir dans certains pays – au sujet du pétrole, de l’armement et des relations diverses - disparaît progressivement. Une grande partie a déjà disparu et continuera à diminuer encore davantage. Les États-Unis mènent depuis de nombreuses années, une politique de domination de la région. Le principal moyen d’établir cette politique était de soutenir le régime sioniste, de renforcer autant que possible son pouvoir et d’encourager d’autres pays à établir des relations avec lui.

Bien sûr, c'est une vieille politique. Cela remonte à plusieurs décennies. Ils ont intensifié cette politique il y a une ou deux décennies. Ils se sont attaqués à l’Afghanistan et à l’Irak, et ont voulu prendre le contrôle de ces pays en les occupant, mais ils ont échoué. Aujourd’hui, la politique et l’orientation dans cette région, est une politique de « désaméricanisation ». L’un des signes clairs [de la « désaméricanisation » de la région] qui est sous nos yeux aujourd’hui, est l’opération Déluge d’Al-Aqsa. Oui, l’opération Déluge d’Al-Aqsa est dirigée contre le régime sioniste, mais cet événement historique est aussi un acte de désaméricanisation. L’opération Déluge d’Al-Aqsa a été un événement historique au vrai sens du terme, qui a réussi à changer la donne dans la politique américaine dans la région, et si Dieu le veut, si ce déluge continue, éliminera cette politique. Ainsi, l’une des caractéristiques des changements intervenus sur la carte géopolitique de la région, est le début de la désaméricanisation. Certains pays qui étaient entièrement soumis à la politique américaine, sont désormais en désaccord avec les États-Unis, comme vous pouvez le constater et en entendre parler, et cela va continuer.

Une autre caractéristique est que les divisions, factices et imposées, qu’ils avaient créées dans la région, ont été bouleversées. Les divisions entre Arabes et non-Arabes, Chiites et Sunnites, et le mythe du Croissant Chiite – le danger d’une propagation des Chiites dans la région, propos absurde qu’ils avaient évoqué – ont tous été démentis. Qui a le plus aidé les Palestiniens avant et pendant le Déluge d’Al-Aqsa ? Les chiites l’ont fait – les chiites libanais, les chiites irakiens, les chiites arabes et les chiites non arabes. Ces divisons ont été bouleversées et au lieu de ces divisions imposées, un nouveau partage a fini par prévaloir dans la région, entre « la résistance ou la soumission ». Cette division est importante dans la région, aujourd’hui. Que signifie « résistance » ? La « résistance » signifie refuser de se soumettre à la coercition, à l’avidité et aux ingérences des États-Unis. C'est le sens de la résistance. Aujourd’hui, certains résistent à 100 pour cent, d’autres à 80 pour cent et d’autres encore à 50 pour cent. Le mouvement de Résistance est aujourd’hui, un mouvement évident dans la région. Le contraire est la « soumission » qui signifie la honte et l’humiliation des nations et des gouvernements.

La résolution de la question palestinienne est une autre caractéristique de la nouvelle carte de notre région. Par la grâce de Dieu, la question palestinienne est sur le point d’être résolue. Que voulons-nous dire lorsque nous parlons de « résolution de la question palestinienne » ? Cela signifie l’établissement de la souveraineté palestinienne sur toutes les terres palestiniennes. Nous avons présenté notre proposition qui consiste en un référendum auquel tous les Palestiniens pourraient participer. Bien sûr, les occupants n'ont aucun droit, mais les Palestiniens eux-mêmes, qu'ils soient sur la terre palestinienne ou dans les pays voisins de la Palestine, à l'intérieur des camps ou ailleurs, où qu'ils soient – c’est le cas de plusieurs millions de Palestiniens - pourront tous donnent leur avis. Un référendum est une logique civilisée, acceptable et appropriée pour l’administration de la Palestine. Maintenant, certains diront que le régime sioniste n’acceptera pas notre proposition. Oui, nous savons qu’ils ne l’accepteront pas, mais ils n’auront pas le choix. Ce n'est pas à eux de décider. Parfois, un gouvernement ou un pays n’aime pas quelque chose, mais cela lui est imposé. Il n’a pas le choix. Si cette question est résolue, et si Dieu le veut, si les noyaux de la Résistance poursuivent sérieusement ce qu’ils recherchent, avec volonté et détermination, cela se produira. Cela ne fait aucun doute.

Par conséquent, la résolution de la question palestinienne est l’une des caractéristiques que verra, si Dieu le veut, la nouvelle Asie de l’Ouest. Lorsque certains porte-parole du monde parlent des opinions de la République islamique concernant la région, ils prétendent que l’Iran dit que les Juifs et les sionistes doivent être jetés à la mer. Non, c’est quelque chose que d’autres ou certains Arabes avaient déjà déclaré. Mais nous n’avons jamais dit cela. Nous ne jetons personne à la mer. Nous disons de laisser le peuple [palestinien] décider. Le gouvernement qui sera établi à partir des votes du peuple palestinien, décidera au sujet des personnes qui s'y trouvent et de celles qui ont émigré d'autres pays. Il pourrait leur dire qu’ils peuvent tous rester en Palestine. J’ai visité quelques pays africains lorsque j’étais président. Lorsque les Britanniques dirigeaient ces pays, ils [les Africains] se sont battus contre eux et ont remporté la victoire. Les autochtones ont réussi à vaincre les Britanniques, mais ils ont quand même laissé ces mêmes Britanniques rester dans leur pays. Ils pensaient que c’était la bonne chose à faire et les ont laissés y rester. Les Palestiniens pourraient aussi décider de les laisser rester. Ils demanderont peut-être que certaines personnes partent ou que tout le monde (les occupants) doit partir. C'est leur choix. Nous ne donnons jamais d'avis à ce sujet. Voilà donc à propos de cette question.

Je voudrais dire quelques mots sur le Déluge d’Al-Aqsa. Cet événement important et sans précédent a rapproché les objectifs, a raccourci le chemin pour atteindre ces objectifs et l’a rendu plus facile. Une grande tâche a été accomplie. Le régime sioniste qui avait perdu tout contrôle sur lui-même, a voulu éteindre le feu de cette opération en bombardant les hôpitaux, les écoles, les civils et les enfants. Il ne pouvait pas et ne pourra pas [arrêter ce déluge]. Ce déluge ne disparaîtra pas avec ces crimes. Le régime sioniste n’a atteint aucun de ses objectifs. Vous lisez cela dans les journaux et dans la presse, je ne vais donc pas le répéter. Il a attaqué les gens par énervement et colère, mais cela n’a servi à rien et ne servira à rien. Au contraire, cela les a encore plus déshonorés.

Les actes barbares commis par le régime sioniste, ses actes impitoyables, ont non seulement déshonoré le régime sioniste lui-même, mais ont également déshonoré les États-Unis. Non seulement ils ont déshonoré les États-Unis et certains pays européens célèbres, mais ils ont également déshonoré la civilisation et la culture occidentales. La culture et la civilisation occidentales font que lorsque 5 000 enfants sont assassinés par des bombes au phosphore, le chef d’état d’un certain pays occidental se lève et dit qu’Israël se « défend » ! Est-ce de la légitime défense ? La culture occidentale est de cette nature. La culture occidentale a été déshonorée dans cet événement. Ces tragédies qui ont eu lieu au cours des 50 derniers jours, sont un résumé des crimes que le régime sioniste commet en Palestine depuis 75 ans. Ce qu'il fait maintenant, est un résumé de ses actions. Il a fait cela tout au long de ces années : massacrer des gens, les chasser de leurs maisons et détruire les maisons [des Palestiniens]. Où les colonies ont-elles été construites ? Où les colonies sionistes ont-elles été construites ? Il (le régime sioniste) a détruit des maisons et les terres agricoles palestiniennes, et y a construit des colonies sionistes. Si quelqu’un leur a tenu tête, ils l’ont obligé à se taire. Si c’était des enfants, ils les ont tués ainsi que les femmes. C’est ce qu’ils font depuis 75 ans. Nous croyons, si Dieu le veut, que le feu du Déluge d'Al-Aqsa ne peut être éteint, et ils doivent savoir que grâce à la puissance et la volonté de Dieu, la situation changera.

Eh bien, mon discours est terminé, mais je veux maintenant donner quelques recommandations au Bassidj. Ces recommandations s’adressent à la fois à l’organisation du Bassidj et à ses membres. Ma première recommandation est d’accroître votre connaissance et celle des autres. La perspicacité est une question très importante.

Mon autre recommandation est de prendre en main l’initiative sur les questions importantes. Ne jouez pas dans le camp de l’ennemi. Si nous faisons preuve de perspicacité, nous comprendrons les complots de l’ennemi dans ces situations, et n’agirons pas selon leurs plans. En d’autres termes, nous ne jouerons pas dans le camp de l’ennemi.

Ma recommandation suivante est de ne jamais perdre l’espoir en l’avenir et de ne pas se laisser tenter. La raison évidente pour laquelle la jeunesse d’aujourd’hui devrait toujours rester optimiste, est que même si le pays a continuellement été soumis à des sanctions et à un embargo économique, au cours des 40 dernières années, il a quand même fait de grands progrès. Nous avons réalisé des progrès remarquables non seulement dans le domaine de l'armement, que tout le monde a vus à la télévision, mais aussi dans d’autres domaines nationaux comme les services et la création d'installations sociales pour différents groupes, les communications, la science, la technologie et la production. Ces réalisations ont été réalisées alors que l’ennemi pensait avoir fermé toutes les portes de notre progrès. Le commerce a été interdit [par eux], les exportations ont été interdites et de nombreuses importations ont été interdites. Mais le pays a progressé malgré ces conditions. Alors, reste-t-il de la place pour le désespoir dans un pays qui progresse ainsi ? Vous êtes capables de tout faire. Vous avez la capacité de faire des avancées cent fois supérieures à celles que nous avons déjà faites, à condition que vous soyez présents et actifs dans ces domaines. Vous pouvez faire des progrès si vous travaillez, et c’est ce que vous faites.

Ma recommandation suivante est d’éviter l’orgueil. Comme je l’ai mentionné, il ne faut pas être orgueilleux ni penser que nous sommes si bons et tellement aimés, que nous sommes de si bons « Bassidjis » et qu’on nous loue tellement. Ce que l'Imam et d’autres ont dit ne doit pas vous rendre orgueilleux. Vous devriez remercier Dieu de vous avoir donné l'honneur de devenir membre du Bassidj et Lui demander de ne pas vous retirer cette bénédiction.

Mon autre recommandation est de ne jamais vous sentir impuissants ou incapables de faire de grandes choses. Si nous sommes confrontés à une tâche que nous ne pouvons pas accomplir mais que nous faisons des efforts et sommes patients, cela deviendra certainement possible et sera fait. Lorsque nous sommes confrontés à des tâches qui nous semblent pour le moment, impossibles, la solution est de faire des efforts, d'avoir suffisamment de patience et d'éviter tout comportement précipité. Nous pouvons certainement accomplir n’importe quelle grande tâche. Vous ne devez jamais vous sentir incapables.

Ma recommandation suivante comme je l'ai mentionné précédemment, est d’éviter d'afficher ou de mettre en valeur des travaux dénués de sens. Oui, les choses peuvent être présentées et exposées, cela ne pose aucun problème et parfois c'est nécessaire, mais seulement quand il s'agit de quelque chose qui a un sens et un but.

Ma recommandation au sujet des attributs et de cette position qui vous ont été donnés – c'est-à-dire être un Bassidji – sont des dépôts qui vous ont été donnés par Dieu. Vous devez être reconnaissants et loyaux, et bien protéger ce don qui vous a été confié.

Ma recommandation suivante est d’éviter les fausses divisions. Des divisions existent toujours dans un pays. Il y a les partisans de telle ou telle personne, les partisans d’une idée et les partisans d’une autre idée. Quelle importance (ont ces divergences) ? Les gens qui acceptent vos croyances, vos principes, votre religion, votre Révolution, la Velayat-e Faqih [la tutelle du juriste islamique] et les choses de ce genre sont vos frères, même si vous avez des opinions différentes. Certaines déclarations que nous voyons dans les médias sociaux sont l’une des choses dont il faut se plaindre. Certains se disent des choses méchantes et se disputent pour des sujets sans valeur. Évitez cela. Vous, qui êtes Bassidjis, ne faites pas cela.

Ma dernière recommandation est d’employer des concepteurs et des planificateurs, en plus des forces opérationnelles. La planification, la réflexion et la conception sont nécessaires, avant le courage et la bravoure. Avancez avec sagesse. Mon dernier mot est votre confiance en Dieu, Tout-Puissant : « Quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffira » (Coran 65 : 3). Que Dieu vous protège tous, in-cha-Allah.

Avec mes salutations et que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions vous accompagnent !