Le Guide suprême de la Révolution islamique a reçu en audience aujourd’hui, le 17 février, des milliers d’habitants de Tabriz et de la province d’Azerbaïdjan oriental. Lors de cette rencontre, tenue à la veille de l’anniversaire du soulèvement décisif du 18 février 1978 du peuple de Tabriz, il a qualifié les propos menaçants du président des États-Unis de révélateurs de leur désir de dominer la nation iranienne.
Soulignant que, malgré leurs menaces de guerre, les Américains savent qu’en raison de leurs problèmes politiques, économiques, ainsi que de leur réputation et crédibilité internationales, ils ne peuvent supporter les conséquences de telles paroles, il a ajouté : « ils savent quel avenir les attend s’ils commettent une erreur. »
L’Ayatollah Khamenei, faisant référence aux menaces répétées du président des États-Unis selon lesquelles il disposerait de l’armée la plus puissante du monde, a souligné : « même l’armée la plus puissante du monde peut parfois recevoir une gifle si forte qu’elle ne puisse plus se relever. »
Concernant une autre menace et action des Américains, à savoir l’envoi d’un navire de guerre vers l’Iran, le Guide suprême de la Révolution a déclaré : « un porte-avions est certes un engin dangereux, mais plus dangereux encore est l’arme capable de couler ce navire au fond de la mer. »
Faisant référence à l’aveu du président américain quant à l’incapacité des États-Unis à détruire la République islamique malgré les 47 années écoulées depuis la Révolution, l’Ayatollah Khamenei a souligné : « c’est un aveu qui en dit long. Bien sûr, moi aussi je lui dis que tu ne pourras non plus le faire, car la République islamique n’est pas un pouvoir séparé du peuple ; elle s’appuie sur une nation vivante, ferme et solide. »
Il a rappelé que les nombreux problèmes économiques, politiques et sociaux des États-Unis constituent des signes du déclin et de la disparition progressive de l’empire américain, et a déclaré : « le problème des États-Unis avec nous est qu’ils veulent dévorer l’Iran, mais la nation iranienne et la République islamique empêchent la réalisation de leur objectif. »
Son Eminence a également présenté le comportement illogique des Américains comme un autre signe du déclin de l’empire américain corrompu et oppresseur, affirmant que l’exemple de ce comportement illogique est leur ingérence dans les affaires iraniennes, notamment dans l’une de nos questions importantes, celle des armements.
Poursuivant son propos en évoquant une phrase historique de l’Imam Hussein (que la paix soit sur lui), selon laquelle « quelqu’un comme moi ne prête pas allégeance à quelqu’un comme Yazid », il a souligné : « la nation iranienne dit elle aussi qu’un peuple comme le nôtre, avec une telle culture, un tel passé et des enseignements aussi élevés, ne prêtera pas allégeance à des individus corrompus comme ceux qui gouvernent actuellement les États-Unis ».
Le Guide suprême de la Révolution a qualifié la révélation de corruptions étranges dans l’affaire de « l’île infâme » de révélatrice de la réalité de la civilisation et de la démocratie libérale occidentales, ajoutant : « nous avions tant entendu sur la corruption des dirigeants occidentaux, mais l’affaire de cette île dépasse à elle seule toutes les limites . Bien sûr, ce n’est qu’un exemple parmi l’abondance de leurs corruptions ; de même que cette affaire n’était pas apparente mais a été révélée, de nombreux autres cas existent qui seront révélés ultérieurement. »
Son Eminence a jugé nécessaire et obligatoire « la possession d’armements dissuasifs pour une nation», ajoutant : « tout pays dépourvu d’armements dissuasifs sera écrasé sous les pieds de ses ennemis ; pourtant les Américains, en s’ingérant dans la question des armements, disent que vous ne devez pas posséder tel type ou telle portée de missile. Or cette question concerne la nation iranienne et ne les regarde pas. »
Il a donné comme un autre exemple du comportement illogique des États-Unis leur ingérence dans le droit de l’Iran de disposer d’une industrie nucléaire pacifique pour la gestion du pays et pour des usages médicaux, agricoles et énergétiques, déclarant aux Américains : « cette question concerne la nation iranienne. En quoi cela vous regarde-t-il ? »
L’Ayatollah Khamenei a rappelé que le droit de posséder des installations nucléaires et d’enrichissement est également reconnu pour tous les pays dans les accords et règlements de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et que l’ingérence des Américains dans les droits nationaux témoigne de la pensée désordonnée de leurs responsables d’hier et d’aujourd’hui. »
Le Guide suprême de la Révolution a considéré comme un comportement illogique encore plus étrange la manière dont les Américains invitent à la négociation, soulignant : « ils disent venons négocier sur l’énergie nucléaire, mais le résultat de la négociation devrait être que vous n’ayez pas d’énergie nucléaire ! »
Il a insisté sur le fait que si une négociation devait avoir lieu, fixer son résultat à l’avance est une démarche erronée et stupide, ajoutant : « cet acte stupide est commis par le gouvernement, le président et certains sénateurs américains, sans qu’ils ne réalisent que cette voie met devant eux une impasse. »
Expliquant la nature des troubles du mois de janvier en Iran, l’Ayatollah Khamenei a ajouté : « les services de renseignement et d’espionnage américains et le régime sioniste, avec l’aide des services de renseignement de certains autres pays, ont depuis longtemps recruté des individus malveillants ou enclins à la malveillance, leur ont fourni à l’étranger formation, argent et armes, et les ont envoyés à l’intérieur du pays pour mener des sabotages et attaquer des centres militaires et gouvernementaux, afin d’entrer en action au moment opportun ; cette occasion s’est présentée à la mi-janvier. »
Il a rappelé que les éléments formés ont envoyé en première ligne des personnes inexpérimentées et naïves, puis sont eux-mêmes entrés en scène avec diverses armes et avec une politique de « mouvement violent et sans aucune considération », et, comme Daech, « ont incendié, tué et détruit » avec une violence étonnante.
L’Ayatollah Khamenei a déclaré que l’objectif principal de ces actions était d’ébranler les fondements du régime, ajoutant : « toutefois, les forces de l’ordre, le Bassidj, le Corps des Gardiens de la Révolution et un grand nombre de citoyens ont résisté face aux émeutiers, et le « coup d’État », malgré tous les préparatifs et les dépenses considérables, a manifestement échoué, et la nation a remporté la victoire. »
Concernant le sang versé lors des troubles, il a ajouté : « certains des meneurs de la sédition et du coup d’État ont péri et leur compte est avec Dieu ; mais nous considérons comme nos propres enfants les trois autres catégories de victimes et nous sommes en deuil pour eux. »
Le Guide suprême de la Révolution a qualifié la première catégorie de victimes — « les forces de l’ordre, le Bassidj, le Corps des Gardiens de la Révolution et les citoyens qui les accompagnaient » — de martyrs suprêmes de la sécurité, de la tranquillité et de la santé de la société et de la République Islamique, ajoutant : « la deuxième catégorie, composée des passants et des civils innocents, sont également des martyrs. La troisième catégorie regroupe les personnes trompées qui, par naïveté, ont suivi les fauteurs de troubles ».
Evoquant l’aveu des Américains quant à la création de Daech, Son Eminence a rappelé : « ce Daech-là a plus ou moins disparu, mais ceux-ci constituent un « nouveau Daech» ; à cet égard, tous les responsables et le peuple doivent rester vigilants. »
Enfin, il a qualifié les « marches impressionnantes des 12 janvier et 11 février» de « signes divins » et a souligné : « la chère nation qui a su ainsi triompher des malveillances et des complots de l’ennemi doit préserver ce succès manifeste accordé par Dieu, par la préparation, la vigilance et l’unité nationale ».