Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers et paix et salutations à notre Maître et Prophète, Ab-al-Qassem Al-Mustafa Muhammad, et à sa Lignée pure, immaculée et élue, en particulier celui qui représente le Trésor d’Allah sur Terre !

C’est aujourd'hui, l'anniversaire d'une naissance unique à la fois à cause du lieu de l’évènement et à cause de l'enfant qui est né – le lieu de naissance et celui qui est né. Le lieu de naissance était la Kaaba. Dans toute l'histoire, qui d'autre connaissons-nous qui soit né dans la Maison de Dieu – dans la Kaaba elle-même ? Celui qui y est né était Ali al-Murtaza (paix sur lui), dont je dirai quelques mots. Ainsi, à cause de la naissance de cette personnalité, le 13 Rajab est un jour exceptionnel et unique.

De plus, c’est aussi aujourd'hui, l'anniversaire de notre cher et grand martyr – le Martyr Soleimani. Grâce à Dieu, beaucoup a été dit et écrit sur lui. Ayant été personnellement témoin de sa vie et de ses activités de près, je souhaite dire quelques mots sur ce martyr bien-aimé. Soleimani était un homme de foi, de sincérité et d'action. C'était trois de ses caractéristiques déterminantes. Il était un homme de foi. Cela signifie qu'il croyait au travail qu'il accomplissait, il croyait du fond du cœur au but pour lequel il luttait, et il croyait en Dieu et en l’assistance divine. Il était un homme de foi. Il était [aussi] un homme de sincérité. Il ne travaillait pas pour la renommée et les louanges, ni pour obtenir une notoriété parmi les gens. Il luttait et travaillait uniquement pour Dieu, Tout-Puissant, avec un dévouement total à sa mission. Il était aussi un homme d'action. Certains sont très bons et comprennent beaucoup de choses, mais on ne voit pas d'action de leur part. Sur le chemin qu'ils se sont tracé – que ce soit dans leur esprit ou dans leurs paroles – on ne trouve aucune trace d'engagement. Le Martyr Soleimani par contre, était un homme d'action. Partout où il sentait que sa présence était nécessaire, il était là, que ce soit pour protéger et guider le mouvement révolutionnaire à Kerman, pour affronter les agresseurs tyranniques dans cette région, dans les Force d’Al-Qods, pour défendre les Mausolées ou combattre Daech. Il était un homme d'action à la fois dans le domaine militaire et aussi dans les domaines politiques et éducatifs. Son travail n'a jamais été confiné aux seules obligations militaires. Bien que nous le considérions comme une figure militaire, le Martyr Soleimani était un élément efficace, précieux et dans certains cas, sans égal, dans les questions politiques les plus sensibles et critiques de la région.

Il était aussi un homme d'action dans l’éducation. Ceux qui étaient sous son commandement, les jeunes qui l'ont rejoint et ceux qui ont combattu à ses côtés, ont appris de nombreuses leçons de lui. Il les a éduqués et formés. C'était un être humain, complet et multidimensionnel, de notre époque.

Il y a seulement quelques jours, ceux qui portent encore le poids de son sang ont proféré quelques absurdités à son sujet. Ils ont fait des déclarations insensées sur le Martyr Soleimani. Mais le Martyr Soleimani avait déjà réfuté leurs allégations par ses actions et ses actes, durant sa vie bénie. Grâce à Dieu et au grand dam de l'ennemi, son lieu de sépulture devient plus sacré et plus vénéré, chaque année. Regardez la commémoration de cette année. D'après ce que j'ai vu à la télévision, un nombre considérable de personnes sont venues de loin, certaines même d'autres pays, et ont marché et voyagé jusqu'à son lieu de sépulture pour lui rendre hommage. C'était un homme de foi, de sincérité et d'action.

En plus du Martyr Soleimani, nous honorons d'autres martyrs bien-aimés dans cette assemblée aujourd'hui, dont certaines de leur famille sont présentes ici avec nous, des martyrs des domaines militaires, des martyrs de la communauté scientifique et des martyrs parmi nos concitoyens qui ont rejoint les martyrs de la Guerre des 12 Jours. Concernant ceux que je connaissais personnellement, je peux témoigner que toute leur vie était dédiée au djihad et que c'est tout ce à quoi ils pensaient. Ils n'ont jamais fait de pause ni hésité sur le chemin de Dieu. Ils ont travaillé sans relâche et aspiraient au martyre. Le martyre était leur rêve. Tant les martyrs militaires que les martyrs des milieux scientifiques – dont je connaissais certains personnellement – aimaient le martyre et l'attendaient. Ce rassemblement est une façon de rendre hommage, d'honorer et de respecter ces chers martyrs dont les noms resteront éternellement dans l'histoire. Nous devons utiliser leurs noms bénis comme une force pour avancer à travers l'histoire.

Quant aux sujets que je souhaite aborder aujourd'hui, j'aimerais brièvement mentionner deux ou trois points. Premièrement, je dirai quelques mots sur le Commandeur des Croyants [l'Imam Ali (AS)]. Ensuite, suivra une discussion sur un facteur pivot dans la confrontation entre la vérité et le mensonge – un facteur dont vous devez être conscients à la fois à l'époque de l'Imam Ali et de nos jours. Enfin, nous examinerons les événements récents. Je dirai quelques mots sur ce qui s'est passé la semaine dernière et les rassemblements populaires.

Concernant le Commandeur des Croyants, ce qui a été dit et écrit sur lui, à travers l'histoire – dans la littérature et dans les hadiths – est si vaste et abondant que je doute qu'une telle richesse de discours et d'éloges existe pour quelqu’un d’autre. Même parmi les non-musulmans et les non-chiites, de grands érudits et intellectuels ont écrit des livres sur lui. Le commentaire du Nahj-ul-Balaghah d'Ibn Abi al-Hadid est une œuvre large et étendue, qui comprend de nombreux volumes. Il existe d’autres nombreux commentaires du Nahj-ul-Balaghah, des commentaires des paroles prononcées par l'Imam Ali (AS), des commentaires de sa lettre à Malik Ashtar, et des biographies de l'Imam Ali, dans l'histoire et la littérature. Le volume est tel que, comme je l'ai dit, il est impossible de trouver quelqu'un comme lui. Maintenant, parmi toutes les vertus que le Commandeur des Croyants (AS) possédait, j'ai choisi deux qualités, où il se situe au sommet et dont nous avons besoin aujourd'hui, pour en parler brièvement. La première est que l'Imam Ali (AS) est un exemple du summum de la justice. La seconde est qu'il est un exemple du summum de la piété. Justice et piété.

Aujourd'hui, la République islamique a besoin à la fois de justice et de piété. Comparée au passé, la République islamique a progressé dans ces deux domaines. Cependant, nous sommes encore à une certaine distance de ce qui est attendu. Nous devons prendre l'Imam Ali (AS) comme modèle et avancer sur cette voie, vers ce sommet.

Quand nous disons que le Commandeur des Croyants se situait au sommet en termes de justice, et était au niveau le plus élevé de la justice, il faut voir comment il a exactement mis en œuvre cette justice. Il l'a mise en œuvre de différentes manières. Parfois, à certains moments, il appliquait la justice avec ses mains bienveillantes et son service envers les faibles, les orphelins et les familles sans soutien. À d'autres moments, il administrait la justice avec son Zulfiqar (son épée). C'est-à-dire, exactement l'inverse, en utilisant son épée à double tranchant qui a été louée à travers l'histoire, plus que toute autre arme. A d'autres moments, il mettait en œuvre la justice avec ses discours éloquents et sa sagesse. Il utilisait des expressions qui dépassaient le niveau [moyen] de la littérature arabe dont un exemple est le Nahj-ul-Balaghah. C'est ainsi qu'il parlait de la justice. Il écrivait des lettres à ses gouverneurs et dirigeants provinciaux, et ces lettres sont des leçons de justice. Quand on examine la lettre de l'Imam Ali à Malik Ashtar, son décret à Malik Ashtar qui est incorrectement appelé un « pacte » – ce n'était pas un pacte mais un commandement pour gouverner – on la trouve remplie de concepts qui tournent principalement autour de la justice et visent à établir une société juste. C'est ainsi qu'il faisait avancer la justice aux différents moments. Il le faisait avec bonté, rigueur divine et zèle religieux, et en recourant à un discours éloquent, à la sagesse et à la clarification. L'origine du djihad de clarification est le Commandeur des Croyants (AS).

Quant à la piété, comment la pratiquait-il ? Parfois, il pratiquait la piété dans le mihrab dans ses actes d'adoration dont même les anges étaient envieux. Les actes d'adoration de l'Imam Ali – ses prières, ses invocations et ses conversations avec Dieu – laissaient les anges dans l'émerveillement. À d'autres moments, il pratiquait la piété en recourant à la patience et au silence, pour préserver l'unité des musulmans. Ce fut l'une des manifestations les plus significatives de sa piété. Il existait un droit qui était le sien et auquel il avait droit, mais qui lui fut enlevé. Le Commandeur des Croyants aurait pu reprendre ce droit en utilisant l'épée, mais s'il l'avait fait, cela aurait entraîné une division parmi les musulmans. Afin d’empêcher les discordes, il a fait preuve de patience, est resté silencieux et a coopéré (avec le pouvoir). On dit parfois que l'Imam Ali (AS) est resté chez lui pendant 25 ans. Non, le Commandeur des Croyants ne faisait pas que rester chez lui, il était sur la scène, il était dans l'arène, commandant, guidant et donnant des directives aux califes de l'époque et au peuple. En d'autres termes, il a démontré sa piété par sa patience et son silence. C'est cela la piété. La piété, c'est quand une personne voit son droit être confisqué, mais reste silencieuse pour un intérêt supérieur. Nous, nous ne pouvons tolérer de rester silencieux. Si nos droits sont enfreints, nous avons l'impression que le monde s'écroule et nous ne montrons aucune retenue. [Mais] cette noble figure a fait preuve de retenue. Dans certains cas, sa piété s'est manifestée par sa fermeté face à des événements dangereux, comme lors de la Laylat al-Mabit lorsqu’il dormit à la place du Prophète malgré la quasi-certitude qu'il serait tué cette nuit-là. Il a montré sa piété lors de [la bataille de] Uhud, lorsqu'il a résisté. Il a fait preuve de piété à Hunayn, lorsqu'il est resté ferme, et il a fait preuve de piété à Khaybar, lorsqu'il a paralysé l'ennemi. Il était à l'avant-garde dans la majorité des batailles du Prophète qui furent des manifestations de piété [aussi]. La piété n'est pas réservée aux prières et à l’adoration dans le mihrab. La piété se manifeste aussi sur le champ de bataille. Elle soutient une personne, la protège et la pousse en avant. Ainsi, l'Imam Ali (AS) a toujours tenu fermement face à l'ennemi.

La justice de l'Imam Ali et sa piété sont deux de ses caractéristiques. Aujourd'hui, nous avons besoin à la fois de justice et de piété dans notre pays et dans notre société. Nous avons besoin que les gens soient pieux et les responsables du pays particulièrement, doivent être pieux. C'est ce dont nous avons besoin, et cela doit être pleinement réalisé. Grâce à Dieu, dans une mesure considérable, nous pouvons observer des cas où les actions sont menées avec piété, mais cela doit se généraliser. Cet Imam dont nous mentionnons le nom avec affection, dont nous chérissons la mémoire, dont nous prononçons le nom et dont nous récitons les louanges, avait ces caractéristiques. C'est ainsi qu'il se comportait dans les questions de justice et dans les questions de piété.

Tout au long de ces mille et quelques années, les chiites n'ont pas eu l'opportunité de mettre en œuvre la justice que l'Imam Ali (AS) a montrée dans la société, parce qu'ils n’avaient pas de gouvernement. Mais aujourd'hui, cette excuse n'existe plus et il n'y a plus aucun prétexte [pour ne pas instaurer la justice]. Aujourd'hui, le gouvernement est islamique. C'est un gouvernement basé sur le modèle de gouvernance de l'Imam Ali. C'est un gouvernement basé sur la Wilayah [direction divine]. Aujourd'hui, nous devons rechercher la justice. La justice est la question la plus obligatoire et la plus haute priorité dans la gestion d’une société. C'est quelque chose que vous devez poursuivre. Cependant, il existe des facteurs qui entravent notre piété. Parfois nous avons peur et parfois nous doutons de nos propres principes. Parfois nous montrons [une] considération [excessive] pour les relations, et parfois nous montrons [une] attention [excessive] à l'ennemi. Cela doit être mis de côté. Ces choses ne devraient pas exister. Nous devons avancer vers un programme qui respecte la justice et répand la piété sans considérations [inutiles]. Voilà en ce qui concernait le Commandeur des Croyants.

Comme je l'ai mentionné, il y a un point concernant le Commandeur des Croyants (AS) qui doit également être pris en compte aujourd'hui, dans notre société, notre gouvernement et le système islamique. Ce point est le suivant. Le Commandeur des Croyants [Imam Ali (AS)] n'a jamais été vaincu dans aucun conflit militaire, pas une seule fois. Il était le vainqueur et la force dominante dans chaque bataille – même à [la bataille de] Uhud ! À [la bataille de] Uhud, les autres ont fui, mais le Commandeur des Croyants a résisté. Son courage et sa fermeté – avec un ou deux autres compagnons du Prophète – ont compensé la fuite de ces faibles qui avaient succombé à la peur. Dans toutes les batailles menées par le Prophète – un événement similaire s'est produit à la bataille de Hunayn et ailleurs – le Commandeur des Croyants a été victorieux. Durant la période de son califat, il y a eu trois guerres. Dans les trois guerres, l'Imam Ali (paix sur lui) a été victorieux. Il a également été victorieux à [la bataille de] Siffin. À Siffin, l'histoire pouvait changer définitivement. Si Malik Ashtar avait pu atteindre ce point [final], qu'il était sur le point d'atteindre, l'histoire aurait changé. Mais il est revenu sur l’ordre de l'Imam Ali (AS).

Le problème qui existait à l'époque, existe encore aujourd'hui. Ils ont réussi à empêcher le Commandeur des Croyants, qui n'avait jamais été vaincu dans aucun conflit militaire, d'atteindre ses objectifs dans de nombreux cas. Ils trouvaient un moyen. Aujourd'hui, nous appelons cette méthode la « guerre d’influence ». La guerre d’influence. Certains pensent que ce genre de méthodes – calomnies, tromperies, actes de malveillance et infiltrations – datent de l'époque actuelle. Non, les mêmes tactiques étaient utilisées à l'époque du Commandeur des Croyants. La question est entre les mains du peuple. Le Wali (représentant) de Dieu, ne peut rien faire sans l'aide du peuple.

« C'est Lui qui vous a aidés de Son secours, ainsi que de celui des croyants » (Coran 8:62)

Face au courage, à la puissance et à la volonté de fer de l'Imam Ali, l'ennemi n'avait d'autre choix que de tromper ceux qui l'entouraient. Dans la bataille de Siffin, ils ont fait cela en élevant des Corans sur la pointe des lances. De telles choses se sont produites après, aussi. De telles choses ont également eu lieu à l'époque de l'Imam Hassan (AS). C'est ce qu’on appelle la guerre d’influence. Qu'est-ce que la guerre d’influence ? Cela signifie le recours à la tromperie, aux mensonges, à la calomnie, aux tentations et aux raisonnements fallacieux, pour faire vaciller les gens sur le chemin qu'ils suivent et semer le doute en eux. C'est la guerre d’influence. Ce genre de guerre est actuellement en cours. Elle est menée aujourd'hui aussi. Le but de la guerre d’influence est de faire perdre aux gens leurs motivations – les gens qui sont actifs et prêts à lutter et à travailler - L'ennemi cible ces personnes pour leur faire perdre leurs motivations, renoncer à leurs espoirs, se décourager et avoir des doutes. L’ennemi entre sur le terrain avec les outils de la guerre d’influence pour faire cela. Ils l'ont fait à cette époque et à l'époque du Commandeur des Croyants [Imam Ali (AS)], et les détails ont été largement consignés dans l'histoire. Des gens allaient dans les villes et les villages, attaquaient les gens et les opprimaient. Ensuite, quelqu'un répandait la rumeur que les auteurs (de ces crimes) avaient été envoyés par Ali. Ils semaient le doute dans l'esprit des gens. La même chose se produit exactement aujourd'hui. La nation iranienne a démontré, ces derniers jours, que dans les situations difficiles, partout où sa présence est nécessaire, elle résiste avec fermeté. C'est une caractéristique de la nation iranienne, et elle n'est pas réservée à un groupe spécial ou à un cercle spécifique. Les gens se tiennent fermement là où ils doivent le faire et aident les autres quand l'aide est nécessaire. Ils crient des slogans quand ils le doivent, et ils font perdre tout espoir à l'ennemi quand ils le doivent. Ce genre de motivation inquiète l'ennemi, [alors] ils essaient de diminuer et d'affaiblir cette motivation chez les gens, en recourant à diverses ruses.

L'un des outils de la guerre d’influence utilisé aujourd'hui par l'ennemi – et par certaines personnes malveillantes ou ignorantes – consiste à ne pas parler des réalisations, des points positifs et des capacités de cette nation. Ils nient les capacités de cette nation. C'est une grande nation. Elle peut accomplir de grandes choses et elle le fait. La nation accomplit de grandes choses aujourd'hui. Si une nation ignore ses capacités et son potentiel, et si elle perd la foi en son progrès, cette nation sera humiliée. Une fois qu'une nation se sent humiliée et inférieure, elle sera prête à se rendre à l'ennemi. C'est le plan que les ennemis poursuivent et sur lequel ils travaillent.

Les jeunes talentueux d'aujourd'hui – les jeunes compétents et talentueux – ont lancé trois satellites dans l'espace, en une seule journée. Ce n'est pas une petite affaire. C'est une très grande réalisation. Les jeunes talentueux d'aujourd'hui ont ajouté 4 000 mégawatts à la capacité électrique du pays et renforcé le réseau national en l'espace de quelques mois. Les jeunes talentueux d'aujourd'hui, dans diverses sciences, dans un contexte de sanctions – y compris l'aérospatiale, la biotechnologie, la médecine, les nanotechnologies, la construction de missiles et les industries militaires – ont stupéfié le monde. Ce sont des atouts uniques. Ce sont des richesses que nous possédons et que nous devons connaître. J'ai peut-être mentionné ce qui suit une ou deux fois dans mes discours. Il y a plusieurs années, un scientifique spécialiste des missiles qui travaillait pour les sionistes, a lui-même déclaré que lorsqu'il a vu un missile iranien, diffusé à la télévision, il a enlevé son chapeau par respect pour la personne qui l'avait construit – par respect pour quelqu'un qui avait pu accomplir une si grande prouesse dans un contexte de sanctions. Dans l'industrie de la défense et dans les méthodes de traitement des maladies, de grandes réalisations sont accomplies aujourd'hui. L'ennemi dissimule ces questions et malheureusement, certains à l'intérieur du pays, les dissimulent également. Malheureusement, certains, dans le pays, cachent ces avancées et ces grandes réalisations, et n'informent pas le public à leur sujet. Des réalisations significatives sont accomplies dans tout le pays, et notre pays avance.

En plein milieu d’un conflit militaire contre la nation iranienne, pourquoi l'ennemi demande-t-il un cessez-le-feu et envoie un message disant qu'il ne veut pas nous combattre ? Bien sûr, l'ennemi malveillant est un menteur et nous ne lui faisons pas confiance. Pourquoi agit-il ainsi si ce n’est à cause de la puissance de la nation iranienne et des capacités des jeunes Iraniens. J'ai entendu des personnes qui ont lancé ces satellites dans l'espace, la semaine dernière. Ces jeunes qui ont lancé trois satellites dans l'espace, en une seule journée, et les ont mis avec succès en orbite, avaient un âge moyen de 26 ans, d’après ce qu’on m’a dit. De telles personnes sont des richesses inestimables. La richesse du capital humain n'est pas un petit atout. Mais cet Américain insensé (Donald Trump) se met à parler de la nation iranienne, en crachant un mélange de calomnies, de fausses promesses et de tromperie ! Heureusement, la nation iranienne a maintenant compris ce que sont vraiment les États-Unis. Il fut un temps où les gens ne le savaient pas. Mais aujourd'hui, les États-Unis n'ont aucun prestige dans le monde. Tout le monde sait ce qu'ils sont maintenant, et pas seulement l'Iran. Les gens connaissent l'ennemi et c'est extrêmement précieux.

Nous insistions autrefois, pour fournir des explications au peuple, mais durant la Guerre des 12 Jours, le peuple l'a vu par lui-même et en a été témoin directement. Même ceux qui affirmaient que la solution aux problèmes du pays résidait dans des négociations avec les États-Unis, ont vu ce qui s'est passé. Au beau milieu des négociations alors que le gouvernement iranien était engagé dans des pourparlers avec les États-Unis, le gouvernement américain s'occupait en coulisses, à préparer des plans de guerre. Le peuple est éveillé. Le peuple est conscient.

Par conséquent, il faut être vigilant face à la guerre d’influence. Il faut être vigilant face aux doutes que répand l'ennemi et aux rumeurs qu’il propage. L'argent dépensé – des milliards – sur certaines chaînes de télévision, stations de radio et médias, pour constamment répandre des mensonges et des faussetés sur l'Iran, n'est pas dépensé sans raison mais repose sur une logique très importante. Ils cherchent à affaiblir le pays de l'intérieur. Ils ont vu que dans la Guerre des 12 Jours, l'unité de la nation a accompli des miracles, alors ils veulent détruire cette unité. Le peuple iranien doit être vigilant. La question la plus importante est de prêter attention à l'hostilité de l'ennemi, à notre unité et à notre cohésion intérieure :

« Ils sont durs contre les mécréants et miséricordieux entre eux. » (Coran 48:29)

Maintenant, je voudrais dire quelques mots sur les rassemblements qui ont eu lieu la semaine dernière. Tout d'abord, les personnes qui travaillent dans le bazar et les commerçants sont parmi les personnes du pays, les plus loyales envers le système islamique et la Révolution islamique. Nous connaissons bien le Bazar. On ne peut pas combattre la République islamique et le système islamique au nom du Bazar et des milieux du Bazar. Oui, ces rassemblements concernaient principalement la communauté des commerçants et leurs revendications étaient valables. J'en ai entendu parler à la télévision et je l'ai vu dans les évaluations et dans la pratique. Quand un homme d'affaires regarde la situation monétaire du pays – la baisse de la valeur de la monnaie nationale, l'instabilité des taux de change et les fluctuations des devises étrangères qui font que l'environnement des affaires manque de stabilité, il se dit qu’il ne peut pas travailler (dans ces conditions) et il a raison. Les responsables du pays le reconnaissent et je sais que l'honorable Président et d'autres hauts responsables travaillent pour résoudre ce problème. C'est un problème et l'ennemi y a aussi une part. Permettez-moi d'ajouter ce qui suit. La hausse des taux de change - constamment en hausse et en baisse - la flambée excessive des devises et leur instabilité créent une incertitude chez les hommes d'affaires et n'est pas normale. Notre ennemi est derrière cela. Cela doit être stoppé, bien sûr. Le Président, les chefs des autres branches du gouvernement et d'autres responsables travaillent activement à résoudre ce problème grâce à diverses mesures.

Les protestations de la communauté des affaires concernaient cette question et leur plainte était valable. Mais ce qui est important, c'est qu'un groupe de personnes excitées et de mercenaires de l'ennemi, se tenait derrière les hommes d'affaires et scandait des slogans contre l'islam, l'Iran et la République islamique. C'est un point important. Protester est légitime, mais protester ne signifie pas commettre des émeutes. Nous parlons avec les protestataires. Les responsables doivent parler avec les protestataires. [Cependant,] il n'y a pas de dialogue possible avec un émeutier. Les émeutiers doivent être remis à leur place.

Il est totalement inacceptable qu'un groupe de personnes apparaisse sous divers prétextes, vienne dans l'intention de causer des destructions et de créer une insécurité dans le pays, derrière les gens pieux, honnêtes et révolutionnaires du bazar, pour exploiter leurs protestations et encourager des émeutes. Nous devons identifier les tactiques de l'ennemi. L'ennemi ne se repose jamais et exploite chaque opportunité qui se présente. Ils ont vu cela comme une opportunité et ont cherché à l'exploiter. Bien sûr, nos responsables travaillaient et étaient prêts, et ils continueront de l'être. Mais ce qui compte vraiment, c'est la nation dans son ensemble. Ce qui compte, ce sont les qualités qui ont fait de Soleimani ce qu'il était, les qualités de foi, de sincérité et d'action. Ce qui compte, c'est d’être conscient de la guerre d’influence de l'ennemi et de la propagation de fausses rumeurs. Ce sont ces choses qui comptent. Ce qui est important, c'est qu’on se tienne fermement contre l’ennemi et qu’on se défende lorsqu'on réalise qu’il essaie d'imposer quelque chose au pays, aux responsables, au gouvernement et à la nation, Nous ne céderons pas à l'ennemi. En nous appuyant sur Dieu Tout-Puissant, en Lui faisant confiance et avec la certitude du soutien du peuple, nous mettrons l'ennemi à genoux, In cha Allah et grâce à Dieu.

Nous prions pour que Dieu, Tout-Puissant, unisse nos chers martyrs à ceux qui Lui sont les plus proches, qu'Il protège notre jeunesse, qu'Il vous accorde Ses bénédictions à l'occasion de la naissance de l'Imam Ali (AS), et qu'Il accorde aux cœurs des familles des martyrs, la patience, la consolation et la paix.

Avec mes salutations et que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions vous accompagnent !